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Titre : Le labyrinthe du temps 
Auteur : Maxence Fermine
Date : 2006
Nombre de pages : 248

  • L’intrigue

Alors qu’il se rendait en Arabie Saoudite pour convertir la population au christianisme, l’archimandrite Vassili Evangelisto se retrouve sur une île étrange nommée « Labyrinthe » , où tous les habitants semblent endormis.
Il rompt le charme et devient gouverneur de l’île, tout en essayant de résoudre le mystère du coffret de Tahar le Sage (qu’il a acheté peu de temps auparavant). Car résoudre ce mystère le rapprocherait du trésor de la vérité…

 

  • Ce que j’en ai pensé

Ce roman était la lecture du mois de septembre du Club des Lectrices.

Tout d’abord, autant le savoir, ce livre n’est pas facile à trouver en bibliothèque ! Il n’est dans aucune des BM parisiennes, il faut sortir de la capitale pour trouver une bibliothèque possédant ce livre !

J’aime bien les romans de Fermine…On a l’impression de lire des contes, des légendes, c’est dans un style très agréable, fluide et parfois poétique. Je sais ce que je vais y trouver et c’est avec plaisir que je m’y plonge (celui-ci n’est pas mon préféré… »Neige » reste mon numéro 1).

Et dans celui-là, cela ne rate pas, on a tout pour faire un conte :  il y a des coffrets en bois contenant des clefs mystérieuses,  un village plongé dans un sommeil comme par magie, une bibliothèque qui contient tous les ouvrages du monde, beaucoup de naufrages, des maladies mystérieuses, des papillons bleus qui «tombent du ciel »  pour annoncer un changement important (j’aime beaucoup cette image là !)….

Sur cette île, le temps s’écoule de façon étrange, ou bien très lentement et les heures ressemblent à des mois, ou bien très très vite et les années ressemblent à des minutes.
C’est un univers magique, où le temps ne veut finalement pas dire grand chose.

Autre fait intéressant, on ne sait pas où se trouve cette île dans le monde.
Et une fois qu’on y est arrivé -comme poussé par le destin-  il est impossible d’en ressortir, comme dans un labyrinthe
(Et cela m’a beaucoup fait rire à la fin, quand on dit à l’aviateur qui vient d’atterrir  qu’on ne peut pas repartir de l’île,  et qu’il répond que lui pourtant va le faire et qu’il le fait comme ça…tout le monde s’attend à une catastrophe et pas du tout, il y arrive…comme si cela n’était une question de volonté ?

Pourtant Vassilli essaye lui aussi de toutes ses forces de quitter l’île. Peut-être que l’aviateur y arrive parce qu’il éprouve un désintérêt total pour l’île, contrairement aux autres ? D’ailleurs, l’immense marin (dont j’ai oublié le nom)  arrive à partir aussi à la fin, quand plus rien ne le rattache vraiment à l’île)

Le rythme du livre est lent, parfois très lent. Cela m’a un peu fait penser à « Cent ans de solitude »  de Marquez qui a un peu le même rythme (un roman incroyablement formidable celui-là, je le conseille vivement!), surtout toute la partie où Vassili dort et que la vie au village tourne au ralenti.

Le bémol de ma lecture est la fin.
Je suis toujours aussi étonnée de la façon dont Maxence Fermine gère les péripéties et les problèmes qui sont résolus en (pardonnez moi l’expression) deux coups de cuiller à pot…

Une tendance que j’avais déjà remarqué dans « Neige » et « Amazone » : c’est un peu facile et dommage quand même…j’aurais voulu un trésor un peu plus creusé, une fin un peu plus profonde…parce que la morale du temps qui passe et du fait qu’on doit vivre dans le présent est peut-être un peu simpliste à mon goût (elle était en tout cas évidente dès le début).

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Pour conclure, ce fut une lecture agréable, avec un style toujours aussi léger et entraînant, des histoires toujours aussi belles et poétiques…mais une fin toujours aussi décevante.

J’ai tout de même envie de continuer à découvrir ses livres, néanmoins, je crois que je vais arrêter d’espérer une conclusion un peu plus complexe et à la hauteur du reste du roman pour cet auteur (et peut-être qu’un jour il arrivera à me surprendre).

 

  • Extrait

-Pourquoi la vie est elle si absurde que même la mort n’apparaît pas comme une délivrance?

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