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Titre : Weird things customers say in bookshops
Auteur : Jen Campbell
Date : 2012
Nombre de pages :  119

  • L’intrigue

« Costumer : I tell you something, you must get some odd requests, working here. »
Cette phrase résume toute l’intrigue…ce petit livre est fait d’anecdotes, de réactions, de situations auxquels les libraires ont été confrontés au fils des années dans leurs librairies. C’est parfois très drôle. C’est parfois assez triste. C’est souvent hélas, révoltant.

  • Ce que j’en ai pensé

Le livre est très agréable à manier et regarder…je trouve que du côté anglo-saxon, il y a un vrai effort sur les couvertures des livres…J’aime bien quand il y a une couverture en papier épais et qu’en dessous il y a un livre tout sobre en noir par exemple, comme celui-là.

Dans tous les métiers ayant un contact avec un public, il est possible de faire un tel livre. On rencontre tous à un moment le même genre de clients…

Il est difficile de ne pas citer le livre en entier! J’aimerais parler de tout…j’ai fait donc une sélection des anecdotes qui m’ont marqués :

– Il y a les clients mal élevés qui se croient au-dessus des autres, parce qu’ils pensent mieux savoir, ou parce qu’ils ont des livres à vendre et qui veulent parler aux « managers » ou mieux, menacent le libraire de partir, s’il ne s’occupe pas tout de suite d’eux…

– Il y a les clients avec des questions un peu étranges :
« Costumer: Are all your books for sale or just some of them? »

– Et dautres très étranges qui refusent de payer des livres si cela coûte 13£, ou encore mieux cette remarque :
« Costumer: Doesn’t it bother you, being surrounded by books all day? I think I’d paranoid they were all going to jump off the shelves and kill me. »

– Il y a les personnes qui entrent, qui posent beaucoup de questions, qui utilisent bien les compétences du libraire et qui tranquillement déclare qu’ils vont aller acheter le livre sur Amazon…parce que la seule chose qui manque finalement à Amazon c’est le contact humain et qu’heureusement qu’il y a encore les libraires pour ça…

Et là une petite pause : Est-ce que ces gens ne se rendent pas compte que si cela continue, il y aura de moins en moins de ce contact humain ? Comment peuvent-ils si simplement demander de tels conseils et annoncer sans état d’âme qu’ils vont aller acheter le livre sur Amazon ? Je ne comprends pas, je n’oserais jamais…ils n’ont donc aucune pudeur, aucune éducation ?

-Il y a  d’ailleurs les clients sans gêne et éducation…comme une mère qui laisse son enfant déchirer des pages de livre et qui ne voit pas pourquoi est-ce qu’elle devrait acheter le livre…avec une belle phrase du genre « oui…il a déchiré le livre…ah les enfants c’est quelque chose hein ? »

– Il y a ceux, qui ne se rendent pas compte du travail que cela représente…
On a le très célèbre « quelle chance de travailler ici! Vous avez tout le temps pour lire! », le « Comment ? Vous n’avez pas lu tous les livres de votre librairie ? Vous ne faites pas très bien votre travail, vous ne pensez pas ? ». 

– Il y a le client qui cherche un livre avec une couverture verte qu’il a lu il y a longtemps, qu’il a beaucoup aimé, mais il ne se souvient  ni du titre, ni de l’auteur ni vraiment de quoi ça parle…ou celui qui cherche un livre qui parle de contes de fée et qui propose de mettre « conte de fée » dans la base de données pour voir ce qui sort…

C’est étrange, je me relis et je me rends compte que je n’ai retenu pour le moment que des témoignages, où les clients sont désagréables, mal élevés…
Bien entendu ce sont ce genre de réactions qui sont les plus marquantes et que donc les libraires retiennent mieux. Mais tout de même, c’est un peu triste, quand on sait qu’être libraire, c’est un beau métier, où on peut vivre sa passion des livres complètement et où on est capable de faire découvrir des livres, des auteurs aux autres.

Donc voici une anecdote un peu plus poétique : Un client a inventé un titre de livre qu’il aurait envie de lire…et qui est venu voir si par hasard il n’existait pas.

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Ce livre était un petit bijou à lire, qui a éclairé quelques trajets en métros, qui m’a fait rire, m’a parfois révoltée et qui m’a donné envie d’en avoir une à moi de librairie, ne serait-ce que pour pouvoir répondre à certains de ces clients…

  • Extrait

J’ai été incapable de ne choisir qu’un seul extrait à faire lire…donc pour une fois, j’ai fait un top trois de mes extraits préférés!

III.
Costumer : I’m always on night shift at work
Bookseller (jokingly) : Is that why you’re buying so many vampire novels?
Costumer (seriously) : You can never be too prepared.

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II.
Costumer : How much is this book?
Bookseller : $6
Costumer : I don’t want to pay that much. Will you take $2?
Bookseller:No, the price est not negociable.
Costumer : I’ve got some cabbage in the truck, would you take some of that instead?
Bookseller : …No.
Costumer : How about some potatoes?
Bookseller : No…what?…How is that different?

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I.
Costumer : (upon entering) : So. What does this shop do?
Bookseller : We’re a bookshop. We sell books.
Costumer : Oh. How does that work?
Bookseller : Err…

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