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Titre : L’atelier des miracles
Auteur : Valérie Tong Cuong
Date : 2013
Nombre de pages : 266

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  • L’intrigue

Mariette, professeure d’histoire-géographie dans un collège est au bout : elle se fait harceler par ses élèves et personne ne la croit.
Millie, rongée par son passé veut tout faire pour l’effacer et passer à autre chose.
Monsieur Mike, ancien militaire se retrouve à mendier dans la rue.

Un homme, Jean, va les aider à reprendre le dessus sur leurs vies. Il va leur tendre la main et les relever, les redresser dans son « atelier » qui s’occupe des « âmes cassées ».

  • Ce que j’en ai pensé

C’est à la bibliothèque que j’ai entendu parler de ce livre. Il a eu apparemment un certain succès auprès des lecteurs. Durant les vacances, je l’ai emprunté pour le lire.

Ce fut une lecture plutôt agréable. Je l’ai lu en une après-midi, tranquillement. S’il n’est pas inoubliable, cela a gentillement fait passer le temps et j’ai été légèrement surprise à la fin, ce qui est toujours positif.

Le livre est divisé en chapitre : chaque personnage (Mike, Mariette et Millie) ont à tour de rôle la parole.

Mon personnage préféré fut Mariette. C’est celle qui m’a le plus touché et celle qui (je trouve) était vraiment la plus mal partie. J’ai beaucoup aimé suivre sa « résurrection » et les problèmes qu’elle rencontrait.

L’histoire de Mike était plutôt intéressante aussi, avec l’uniforme, la servitude et le besoin d’exister pour soi et non pour l’image qu’on donne. Et puis, c’était un personnage plutôt attachant.

L’histoire de Millie m’a moins passionnée. Je n’arrivais pas trop à m’y intéresser. Pour moi, c’est vraiment elle qui avait le moins besoin de l’atelier. Mais elle a su saisir sa chance et elle a eu bien raison.

Il était assez plaisant de voir ses trois personnages reprendre pied, lentement mais sûrement, grâce à l’atelier. Cet atelier est (comme le titre l’indique) un véritable miracle pour les personnes dans ces situations.

Les thèmes de ce livre sont des thèmes qui circulent bien en ce moment : le besoin de s’occuper de soi ; voir et comprendre ses limites ; l’entraide et la solidarité.

Cette histoire est pleine de bons sentiments, de personnages attachants et humains. C’est très joli, beau et noble et on le lit tranquillement. Cela serait un peu décevant d’ailleurs, s’il n’y avait pas eu cette fin.

[Attention je dévoile des éléments de la fin]

En ce qui concerne Millie et son grand secret, je dois avouer que j’ai très rapidement compris et deviné que ses parents la tenait pour responsable pour la mort de quelqu’un. Pas beaucoup de suspense de ce côté là, c’était évident.

Par contre, le retournement de situation avec Jean est tout de même bien mené. On ne s’y attend pas beaucoup. Surtout pour la pauvre Mariette.
Je suis contente que tout ne soit pas noir ou blanc dans cette histoire d’atelier.

C’était impossible que tout soit beau et lisse et angélique. Le monde ne fonctionne pas comme ça. Jean, a ses bons et ses mauvais côtés.
Ses mauvais côté sont justes plus accentués parce qu’on ne s’y attendait pas trop, de le voir exploser comme ça dans la voiture. Il n’empêche que ce qu’il fait (certes par culpabilité) est admirable. Et il n’empêche qu’il a aidé réellement des gens à se remettre de leurs mésaventures. Il leur a sauvé la vie.

Et un tel atelier ne se fait pas tout seul : il faut de l’aide, il faut des dons, du soutien…je trouve ce système d’échange et de partage très intelligent. Après, je trouve qu’aller brutaliser des gens pour avoir ce qu’on veut, c’est aller trop loin, bien évidemment. Mais notre monde n’est pas celui d’un bisounours et souvent on n’obtient pas ce que l’on souhaite en le demandant gentillement…hélas…

J’ai été ravie de voir que Mariette ne s’est pas laissée faire et qu’elle a réussi à reprendre le dessus. Au moins, elle aura appris ça dans toute cette histoire.

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Une lecture donc sympathique avec une belle morale, qui amène à réfléchir. Mais rien d’extraordinaire non plus.

  • Extrait

Je n’ai pas fait non plus d’études supérieures, j’ai quitté l’école le jour pétant de mes seize ans, mais ça ne m’a pas empêché de lire les journaux, de bouffer des bouquins et d’écouter la radio à chaque fois que j’ai pu : il y a longtemps que je l’ai compris, l’ignorance est plus dangereuse qu’une grenade dégoupillée.

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