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Titre : Le baby-sitter 
Auteur :  Jean-Philippe Blondel
Date : 2010
Nombre de pages : 297 

  • L’intrigue : 

Alex, jeune étudiant, décide de faire du baby-sitting et de donner des cours d’anglais pour réussir à finir convenablement les fins de mois.

Étrangement, ce sont les baby-sittings qui rapportent le plus de succès. Il commence donc à entrer sans vraiment le vouloir dans l’intimité des familles chez qui ils gardent les enfants…et qui dit entrer dit aussi s’impliquer un peu…

  • Ce que j’en ai pensé : 

J’ai découvert cet auteur avec un de ses derniers livres « Et rester vivant », que j’ai découvert par hasard dans les rayonnages de la bibliothèque. J’en avais déjà entendu parler en bien sur le net, je l’avais donc lu et il m’avait beaucoup plu.

J’ai donc décidé de retenter l’expérience avec d’autres ouvrages de cet auteur là et pour le moment, je ne m’en repends pas.

C’est un roman triste, vraiment très triste. Il y a beau y avoir quelques touches d’espoir, de beaux moments, on sort de ce livre plutôt déprimée que pleine d’entrain.

C’est un défilé de couples mal assortis ou qui vont mal, de couples qui essayent de surnager et qui n’y arrivent pas,  de mère célibataires, seules, divorcées, d’enfants au regard déjà adultes, de manque d’argent et de temps et du regret, du regret de la vie d’avant, la vie de jeune, quand il n’y avait pas le travail, le conjoint, les enfants…quand on était heureux et insouciant en fin de compte.

Je lisais ce livre et j’avais l’impression que d’avoir la quarantaine, un travail et des enfants étaient plutôt incompatibles avec le fait d’être heureux.

[Attention, je dévoile des éléments de la suite]

Si on regarde tous les couples, il n’y en a pas un qui est heureux, mais vraiment heureux finalement…même Irina qui avait l’air d’être bien et amoureuse et tout, on voit à la fin que ce n’est pas ça du tout, qu’elle simule tout et qu’elle sait qu’elle passe à côté de sa vie.

Blondel nous décrit la vie, du côté le moins rose et beau, où il s’agit juste de continuer, de survivre et d’avancer, coûte que coûte (c’est comme ça en tout cas que j’ai compris le livre moi) . Peu de place, finalement, pour le bonheur, pour les familles heureuses et joyeuses.

Donc, vous l’aurez compris, le grand bémol de ce livre est qu’il manque quand même cruellement de  gaieté… Arrivée au milieu, je me suis arrêtée un petit moment, parce que cela devenait vraiment déprimant.

C’est une écriture simple, mais agréable et parfois même très belle, elle arrive à nous toucher, on se sent concerné, on peut s’identifier. (J’avais au moins cinq petits papiers dans le livre pour pouvoir retrouver facilement les passages qui m’ont plu et les recopier.)

J’ai surtout réussi à m’identifier à Alex à un certain passage qui m’a fait rire alors: « Ce qu’il faudrait maintenant c’est agir. Agir au milieu du bordel. Organiser. Et ranger sa chambre. C’est ça, ranger sa chambre. »

C’est exactement le genre de chose que je fais quand je me sens bouillonner de l’intérieur et que je veux agir, changer les choses et ma vie. Je commence d’abord par ranger ma chambre. Une fois que cela s’est fait, je peux me mettre au reste.

Et déjà, dans ce roman, il parle d’un personnage ayant perdu toute sa famille dans un accident alors qu’il avait environ 20 ans…comme je l’ai lu après, j’ai eu l’impression que  « Et rester vivant » se préparait en fait.

Cela ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture et d’avoir envie de découvrir d’autres livres de Jean-Philippe Blondel. Je sens qu’il va faire partie des auteurs dont je vais surveiller attentivement les sorties de livres.

  • Extrait : 
Alex a un frisson
Alex trouve que la vie parfois
Devant le miroir, le rasoir mécanique à la main, il ne trouve pas le mot.
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