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Titre : La dormeuse de Naples
Auteur : Adruen Goetz
Date : 2004
Nombre de pages : 112

  • L’intrigue

Le peintre Ingres trouve par hasard dans les rues de Naples un modèle qui représente pour lui la perfection. Il la peint et une relation commence à se créer entre lui et la jeune fille. Mais cette relation avorte et le tableau disparaît au fil des années.
Trois témoignages nous parlent de cette œuvre et de l’enquête que plusieurs personnes ont menée pour la retrouver.

  • Ce que j’en ai pensé

Ce roman fait partie des deux romans à lire ce mois-ci pour le club des Lectrices. Le thème proposé cette fois-ci était l’art et notre choix s’était donc porté sur deux petits romans : celui-ci et « Histoire du tableau » de Pierrette Fleutiaux.

J’aime bien aller dans les musées et observer les tableaux, mais soyons honnête, je n’ai pas énormément de notions en histoire de l’art. Alors un roman dont le thème est l’art, cela ne me disait pas grand-chose.

J’ai donc commencé par le roman d’Adrien Goetz et ce ne fut pas gagné! J’ai eu énormément de mal à entrer dans l’histoire.

Ce roman est construit en trois parties, qui tournent autour de ce tableau disparu : La première avec Ingres, qui raconte la réalisation du tableau, la seconde avec Coros, qui, a aperçu une fois la peinture, et qui depuis la recherche sans relâche et enfin la troisième, ou un artiste de l’atelier de Géricault sait que son maître possède ce tableau et garde jalousement le secret.

Je n’ai pas du tout aimé la première partie. Pourtant Ingres est un peintre que j’apprécie et dont j’aime beaucoup certains tableaux.
Mais là, j’ai eu du mal à comparer le peintre que j’imagine avec ce vieil homme qui passe son temps à geindre, à courir après une femme et à en parler encore et toujours. Je n’en pouvais plus à la fin. Je comptais les pages qui me restaient avant la fin de la première partie.

Je me suis moins ennuyée lors de la deuxième partie, mais elle m’a tout de même beaucoup agacé…un homme qui durant toute sa vie cherche ou bien à revoir un tableau, ou bien à trouver la femme peinte dessus, car il est tombé amoureux d’elle, c’est un peu trop pour moi.

Ce fut pourtant l’occasion pour moi de découvrir un peintre. Je ne connaissais pas Coros, et (vive internet), j’ai pu aller voir son œuvre de plus près après ma lecture.

J’ai nettement préféré le dernier chapitre (peu-être parce l’artiste semblait plus éloigné de cette quête), dont j’ai bien aimé l’ambiance et l’atmosphère de l’atelier.

J’ai aussi grandement apprécié lire le fait que ce n’est pas parce qu’un peintre a un style qu’il ne peut pas en aimer un autre. Les peintres (comme les auteurs ou les musiciens) ne se cantonnent pas uniquement à leurs thèmes.

Et étrangement, j’ai été sous le charme lors des dernières pages. Je ne sais pas trop pourquoi, mais la description de l’atelier, de cette atmosphère de travail et de peinture, puis du Louvre, et de Delacroix, j’ai adoré!

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Un petit roman donc, que les dernières pages ont sauvé, mais il est loin d’être inoubliable. J’aurais du mal à le conseiller.

  • Extrait

Ma douce dormeuse, je t’ai revue chaque jour depuis, en entrant dans mon atelier. Ta voix me manque plus que tout.

Trois tableaux que j’aime beaucoup cités dans ce roman :

le_bain-turc_ingres

Le bain turc – Ingres (1863)

ingres-odalisque

La grande odalisque – Ingres ( 1814)

280px-RAFAEL_-_Madonna_Sixtina_(Gemäldegalerie_Alter_Meister,_Dresde,_1513-14._Óleo_sobre_lienzo,_265_x_196_cm)

La Madona Sixtine – Raphaël (1513)