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Titre : la lettre écarlate (vo: The Scarlet Letter)
Auteur : Nathaniel Hawthorne
Date : 1850
Nombre de pages : 368

  • L’intrigue

Dans les années 1642 et 1649, Hester Prynne est accusée d’adultère et d’avoir mis au monde un enfant dont personne ne connaît le père. En effet, elle refuse de dévoiler le nom de l’homme avec qui elle a péché. Elle est condamnée à porter la lettre A sur sa poitrine, afin que tous soient prévenus de sa nature en la voyant.

Au même moment, son mari revient après de longues années d’absences. Refusant de divulguer son identité, il jure de retrouver le coupable de la déchéance de sa femme, afin qu’elle ne soit pas la seule à être punie.

  • Ce que j’en ai pensé

Quel roman!

Je l’ai commencé il y a plusieurs mois en anglais, mais c’était voir trop haut. Je n’arrivais pas à avancer dans cette langue, cela allait trop lentement et j’avais vraiment du mal à comprendre toutes les subtilités du texte. Je l’ai donc mis de côté.
Il y a quelques semaines, je l’ai emprunté à la bibliothèque en français cette fois-ci et j’ai enfin réussi à le finir.

Et quand je vois les phrases en français, je comprends tout à fait avoir eu du mal en anglais. C’est très beau, très soutenu, mais parfois assez dense et difficile à lire.

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Hester. Je l’ai trouvé très noble, très courageuse. C’est une femme incroyable, qui est vraiment née à la mauvaise époque et je pense que tout comme moi, l’auteur aimait beaucoup son personnage.

Ce roman fait partie des tous premiers romans de la littérature américaine.
Il dénonce le puritanisme et les lois de la morale trop strictes et extrêmes, qui empêche la liberté individuelle. Il nous montre une société très hypocrite et à cheval sur la morale. Je les trouve incapables de vivre réellement. Et ils font tellement confiance aux apparences !

[Attention, je dévoile des éléments de la fin]

D’ailleurs, on le voit clairement dans le roman : Si le pasteur est tout le temps malade et malheureux, c’est parce qu’il est un ange du ciel venu sur terre, qu’il souffre pour les pêchés des autres et non pas qu’il a lui-même quelque chose à se reprocher et qu’il est tourmenté par la culpabilité.

Et une fois mort, tout le village occulte gentiment le fait qu’il a avoué sa faute. On dit qu’on a mal compris, qu’il voulait parler des fautes de tous les hommes, qu’ils étaient tous au même niveau pour dieu…mais certainement pas que c’était lui qui avait commis un adultère avec Hester !

Bref l’hypocrisie dans sa splendeur ! C’est donc un beau roman avec une dénonciation de la société puritaine.

J’ai lu dans l’avant-propos que ce roman était également un roman sur l’art.
Pour preuve, la lettre écarlate qu’Hester a brodé de manière très élégante pour mettre en valeur son péché, mais aussi rappelé qu’elle n’est pas seulement cela : Elle n’est pas juste une femme adultère, elle est aussi une mère et une artiste (très douée avec ses dix doigts pour tous les travaux d’aiguilles, c’est ainsi qu’elle survie durant toutes ses années au ban de la société).

Il m’a fallu lire l’avant-propos pour voir cet aspect du livre par contre.

Il y a un personnage que j’ai eu du mal à cerner : Roger. Que cherche-t-il vraiment? Est-ce seulement de la jalousie? Ou pense-t-il vraiment ce qu’il dit? Trouve-t-il cela injuste que sa femme soit la seule à payer l’affront?
Si j’étais plutôt de son avis au début, plus le temps passait plus je m’éloignais du personnage. Il s’est tellement immergé dans cette mission, il a été tellement impliqué dans sa vengeance qu’il n’a vécu plus que pour cela. Et c’est dommage.

Justice devait être faite, mais ce n’était plus vraiment de la justice qu’il souhaitait à la fin. Ce qu’il voulait, c’était garder à jamais le pasteur sous son aile et pouvoir continuer à la torturer à son aise. D’ailleurs, dès que le pasteur est mort, sans plus de raisons de vivre, il finit par prendre 10 ans en 2 mois et par se laisser aller.

Je n’ai pas aimé le pasteur. L’auteur a raison, c’est un homme faible. J’ai beaucoup de mal avec les personnes qui gémissent sur leur sort pendant des pages et des pages, s’accusant de tous les maux, mais incapable de prendre ses responsabilités.
Laisser Hester se retrouver au milieu d’une salle et la laisser dans la misère et à l’écart de la société, alors qu’il a autant de part de responsabilité qu’elle, je trouve cela scandaleux ! Et, au début, j’étais ravie que Roger décide de retrouver la personne qui a fait ça.

J’ai moins aimé la fin (en même temps à cette époque pouvait il y avoir une autre fin que celle-ci ? Je ne pense pas.), mais cela ne m’a pas empêché d’aimer beaucoup ce roman. Cela m’a fait du bien de lire un classique, j’ai beaucoup aimé.

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Un beau classique, qu’il faut avoir lu dans sa vie à mon avis. je le conseille vivement. Pour les très courageux (et doué en anglais) j’imagine qu’il doit être mieux en version originale.

  • Extrait :

Nous avons encore à réapprendre l’art oublié de la gaieté.

5/26

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