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Maintenant que les examens sont terminés et que je dispose à nouveau de temps pour moi, je vais pouvoir rattraper mon retard de critique sur le blog!

Titre : Dieu est une femme
Auteur : Ariane Fornia
Date : 2004
Nombre de pages : 210

  • L’intrigue

Ariane Fornia nous parle de son quotidien de jeune fille de 14 ans. Avec beaucoup d’humour noir et grinçant, elle décortique tous les grands évènements de sa vie : son entrée au lycée, les cours, la carrière de son père député, sa vision du monde et de la société…

  • Ce que j’en ai pensé

On va dire que ce livre est sympathique. Mais je ne fais plus partie du public ciblé : il est parfait pour les adolescents qui la comprendront et qui se retrouveront dans ses propos. C’est un peu trop tard pour moi.

J’avais lu son deuxième livre « Dernière morsure », alors que j’avais 18 ans et je l’avais beaucoup aimé. Maintenant, avec quelques années de plus, je trouve son premier livre amusant…mais bon.

Il faut d’abord dire que la différence entre ces deux romans est flagrante : Son deuxième ouvrage est bien plus structuré, plus clair avec un plan détaillé, alors que ce premier livre part dans tous les sens…
On dirait plus un journal intime (elle parle de ce qui se passe dans sa vie au jour le jour) qu’autre chose (même si elle ne le considère pas comme un journal intime.).

Mais il ne faut pas oublier qu’au moment de son premier livre, elle a 13, presque 14 ans. Elle est particulièrement réaliste et intelligente pour son âge.  C’est amusant de lire ses petites critiques de la société, ces quatre vérités sur le monde…mais je le fais d’un air indulgent…parce que de toute façon, elle a 13 ans, et que malgré toute son intelligence et sa maturité, c’est tout de même l’âge bête, où on pense être la seule personne qui comprend la situation.

Par exemple, quand elle nous explique en plusieurs paragraphes que l’amour c’est niais, c’est rose et nul et que le sentiment de « haine » est bien mieux…oui bon…Moi j’ai l’impression de me revoir à son âge, quand je crachais mon venin d’ado et que cela me soulageait incroyablement, que je me croyais très intelligente et que je ne me rendais absolument pas compte que je jouais dans la cour des petits !

Mais elle assume cette position. Elle sait qu’elle n’est qu’une gamine qui critique le monde et se plaint de beaucoup de choses, alors qu’elle-même n’a rien fait dans sa vie. Elle a le mérite d’être honnête et réaliste sur sa situation, c’est bien.

Il y a plusieurs passages très intéressants, où elle décortique les adolescents, sa vision du purgatoire (un aéroport selon elle), du physique des stars et de ses camarades, ou bien quand  elle explique la haine qu’on ressent quand on n’arrive pas à coucher sur le papier une création qui semblait parfaite dans l’esprit.

Et j’ai été aussi déçue qu’elle, à la fin de ma lecture des « Liaisons dangereuses » de  Pierre Choderlos de Laclos,  fin que la morale de l’époque rendait obligatoire ! Ce passage où elle fulmine contre la morale et la censure était très drôle !

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C’était une lecture sympathique, très rapide. J’ai nettement préféré le deuxième livre (à mettre entre les mains des adolescents, ils vont adorer !), mais je suis curieuse de voir comment est-ce qu’elle va évoluer et je vais essayer de suivre de près ses publications.

  • Extrait

L’impossibilité de création est une offense suprême à notre amour-propre.

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