Mots-clefs

, , , , , , , , ,

Titre : La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arrive le mardi…
(vo: The unlikely pilgrimage of Harol Fry)
Auteur : Rachel Joyce
Date : 2012
Nombre de pages :363

175

  • L’intrigue

Harold Fry est un vieil homme à la retraite avec de grands problèmes de couple. Il se contente depuis plusieurs mois de vivoter dans son fauteuil. C’est alors qu’il reçoit une lettre d’une ancienne collègue et amie, qui lui annonce qu’elle est entrain de mourir d’un cancer et qui lui fait ses adieux.

Bouleversé, alors qu’il se dirige vers la poste pour envoyer une réponse banale et maladroite, il dépasse la boite aux lettres, sort de la ville et commence à se diriger vers  la frontière écossaise. Il va aller voir son amie à pied et essayer de faire plus de 800 kilomètres, sans vraiment savoir pourquoi. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il doit continuer de marcher, coûte que coûte pour essayer de sauver son amie.

  • Ce que j’en ai pensé

Comme j’ai commencé à entendre parler un peu partout de ce livre, j’ai eu envie de me lire et profitant qu’une amie venait de le finir, je lui ai emprunté le roman.

Et mon avis est assez mitigé.

Tout d’abord le titre…je ne le trouve pas très beau, ni très gracieux en français…alors que le titre en anglais est bien plus attirant et prometteur « The unlikely pilgrimage of Harold Fry », ce titre français à rallonge est un peu plat… (Enfin, c’est mon opinion bien évidemment !)

J’ai lu ce roman très vite et je pense que je ne vais pas en garder grand-chose…Je l’ai dit, mon avis est mitigé, je ne sais pas si j’ai vraiment aimé cette lecture. Je ne le pense pas, mais je n’ai pas détesté non plus : j’y étais plutôt indifférente…et comme cela se lisait vite, j’ai voulu le finir.

Le début était pourtant entraînant : j’ai bien aimé l’idée de partir, sur un coup de tête, pour une telle aventure, une telle marche, et de penser que de marcher (en fait de penser à une personne, qu’elle sache qu’elle compte pour d’autres êtres humains qui entreprennent quelque chose pour elle) puisse faire la différence…c’est une très belle façon de penser; pleine d’espoir.

De voir aussi les difficultés qu’Harold rencontre (comme il le dit, lui qui pensait que marcher, c’était tout de même assez simple, mais cela devient drôlement difficile quand on souffre, quand on a des ampoules, mal aux chevilles!), les gens à qui il confie son histoire…

Et puis, on le sait, marcher, cela permet de réfléchir, d’observer et de faire le point. Comme notre corps est occupé, l’esprit vagabonde bien plus facilement et librement.

Mais plusieurs choses m’ont agacé… Tout d’abord le style…que j’ai trouvé un peu plat, ensuite les clichés et tous ses bons sentiments. C’était un peu lassant à la fin…De même que les pensées et les regrets et les souvenirs d’Harold…Cela a fini par m’ennuyer.

De plus, j’ai très rapidement deviné quel était le grand secret à propos de leur vie de couple et de leur fils David. Donc le suspense a été un peu gâché pour moi.

[Attention, je dévoile la fin !]

A vrai dire, le seul passage qui a réussi à me toucher, c’est le minuscule chapitre de la mort de Queenie…J’ai beaucoup aimé la phrase, « A une époque, elle était une femme nommée Queenie Hennessy », qui résume – je trouve – très bien à quel point les maladies incurables sur la fin détruisent les êtres humains et que finalement, ils n’ont plus peur de la mort…ils sont juste très fatigués.

J’ai beaucoup aimé aussi la façon dont sa mort est décrite, avec cet homme (qui est son père ? Ou son ami ? Elle ne sait pas trop) qui la cherche, lui demande si elle est prête. Et elle qui répond que oui.

Franchement, c’est surtout pour ce chapitre là que ce livre n’est pas une déception.

———————————–

Bref une lecture sans plus, j’ai même eu hâte de la finir pour passer à autre chose. Ce roman n’a pas réussi à me toucher, pourtant il y avait des critiques plutôt très positives, j’ai donc un peu l’impression de passer à côté de quelque chose.
C’est dommage, je ne devais pas être dans une bonne période pour ce genre de livre.

  • Extrait

Il savait qu’il n’avait rien à craindre pour ses confidences. Cela avait été pareil avec Queenie. Il était sûr que s’il lui disait des choses dans la voiture, elle les garderait au chaud parmi ses pensées, sans porter de jugement ni s’en servir contre lui à l’avenir. Il supposait que c’était ça, l’amitié, et il regrettait de s’en être passé pendant tant d’années.

Publicités