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Titre : L’échange des princesses
Auteur : Chantal Thomas
Date : 2013
Nombre de pages : 333

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  • L’intrigue

En 1721, Philippe d’Orléans est Régent. Il a une idée de génie : Il va proposer deux mariages au roi d’Espagne Philippe V : Le mariage de l’infante Maria Anna Victoria (âgée de 4 ans) et Louis XV (11 ans), ainsi que celui de sa fille Mademoiselle de Montpensier (12 ans) avec le Prince des Asturies, futur roi d’Espagne (14 ans).

La réponse de Madrid est plus que positive et très rapidement les événements se mettent en place : il y aura un échange de Princesses en grande pompe entre les deux royaumes.

  • Ce que j’en ai pensé

Premier livre de la rentrée littéraire pour moi!

C’est la première fois que je lis cette auteure et ce fut une lecture plutôt agréable.

Quand j’ai commencé à lire, je dois avouer que j’ignorais qu’un tel échange s’était produit. Pour moi, Louis XV avait épousé Marie Leszcynska et c’est tout.
Donc, c’est plutôt très curieuse que j’ai lu ce roman.

C’est tout un morceau de l’histoire que Chantal Thomas nous livre sous une forme romancée : c’est très agréable à lire, elle a une belle écriture. Moi, cela m’a beaucoup fait rêver. J’aime beaucoup apprendre des choses sur la royauté en Europe et dans ce roman, j’ai appris une foule de petits détails!

Le roman dure 4 ans : le temps que l’échange à duré.
Sur le papier, ce plan est parfait. Intelligent, plutôt sensé : il permet de maintenir une paix durable entre deux pays souvent en guerre et d’épargner beaucoup de souffrances, de morts et de coûts.
Il permet au régent de rêver à un « miracle » et à son ascension au trône, puisque l’Infante est tellement jeune qu’elle mettra des années à pouvoir avoir des enfants. Il permet de « caser » les deux jeunes filles.

Mais, la vie ne fonctionne pas ainsi. Ils ont oublié de prendre en compte le facteur humain : les fiancés, qui sont pourtant, les premiers concernés.
Fiancés qui,  n’ont pas envie de se marier, qui vont se haïr entre eux, se révolter, refuser.

Et ce « manque de coopération » va détruire petit à petit ce plan. Louis XV va jalouser l’Infante qui lui vole sa nourrice et donc la détester et la repousser. La Princesse de Montpensier va devenir à moitié folle et détruire par ses lubies et ses caprices le bon vouloir des espagnols.

Dans ce roman, on se concentre essentiellement sur les deux princesses : ce sont elles qui sont déracinées, envoyées ailleurs, sans même qu’on leur demande leurs avis ( alors que les garçons ont tout de même eu ce privilège…).

Ces deux jeunes filles vont se retrouver dans un pays étranger, avec une langue étrangère et plus rien pour leur rappeler leurs foyers ( le but étant de s’intégrer totalement et de devenir à part entière princesse de leurs nouveaux pays). Ce sont elles qui vont avoir des difficultés à survivre, qui vont devoir s’adapter tant bien que mal.

J’ai eu du mal à m’identifier à l’Infante (qui a tout de même 4 ans) que je n’ai pas trouvé crédible : je ne sais pas comment étaient les enfants à cette époque là, mais ici, on dirait une adolescente de 18 ans plutôt qu’une petite fille de 4! Elle a des réactions tellement…adultes, que cela me parait un peu invraisemblable.
La pauvre a expérimenté la Cour de Versailles : Adulée car adorable et nouvelle au début, elle va finir par se faire haïr et moquer de tous, sans qu’elle n’ait rien changé dans son comportement.

Quand à la Princesse de Montpensier, son mariage va lui être fatal. Jeune fille, elle oscille entre la révolte et l’obéissance. J’ai trouvé son histoire très intéressante.

J’ai eu l’impression d’en apprendre beaucoup plus sur le passage de l’Infante que sur celui de la Princesse de Montpensier. Certainement parce que Chantal Thomas a dû avoir plus facilement accès aux archives de Versailles qu’à ceux de Madrid (ou alors il y en avait en plus grande quantité en France).

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Première découverte de cette auteure pour moi, ce fut plutôt agréable, mais pas inoubliable. Si j’ai l’occasion, je lirais ces autres romans (je serais sûre d’apprendre des tas de choses!), mais je ne vais pas chercher à les lire maintenant.

  • Extrait

Des jeux d’enfants…Les parisiens ont le mot juste. Ces mariages sont des jeux d’enfants, mais organisés par des adultes.

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