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Titre : Mémoires de porc-épic
Auteur : Alain Mabanckou
Date : 2006
Nombre de pages : 228

  • L’intrigue

Un porc-épic se trouve être désigné par la nature à devenir le double animal d’un petit garçon nommé Kibandi. Au début du récit, bien des années plus tard, alors que son maître est mort, le porc-épic raconte sa vie à un Baobab et explique comment il devait tuer sur ordre, avec ses piquants, les ennemis de celui-ci.

  • Ce que j’en ai pensé

J’ai vu ce livre à la bibliothèque par hasard et je me suis souvenue de la critique plutôt positive de certains blogs. J’ai alors sauté sur l’occasion : je l’ai emprunté et emporté dans ma valise pour les vacances.

C’est étrange…j’étais plutôt enthousiaste à la fin de ma lecture, mais après réflexions,  j’en suis arrivée à la conclusion que ce roman était sympathique, plaisant à lire, mais c’est tout. Comme quoi, il est parfois intéressant d’attendre un peu avant de faire les articles….on change parfois un peu d’avis. Notre critique est plus mesurée, je trouve.
Disons que juste après l’avoir terminée, j’étais plus positive (peut-être parce qu’il passait juste après un livre que je n’ai pas trop aimé).

Ce roman est le second volume d’une trilogie, mais apparemment, on peut les lire séparément sans le moindre souci. Le récit est plutôt drôle et se lit très vite (mais le manque de ponctuation était parfois un peu fatiguant).

Tout d’abord, ce que j’ai beaucoup aimé dans ce livre, c’est le fait que le porc-épic se confie à un baobab. Je l’ai trouvé très drôle et attendrissant ce petit animal, qui meurt de peur et qui raconte sa vie (Qu’est ce qu’il est bavard!) à un arbre géant.

On dirait une sorte de conte, ou de fable qu’on raconte à voix haute autour du feu. L’auteur reprend une légende populaire qui dit qu’on possède un double animal et l’exploite en renouvelant les formes traditionnelles du conte africain.

[ Attention, je dévoile des éléments de la suite]

Il faut donc se laisser aller, ne pas essayer de rationaliser et de tout expliquer et de prendre pour argent comptant les superstitions, la magie, les sages, les doubles, les cadavres qui désignent leurs assassins (j’ai trouvé ça génial aussi!).

Il est intéressant de voir comment Kibandi tombe peu à peu dans l’excès. Au début, il y avait des raisons à sa haine envers ses futures victimes (non pas que cela l’excuse, mais au moins il ne tuait pas à n’importe quel prétexte) mais plus le temps passait, plus son double nuisible avait faim et plus il demandait au porc-épic de commettre des meurtres pour des broutilles…

Une autre chose était marquante : c’était les réflexions que le porc-épic se faisait à propos du genre humain, sur notre cruauté, notre stupidité, notre envie de toujours  avoir plus…la seule fois où il reconnaissait les humains supérieurs aux animaux fut quand il découvrit l’écriture et les livres.

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Ce fut donc une lecture plaisante, très sympathique, parfaite pour les vacances. Mais c’est loin d’être un coup de cœur et pour le moment, je n’ai pas envie de lire les autres tomes de la trilogie.

  • Extrait

la parole, me semble t-il, délivre de la peur de la mort, et si elle pouvait m’aider à la repousser, à lui échapper, je serais alors le porc-épic le plus heureux du monde