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Titre : A défaut d’Amérique
Auteur : Carole Zalberg
Date : 2012
Nombre de pages : 214

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  • L’intrigue

Susan a traversé l’Atlantique pour voir l’enterrement d’Adèle, qui fut pour quelques jours la compagne de son père. A l’enterrement se trouve également Fleur, la petite-fille d’Adèle.

Tandis que Susan, obsédée par la morte, va petit à petit se détacher d’elle et vivre pour elle-même en enquêtant sur le caractère de sa propre mère, Fleur, elle va se remémorer l’histoire familiale de sa grand-mère.

  • Ce que j’en ai pensé

Ce livre fait partie de la sélection pour le Prix des Lectrices. C’est le choix de Gwenaëlle.

Ce fut une lecture plutôt agréable, une découverte d’une auteure plutôt sympathique. Mais ce ne fut pas un coup de cœur.

Évidemment, il y a mon thème de prédilection, les histoires de famille à travers plusieurs générations, cela ne pouvait que me plaire! C’était d’autant plus intéressant qu’il s’agit de l’histoire de deux familles, qui se croisent deux fois pour suivre des chemins séparés.

C’est donc à travers 3 générations de femmes qu’on découvre cette histoire, même si la dernière génération est un peu oubliée, puisque Fleur est un peu absente.

Je crois en fait que j’ai eu du mal avec les personnages.

Si Adèle est une femme sûre d’elle et tellement pleine de vie et de conviction qu’elle devient rapidement insupportable, Susan elle est tellement vieillie avant l’âge aigrie qu’il faut du temps pour qu’elle devienne intéressante. Quand à Fleur, elle est presque inexistante. J’ai eu l’impression que son personnages existe uniquement pour faire des transitions pour l’histoire d’Adèle.

Il y a donc surtout ces deux femmes : Adèle et Susan. Et deux façons de vivre complètement différentes. A l’opposé même.
Adèle elle vit sa vie comme si son dernier jour était demain. Elle est vivante, remuante, elle ne s’arrête jamais.
Susan, elle, se laisse vivre. Elle ne fait plus rien, elle a laissé tomber ce qui lui tenait à cœur, pour finir par la solution de facilité.

J’ai préféré suivre l’histoire d’Adèle. Son enfance, son arrivée en France, sa force de caractère, sa vie, ses décisions…elle a beau être parfois assez imbuvable et envahissante, c’est tout de même une femme assez extraordinaire, qui a réussi sa vie. Qui a fait des choix et qui s’y est tenue. Je l’admire tout de même un peu.

Le fait qu’elle débarque à plus de 80 ans aux Etats-Unis, fraiche et guillerette, prête à s’amuser comme une folle, j’ai adoré! Elle a bien raison! Pareil pour son refus d’épouser le père de Susan. Sa raison : avoir déjà supporté un vieux dont il faut s’occuper, elle ne souhaite pas recommencer! » J’ai trouvé ça génial! Et d’ailleurs, elle a bien raison de ne pas vouloir coller à l’idée qu’on a de la vieillesse. Vraiment, sans aimer son caractère, je l’ai admiré.

Susan, elle, comme je l’ai dit, ne fais plus grand chose. Elle travaille pour gagner de l’argent et végète. depuis la mort de son père, elle est seule, amère et furieuse contre Adèle qui a osé dire non. Non à son père, ni à l’âge non au conformisme. Elle a honte d’elle et de son laisser aller quand elle se compare à une personne qui pourrait être sa mère.

Elle se rend alors compte que sa propre mère lui est inconnue. En échangeant des lettres avec sa tante, elle s’aperçoit que plus jeune sa mère ne ressemblait pas à la timide et effacée épouse qu’elle est devenue, bien au contraire!

Ce sont les compromis, la société, le laisser aller qui ont peu à peu changé sa mère pour la rendre inexistante.Elle va donc se reprendre en main, certainement pour ne pas terminer comme sa mère.

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Une lecture agréable donc, sympathique, mais qui n’a pas réussi à me passionner.

Merci à Gwenaëlle pour cette découverte!

  • Extrait

Mais la jeunesse est emphatique et vomit le passé.

critiquesABC2013    prixdeslectrices

                   13 / 26

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