Étiquettes

, , , , , ,

Titre : Histoire couleur terre
Auteur : Kim Dong-Hwa
Date : 2006-2007
Nombre de planches : 934 

https://i1.wp.com/www.manga-news.com/public/images/series/histoire_couleur_terre_01.jpghttps://i0.wp.com/www.bdparadisio.com/images/8517.jpghttps://i2.wp.com/www.bedetheque.com/Couvertures/HistoireCouleurTerre03.jpg

  • L’intrigue

Namwon, une jeune femme coréenne tient un petit restaurant dans un village à la campagne. Affrontant les ragots de la bienséance, elle élève seule sa fille Iwha, âgée de 7 ans, en lui apprenant à se comporter comme une femme libre.

  • Ce que j’en ai pensé

J’ai trouvé cette trilogie à la bibliothèque. Je trouvais les couvertures (en particulier la première et la dernière très attirantes).
Et j’ai bien fait ! J’ai beaucoup aimé ce manga, je l’ai trouvé très beau et doux. Reposant en fait. Je pense que c’est un manga pour les filles surtout.

Durant cette trilogie, on suit donc la puberté d’une petite fille : On commence alors qu’elle doit avoir 7/8 ans et on termine quand qu’elle est devenue une jeune femme, prête à commencer une nouvelle vie en tant qu’épouse.

Elle grandit donc et apprend à vivre dans sa société avec l’aide de ses amies et de sa mère qui l’élève seule.

J’ai beaucoup aimé lire les scènes de la vie quotidienne de ce petit village. La mère et la fille ont une belle complicité, elles forment une petite famille unie.

Même si l’héroïne de ce manga est Iwha, on suit aussi l’histoire de Namwon, sa mère, une jeune veuve, qui attend le retour de l’amour. Amour qui viendra sous la forme d’un vagabond écrivain, qui s’arrête de temps en temps dans le village.

Ce qui était très agréable dans ce manga, c’est qu’il était toujours question de fleurs. Chacune de ses fleurs étaient une personnification des femmes avec des caractères bien spécifiques (exemple, les fleurs qui s’épanouissaient la nuit attendaient le retour de l’être aimé…) Il était aussi souvent question de présages, de pluie et de lune dans cette trilogie. C’était vraiment très doux et poétique (et j’ai été impressionnée de voir que l’auteur était un homme).

J’ai aussi beaucoup aimé en apprendre davantage sur les coutumes villageoises de la Corée, sur les légendes, la façon de s’habiller, de manger, de se coiffer, les secrets de beauté (les crèmes et les bains afin d’avoir une peau douce…). C’était agréable de regarder les planches et cela donnait envie de se chouchouter soi-même !

[Attention, je dévoile des éléments de la suite]

La petite Iwha grandit donc tranquillement auprès de sa mère, découvrant les mystères de la vie et de l’amour.
Comme toutes les filles, elle tombe amoureuse, s’invente des histoires en couleur et attend l’homme parfait. Elle aura un petit flirt innocent tout d’abord avec un petit moine, puis adolescente aimera en secret un jeune étudiant qui saura à peine qu’elle existe…Alors qu’elle devient peu à peu adulte, elle rencontrera celui qui deviendra son mari.

J’ai apprécié les dessins, assez différents des mangas qu’on connaît. Ici, les traits sont moins précis, mais toujours aussi agréables.

On passe vraiment par toutes les phases de la puberté : de la petite fille qui joue encore et qui refuse d’entendre parler des garçons à la jeune fille en fleur qui souhaite plaire et enfin à la jeune femme adulte qui attend le retour de l’homme qu’elle aime.

J’ai aussi été un peu étonnée (et soulagée) du manque de réactions des villageois face à la veuve. Alors qu’ils se moquent et persiflaient régulièrement dans son dos sur son statut de femme veuve tenant un commerce, quand elle commence sa liaison avec l’écrivain, personne ne dit rien de bien grave et méchant.
Je m’attendais à bien pire.

 ——————————–

Ce fut une belle découverte, une belle histoire…je vais essayer d’en trouver d’autres de ce genre-là. Je le conseille, laissez-vous porter par cette belle histoire aux beaux dessins avec une belle morale. Un vrai plaisir.

  • Extrait :

Publicités