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Titre : La mort des neiges 
Auteur : Brigitte Aubert
Date : 2000
Nombre de pages : 290

  • L’intrigue

Elise Andrioli est une jeune femme qui, à la suite d’un attentat est devenue paraplégique, aveugle et muette. Récemment, elle a résolu une enquête de meurtres, alors qu’elle était clouée dans son fauteuil, sans possibilité de voir ni de parler. Elle a depuis une certaine notoriété en tant que détective.

Elle part se reposer dans les Alpes, chez son oncle, près d’une station de ski. Dès le premier soir, elle apprend qu’une jeune femme a été crucifiée dans les environs. Et un homme semble la suivre…

  • Ce que j’en ai pensé

Je n’aime pas vraiment les policiers…il faut qu’ils soient vraiment exceptionnels pour me plaire et m’enthousiasmer (comme les Millénium (ceci est un message pour une amie-qui-se-reconnaitra afin de l’inciter à les lire!)).

J’ai passé un moment agréable avec ce roman, mais il ne va pas me laisser un souvenir impérissable…et j’ai été un peu déçue par la fin après réflexions.

L’intérêt de ce roman, c’est l’héroïne. Elle n’est vraiment pas banale, la détective en herbe de ce livre : Une jeune femme, qui est paralysée, aveugle et muette (elle cumule là). Elle n’a que son bras gauche qui fonctionne. Même si elle peut se nourrir elle-même et qu’elle n’a pas de souci pour respirer et avaler, elle est devenue une assistée. Difficile à vivre quand on a vécu normalement jusqu’à là!

Au moment du roman, cela fait déjà plusieurs mois qu’elle est handicapée, elle n’en est plus à l’étape du rejet total, elle a accepté sa condition et c’est avec beaucoup d’humour et de lucidité qu’elle juge sa situation. Elle a des commentaires plutôt ironiques et mordants qui rendent la lecture agréable !

Je n’ose même pas m’imaginer la situation qu’elle doit vivre tous les jours.
Elle ne peut pas se déplacer, elle ne peut pas voir, elle ne peut pas parler. Elle est obligée d’assister impuissante aux évènements, elle peut à peine prévenir les gens de ce qui se passe, elle ne peut que communiquer avec peine et lentement : Impossible de s’écrier « Attention ! » à une personne pour la prévenir d’un danger éminent.

Je suis impressionnée de sa manière de tenir face à l’adversité. Je ne sais pas si j’aurais cette force de caractère.

[Attention, je dévoile la suite]

Un point positif et plutôt drôle est quand elle est obligée d’aller vivre pendant quelques jours dans le Centre pour handicapé. Plutôt difficile de communiquer avec des aveugles, des paralysés, ou des personnes simples d’esprit alors qu’elle possède plusieurs handicaps !

Un grand bémol de ce thriller, c’est le nombre absolument effroyable de morts et de mise en scène un peu glauque…entre le steak de viandes qu’Elise mange sans savoir que c’est de la chair humaine, les yeux d’une morte qu’elle reçoit pas la poste, les pendus, quand on s’amuse à jouer aux fléchettes avec elle et à la blesser…je n’en pouvais plus!
Si le but de l’auteur est de choquer et de donner la nausée, c’est réussi !

Et puis le dénouement…je ne m’y attendais absolument pas…
Je dois être trop cynique, mais je trouve que le dénouement est tout de même un peu tiré par les cheveux…disons que cela va un peu loin quand même et que j’aurais préféré quelque chose de plus réaliste.

J’ai eu l’impression que les dernières 30 pages s’enchaînaient à une vitesse incroyable avec un nombre de morts hallucinant (c’est un vrai massacre quand même!) et que l’auteur ne savait plus comment justifier tous ces crimes. C’est dommage.

Je suis peut-être trop naïve, mais je ne pense pas que l’explication soit plausible.

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C’était donc un policier sympathique, avec un personnage tellement charismatique qu’on passe outre les faiblesses de l’intrigue. Mais cela me conforte dans mon opinion: je ne suis pas faite pour ce genre et je suis donc plus sévère dans mon avis.

  • Extrait

Le démon de la jalousie a les griffes les mieux aiguisées et les crocs les plus pointus.

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