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Titre : La femme au miroir
Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt
Date : 2011
Nombre de pages : 455

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  • L’intrigue :

Ann habite à Bruges à l’époque de la renaissance.
Hanna est une jeune mariée à Vienne au dix-neuvième siècle.
Anny, elle, est une jeune star hollywoodienne des années 2000.

Trois siècles différents, trois endroits et trois femmes différentes qui n’arrivent pas à se sentir à l’aise dans leurs mondes…mais réunies par la même quête : la découverte de soi et de son destin.

  • Ce que j’en ai pensé :

J’ai lu ce roman de manière assez étrange…je l’ai commencé en livre audio, pour broder à côté et je l’ai terminé en version papier.

Pour le moment, l’expérience du livre audio est loin d’être satisfaisante. J’ai trouvé cela trop lent, trop long (après je me suis rendue compte qu’il s’agissait d’un gros roman, donc cela s’explique) mais moi je m’impatientais…puis j’avais beaucoup de mal avec les voix (surtout une en particulière). Je n’ai pas réussi à rentrer dedans…résultat, cela faisait 4 mois que je traînais ce livre audio, écoutant juste de temps en temps et ne tenant pas très longtemps.

J’ai donc décidé de laisser tomber avec ce livre audio. Comme je voulais tout de même savoir la fin de ce roman, je suis allée l’emprunter en version papier.

Tout cela pour dire que je suis assez déçue. Aussi bien que le format livre audio que du récit.

J’ai eu l’impression que l’intrigue se traînait énormément, que tout avait de mal à avancer et soudain, lors des 100 dernières pages, tout s’est accéléré. Je pense que cela tient de la manière dont j’ai lu ce roman (je lis plus vite avec mes yeux qu’avec mes oreilles!), mais cela m’a agacé.

Puis, j’ai eu du mal avec chacun des personnages :

Anne est encore le personnage le plus sympathique. Elle est douche, gentille, agréable. J’ai bien aimé son histoire, même si je me suis un peu ennuyée lors de son arrivée au béguinage et de ses discussions avec le moine.

Hanna…j’ai eu du mal à m’intéresser à son existence de jeune mariée riche et gâtée…même si je veux bien admettre qu’à cette époque, essayer de s’en sortir devait être très compliqué et devait demander beaucoup de sacrifices.

Quand à Anny, elle est pendant les trois quarts du livre proprement insupportable. Elle n’a (je trouve) aucune excuse. Je n’aimais pas du tout ses passages, son plongeon dans la drogue, le monde de Los Angeles et d’Hollywood. Ce n’est que lorsqu’elle commence enfin à s’en sortir un peu qu’elle devient un peu plus intéressante. Et encore…

Ce qui rassemble ces trois femmes, c’est donc la quête de la liberté, la quête de soi. Elles n’arrivent pas à faire ce qu’on attend d’elles, elles refusent un destin carré et pré-écrit. Elle se doutent qu’il y a autre chose, autre part.

A l’époque d’Anne, le seul moyen d’échapper au destin de femme et de mère était la religion. Pour Hanna, le divorce commençait à arriver et elle s’est échappée dans la psychanalyse. Quand à Anny, elle a commencé à sortir de son destin à l’aide de substances. Grâce à la chimie donc.

[Attention, je dévoile la fin]

Alors, est-ce que ces trois femmes sont finalement la même? Est-ce une sorte de réincarnation? Si c’est le cas, elle aura mis du temps à comprendre ce qui lui faut cette jeune femme!

Sans plaisanter, j’ai bien aimé cette fin. La mort atroce d’Anne (cela ne pouvait guère finir autrement à cette époque), celle d’Hanna, qui n’a jamais réellement su ce dont elle avait besoin…et Anny, qui finalement a la chance de pouvoir la vie que les deux autres voulaient. Une vie simple, sans problème, libre de faire ce qu’elle veulent.

C’est dans de tels moments que je remercie le ciel d’être née à mon époque et non dans le passé.

Le mystère de la vie et de la liberté reste entier. On ne peut le résoudre ni avec la religion, ni avec la psychanalyse ni avec la chimie. J’ai bien aimé cette conclusion et cela m’a sauvé ce roman.

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Donc hélas, quand même une petite déception. J’ai du mal avec les romans d’Eric-Emmanuel Schmitt, même si j’ai aimé certaines de ses nouvelles de son dernier recueil Les deux messieurs de Bruxelles ( « le ménage à trois » est une nouvelle absolument géniale avec une chute fabuleuse…). Mais dans ce récit, cela n’a pas pris. Ce n’est pas une catastrophe, mais je me suis un peu ennuyée et je suis contente de l’avoir terminé. Dommage.

  • Extrait :

J’eus subitement l’impression que la vie pouvait être simple. Qu’il suffisait de l’aspirer dans ses poumons, de regarder le ciel, d’admirer la lumière.

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