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Titre : Contes à faire rougir les petits chaperons
Auteur :  Jean-Pierre Enard
Date : 1987
Nombre de pages : 187

  • L’intrigue :

Le narrateur, un jeune écrivain, est entrain de terminer sa dernière œuvre, une réécriture des contes pour enfants qui aura pour titre « Contes à faire rougir les petits chaperons ».

Pour cela, il s’inspire de sa compagne du moment, Carole, de la petite sœur de celle-ci, Alice (qui se trouve être L’Alice de Levis Carroll) et de leur domestique, Louise, une jeune femme qui n’a pas froid aux yeux.
C’est durant leurs ébats, qu’il trouve ces idées et qu’il leur interprète les contes de manière érotique.

  • Ce que j’en ai pensé :

J’aime beaucoup les ouvrages qui reprennent et adaptent les contes de mon enfance (d’ailleurs je recommande un manga Ludwig Révolution de Kaori Yuki  qui revisite des tas de contes (les connus et les moins connus) et qui est très bien!). Voir les différentes interprétations est quelque chose qui me plait beaucoup.

Là, je suis tombée sur de la littérature érotique. Tous les contes sont détournés de manière coquine et drôle. Le titre me plaisait beaucoup, je le trouvais bien trouvé, plutôt attirant.

Donc, le narrateur fait parti du monde d’Alice au Pays des Merveille (qui est le seul conte qui reste récurent). Mais Alice version moderne qui est maintenant une jeune adolescente, par contre, elle est toujours aussi curieuse (comme quoi, toute la leçon avec le Lapin Blanc n’est pas passé du tout…)

On revisite La mère Michel, les petites filles modèles de la comtesse de Ségur, Blanche Neige, Pinocchio, Cendrillon, le petit poucet, les trois petits cochons…toujours sous un point de vue érotique.

Pour vous donner quelques exemples concrets…
Blanche Neige doit « satisfaire » les sept nains en même temps, les trois petits cochons sont devenus les trois petites cochonnes, qui ont envie de voir le « grand méchant loup »…hélas le loup, lui, est homosexuel et aimerait bien conclure avec le mouton…

Au début c’est drôle, sympa, voir émoustillant…mais très vite, cela a commencé à m’agacer un peu…

D’abord le narrateur, seul avec trois femmes, uniquement pour lui…on voit bien le fantasme typiquement masculin.

De plus, les trois femmes sont, je trouve, trois stéréotypes : la femme classe et belle, la soubrette sans pudeur et la toute jeune fille (même si là j’ai vraiment du mal parce que 13 ans, cela s’appelle de la pédophilie quand même…)

Ensuite, c’est devenu un peu lassant à la fin…disons cela devenait trop cru et un peu répétitif, comme si le but était vraiment d’écrire de la pornographie.
Dommage, parce que l’idée de base me plaisait bien.

Après je sais bien que ce livre est là pour amuser, mais ces détails là m’ont gâché la lecture.

Un point positif – qui n’a rien à voir avec le contenu du livre –  est qu’il a la même odeur que les Harry Potter tomes 1 à 3 en poche que j’avais petite…
Je ne vous dit pas le retour en arrière de quelques années que j’ai eu, quand j’ai respiré le livre (oui, je respire les livres, je n’ai pas honte de le dire^^).

  • Extrait :

Alice a changé depuis toutes ces histoires au pays des Merveilles. Elle s’enferme dans la salle de bain. Elle se met nue et s’observe dans la glace. Elle voudrait bien voyager encore de l’autre côté du miroir. 
Passé douze ans, on ne sait plus comment faire. 

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