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Titre : La première chose qu’on regarde
Auteur : Grégoire Delacourt
Date : 2013
Nombre de pages : 263

9782709642866-G

  • L’intrigue

Arthur Dreyfuss, jeune garagiste dans une petite ville en France, ouvre une nuit sa porte, après avoir entendu frapper et se retrouve face à Scarlett Johansson. Stupéfait, il laisse entrer la jeune femme dans sa maison.
Mais pourquoi est-elle là? Et que lui veut-elle?

  • Ce que j’en ai pensé

J’ai dû le lire à toute vitesse, en un week-end, puisque je ne pouvais pas le garder plus longtemps. J’ai été assez satisfaite au début, mais plutôt déçue à la fin.

J’aime bien le titre, « La première chose qu’on regarde », qui est très bien choisi, par rapport au roman, ainsi que l’image!
Dommage,  la phrase  » après La liste de mes envies » gâche un peu la beauté de cette silhouette de jeune femme.

Dans ce nouveau roman, on retrouve un peu les ingrédients de son livre La liste de mes envies : Le retour au simple, au bonheur, à la vie heureuse, à l’amour et loin de l’argent, du succès et des complications (thèmes donc très en vogue en ce moment). Mais dans ce roman-ci, on se concentre moins sur l’argent que sur le physique.

Grégoire Delacourt nous parle du regard de la société sur le physique : ce besoin de détruire ce qu’on est, de vouloir absolument ressembler aux autres, vouloir être plus maigre, avoir par contre de plus gros seins, de plus grosses lèvres, les cheveux de telles ou telles couleurs en fonction des célébrités du moment…

Il nous montre comment on préfère refuser notre physique unique et original pour ressembler à tout prix à d’autres. On ne cherche plus à voir plus loin que le physique.

J’ai bien aimé l’idée du début : une jeune star international et sex symbol qui arrive et qui recherche l’anonymat…C’était plutôt intéressant à lire et à chercher à comprendre pourquoi est-ce qu’elle se trouvait là.

[Attention, je dévoile et la suite et la fin]

J’ai encore mieux apprécié l’idée que Scarlett n’était pas Scarlett, mais Jeanine.

Alors que tout le monde cherche à ressembler à tout le monde, elle vit un enfer à cause de sa ressemblance avec l’actrice. C’est bien simple, personne ne la voit elle, personne n’arrive à l’atteindre elle. Ce n’est pas Jeanine qu’on voit, mais la magnifique et pulpeuse Scarlett.

C’est donc aussi bien l’anonymat que la reconnaissance qu’elle recherche! Et on peut dire qu’avec Arthur, elle est tombée sur le bon. Je ne crois pas que ce personnage ait un seul défaut!

Mais il y a eu deux points négatifs à mon avis dans ce roman :

– le passage trop long de leur découverte de l’amour. Quand ils décident enfin de sauter le pas et qu’ils mettent énormément de temps à « s’apprivoiser ».
C’est plutôt beau et bien écrit au début, mais 20 pages de la même chose, on finit par s’ennuyer et vouloir sauter quelques lignes. Cette partie est – à mon goût bien évidemment – un peu trop longue.

– Et surtout…je n’ai pas du tout aimé la fin…Non pas que je n’aime pas les fins tristes, non mais  trop c’est trop! Être à ce point là dans le dramatique, on dirait un excès. C’est dommage.

Moi, j’ai juste éprouvée du gâchis, puis de l’indifférence tout simplement.

J’ai trouvé Jeanine stupide et inintéressante après son geste : Parce que l’apitoiement sur elle-même, et cette façon de vouloir mourir, c’est juste ridicule. Qu’on ne nous dise pas après qu’elle aimait Arthur! Quand on aime, on fait des compromis, on reste, on essaye de comprendre… On ne décide pas de se tuer après 6 jours de bonheur pour un « accro ».

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Un début donc plutôt intéressant, plaisant et accrocheur. Ce sont les dernières clinquantes pages que je n’ai pas réussi à aimer et cela m’a gaché ma lecture. Dommage.

  • Extrait

Et la gentillesse, cela bouleverse les filles parce que c’est quelque chose qui ne demande rien en retour.

critiquesABC2013

12 / 26

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