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Titre : The hours
Auteur : Michael Cunningham
Date : 2002
Nombre de pages : 228

  • L’intrigue

Virginia Woolf commence à écrire Mrs Dalloway  en 1941 dans la banlieue de Londres. Dans les années 50 Laura Brown, femme au foyer qui n’arrive pas trouver sa place commence à le lire. Clarissa Vaughan, une femme d’âge mûr dans les années 1980-90 prépare une fête pour son meilleur ami poète.

C’est le roman Mrs Dalloway qui relie ses femmes si différentes et qui  raconte l’histoire de ses trois femmes.

  • Ce que j’en ai pensé

Cela faisait longtemps que j’avais envie de lire ce livre ! Je suis contente d’avoir fait l’effort de le lire en anglais, cela s’est fait sans difficulté. Certainement parce que j’avais vu le film. C’est le film (que j’ai adoré) qui m’a donné envie de lire Mrs Dalloway et le roman de Cunningham ensuite.

Et je n’ai pas été déçue !  Après ma lecture, j’ai tout à fait compris pourquoi ce roman avait été acclamé partout. Il mérite sans hésiter le Prix Pulitzer.

Par contre, je trouve que le livre est bien plus en retenu et nuancé que le film. Dans l’adaptation, on nous donne plus « d’explication » sur le comportement des personnages, alors que dans le livre c’est bien plus nuancé, avec des morceaux d’information seulement.

Je voudrais d’abord saluer l’idée de ce roman. Ces trois personnages de trois époques et lieux différents qui finissent par se croiser avec pour seul fil conducteur un roman, c’est une idée de génie !

Comme dans le roman de Mrs Dalloway, c’est 24h de la vie de ses femmes qu’on lit (avec comme exception le prologue avec la magnifique lettre de suicide de Virginia Woolf à son époux), et durant ces 24h on voit tout : les joies, les petits plaisirs, mais surtout les désillusions et les regrets de la vie quotidienne. Finalement, ces personnages très différents se ressemblent quand même.

Autre chose amusante, on retrouve dans ce roman les trois figures nécessaires à l’écriture et au roman : L’écrivain (Virginia Woolf), la lectrice (Laura Brown) et même le personnage (Clarissa Vaughan qui a une journée très semblable à Mrs Dalloway).

[Attention, je dévoile des éléments de la fin]

Mon personnage préféré est Mrs Brown. Cette femme qui a tout ce qu’il faut (d’après les autres et la société) pour être heureuse : un mari aimant, des enfants, une belle maison, une vie sans souci…et pourtant elle ne l’est pas. Elle s’est mariée parce qu’il fallait, parce que l’homme qui l’aimait était un héros de guerre et qu’on ne dit pas non à ça. On ne dit pas non à ce que la société t’apporte sur un plateau.

Elle est partie. Parce qu’elle ne pouvait pas autrement. Parce qu’elle a essayé, de toutes ses forces, allant jusqu’à essayer de mourir, mais que cela n’a pas été possible. Elle est partie vivre la vie qu’elle voulait, laissant derrière elle deux enfants et un mari malheureux.

Je lui ai trouvé un courage et une cruauté incroyable (parce qu’il en faut des deux !). J’ai trouvé le personnage incroyable.

J’ai moins aimé l’histoire de Clarissa avec sa réception à organiser pour Richard qui se meurt du sida, même si sa réflexion sur les jours qui passent m’a beaucoup plu : avec ces quelques heures exceptionnelles qui te donnent l’impression de vivre exactement la vie que tu souhaites…mais les heures qui suivent, le retour à la réalité sont en échange bien plus dures que d’habitude.

J’ai beaucoup aimé l’histoire de Virginia Woolf qui est un auteur qui m’attire de plus en plus. j’ai hâte d’avoir un peu de temps pour me plonger dans son œuvre.

Ce roman est une très belle réflexion sur les heures qui passent, les heures qui comptent, la vie qu’on a choisie et qu’on vit tous les jours. J’ai trouvé l’écriture très belle parfois et surtout fluide et simple (ce qui m’a tout de même simplifié la vie).

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A la fin de cette critique, je me rends compte que j’ai vraiment adoré cette lecture. Je le savais en finissant le roman, mais quand j’y repense à présent, j’ai l’impression d’avoir eu un chef d’œuvre dans les mains.

C’est pour cela qu’un peu tardivement, je vais le mettre dans la catégorie des coups de cœur. Il mérite. Je le conseille.

Je conseille aussi le film qui est également excellent.

  • Extrait

It had seemed like the beginning of hapiness, and Clarissa is still sometimes shocked, more than thirty years later, to realize that it was hapiness; that the entire experience lay in a kiss and a walk , the anticipation of dinner and a book.

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