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Titre : La guerre des saints (vo : L’incontro)
Auteur : Michela Murgia
Date : 2012
Nombre de pages : 115

  • L’intrigue

Maurizio, un enfant qui passe ses vacances d’été en Sardaigne chez ses grands-parents est témoin d’une bataille qui fait rage dans le village : L’annonce d’une nouvelle paroisse. Le calme des habitants est gravement compromis alors qu’ils se retrouvent divisés en deux paroisses.

  • Ce que j’en ai pensé

Le titre original est L’incontro, autrement dit La réunion (merci Google traduction!).

Je l’ai moins apprécié que son dernier, qui a été une véritable découverte pour moi et ce pour plusieurs raisons :

il est trop court ce roman, beaucoup trop court…j’aurais voulu en savoir tellement plus…j’ai l’impression qu’elle nous laisse voir juste une toute petite partie de cet univers, un minuscule aperçu et c’est tout. Je veux plus! C’est affreux de rester sur sa faim ainsi!
J’ai été assez choquée par un passage…quand les parents laissent leur enfant chez ses grands-parents et partent. Que ce soit d’ailleurs les grands-parents qui prennent cette décision, sans réellement laisser la parole aux parents. Et les parents qui se soumettent. Je pense sincèrement que je serais incapable de laisser mon enfant chez mes parents sous prétexte que je déménage loin et qu’il n’aura plus de repères dans la nouvelle ville au début. Cela me fait un peu penser à Accabadora, avec les mères qui vendent leurs enfants à des femmes qui n’en ont pas. Mais j’ai trouvé cela plus violent ici (peut-être parce que la mère dans Accabadora n’aimait pas sa fille)

Une fois ces petites récriminations faites, ce fût encore une fois un plaisir de lire cette auteure.

Si j’ai moins aimé l’histoire (l’amitié et les jeux des enfants sont sympathiques, mais pas longtemps), j’aime toujours autant le style…c’est agréable, cela se lit tout seul, j’ai l’impression d’être au soleil, bien au chaud et au cœur même de ce petit village. Et puis l’histoire des deux paroisses est excellente. Je l’ai trouvé très drôle, la formation de ses deux camps, des petites mesquineries, les petits malheurs avec comme apothéose les deux processions qui finissent par se rencontrer sur la place de la mairie ou ils se battent à coups de prières. C’est tout de même très drôle.

J’ai beaucoup aimé la fin. Le fait que cela soit les enfants qui font finalement le premier pas les uns vers les autres pour réconcilier le village. C’est un beau petit roman d’apprentissage, avec une belle leçon sur l’amitié des enfants.

Je trouve que l’auteure a tout à fait raison : On se souvient toujours de nos meilleurs amis d’enfance. C’est une amitié sincère naïve et vive. Elle ne dure pas toujours et bien souvent, on prend des chemins différents, mais elle reste tout de même importante.

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Un joli petit roman à lire, qui fait plaisir, moins agréable je trouve qu’Accabadora, mais toujours aussi sympathique! Je le conseille!

  • Extrait

Quand le soleil se couchait, les vieillards sortaient de chez eux tels des escargots après la pluie, traînant des chaises basses à assise de paille. Ce peuple du soir paraissait suivre des sillages invisibles aux enfants de la rue. « Allons prendre le frais », disaient-ils comme si le frais était un poisson à pêcher à mains nues, le long de la rivière terrassée que constituait la chaussée.

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