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Titre : Baby love
Auteur : Joyce Maynard
Date : 1981
Nombre de pages : 302

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  • L’intrigue

Dans une petite ville des Etats-Unis, plusieurs adolescentes se retrouvent mères. L’une d’entre elles est mariée, les autres non. Ces enfants, elles en ont voulu, sans réellement savoir à quoi s’attendre. Tout en aimant leurs enfants, elles se retrouvent confrontés à des situations qui les dépassent.

  • Ce que j’en ai pensé

C’est grâce à Delphine et son blog que j’ai eu envie de lire ce livre. Je n’avais jamais entendu parler de l’auteure et le thème m’a semblé plutôt intéressant.

Et je n’ai pas regretté cette lecture. Alors que je n’avais plus envie de lire depuis plusieurs semaines, ce petit roman m’a fait du bien et m’a permis de me remettre tout doucement à lire!

J’ai bien aimé cette ambiance des années 70, où on se rend compte que le rêve américain n’est peut-être pas aussi parfait que cela.

Ce roman est fait d’une multitude de personnages qu’on suit dans leur vie quotidienne. Il s’agit d’une petite ville, où tout le monde se connait et où on ne peut rien se cacher. Comme dans les villages, il y a un lieu de rassemblement et là, c’est devant la laverie que ces jeunes filles se retrouvent pour discuter et faire passer le temps.

J’ai beaucoup aimé suivre les vies de ses jeunes filles, leurs joies et leurs malheurs: C’est finalement la vie banale…les soucis de couple, d’enfants, d’argent, de travail. Ces jeunes filles, dont la grande ambition est de se marier et d’avoir des enfants ont pourtant toujours leurs rêves d’enfant : devenir patineuse, mannequin…

L’homme ne joue vraiment pas le bon rôle dans ce roman. C’est à peine s’il y en a qui vaille la peine. Au mieux, ils sont immatures, fatigués, au pire, ils sont pervers et dangereux.

L’écriture de Joyce Maynard est impressionnante ! Sans tomber dans le glauque ou le pathétique, elle réussi à nous brosser un portrait d’une tristesse et d’une réalité incroyable. Et cela en reste très discrète, très légère : Elle préfère suggérer que de dire.

Certains personnages sont tout à fait imbuvables. Par exemple, je n’ai pas réussi à supporter Ann. Cette jeune femme -qui se prend certainement pour la première femme à avoir réellement aimer – s’enferme dans la campagne dans une maison hors de prix pour se payer le luxe d’une belle dépression nerveuse. Sans l’argent de son héritage, elle n’aurait pas pu se lamenter ainsi sur son sort et faire bêtises sur bêtises. J’ai vraiment beaucoup de mal avec des personnes comme ça.

J’ai bien aimé le personnage de Sandy, la seule à peu prêt suffisamment mûre et stable pour avoir un enfant et s’en sortir pas trop mal (même si c’est au détriment de son époux). Elle a les deux pieds sur terre et on peut être sûr que son enfant lui ne sera pas en danger.

[Attention, je dévoile la fin]

J’ai beaucoup aimé la fin, où finalement tout s’enchaîne très rapidement, où tous les personnages se rencontrent sans le savoir…Je me suis doutée très rapidement que la petite Melissa n’allait pas survivre, donc je n’ai pas été surprise.

Je me demande par contre ou est-ce que l’auteure veut en venir avec cette fin ouverte.
Que va-t-il arriver à Ann? Son voisin va-t-il arriver à temps? L’artiste va-t-il dire à sa femme enceinte que finalement il ne l’aime plus? Tara et Jill vont-elles réussir à atteindre leur Eldorado ?

Donc beaucoup de questions ouvertes, sans réponse, ce qui m’a un peu frustrée.

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J’ai découvert une auteure grâce à ce roman, auteure dont je compte bien découvrir les autres œuvres. J’ai passé un très bon moment avec ce roman, qui m’a aidé à retrouver le goût de la lecture quand j’en avais besoin. Je le conseille donc, malgré une fin assez violente.

  • Extrait

C’est effrayant ce que la sexualité fait faire aux gens. Sandy a l’impression d’une chose qui échappe à son contrôle. Un peu comme avoir une arme chargée chez soi, que n’importe qui peut saisir un jour pour se faire sauter la cervelle.

critiquesABC2013

14 / 26

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