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Titre : Nos étoiles contraires (vo : The fault in our stars)
Auteur : John Green
Date : 2012
Nombre de pages : 331

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  • L’intrigue

Hazel a 16 ans. Elle a un cancer de la thyroïde en phase terminale, ainsi que des métastases dans les poumons. Grâce aux chimios et aux médicaments, elle réussi à prolonger sa vie, mais elle se sait irrémédiablement condamnée.

A un groupe de soutien, elle rencontre Augustus. Il commence à être en rémission d’un cancer des os (l’ostéosarcome), dans lequel il a perdu une jambe.

  • Ce que j’en ai pensé

Je ne sais plus très bien comment j’ai entendu parler de ce roman. Mais cela faisait un moment que je le voyais partout et que je tournais autour. Il a bien fallu que je l’emprunte!
J’ai enfin sauté le pas et je ne peux pas le regretter. C’est un roman pour adolescents très émouvant, plutôt bien écrit et original. Très jolie couverture d’ailleurs.

C’est une belle histoire d’amour qui nous est racontée…histoire dont on sait dès le début qu’une fin heureuse est impossible. Il n’y aura pas de happy-end avec futur mariage magnifique, enfants et vieillesse l’un à côté de l’autre.
Notre héroïne est malade, très malade et sait qu’elle ne peut que prolonger un peu sa vie grâce aux médicaments et à la science.

Ce qui fait que ce roman est un très bon roman est qu’il fait « réel ». On peut y croire. Les pensées, les questions que se pose Hazel, tout est juste. Rien ne fait trop pathétique, ou tragique, ou exagéré.
Les enfants qui sont malades ont une lucidité incroyable :  ils osent se poser des questions et trouver des réponses et des forces en eux qu’on serait incapable de seulement chercher.
Avec la maladie, ils ont perdu leur enfance pour devenir rapidement des adultes lucides. Ils grandissent vite et savent où se trouve l’essentiel. Et évidemment qu’ils n’arrivent pas toujours à être héroïques et pleins de grâce quand la maladie prend le dessus et que la fin arrive (même si on préfère garder une image forte et courageuse d’eux).  Ils sont malheureux, en colère par tant d’injustice et ils ont peur. Et c’est normal.

Des thèmes comme la souffrance des proches sont aussi abordés. Si on pense souvent à l’enfant malade, on oublie un peu ses parents ou frères et sœurs qui vivent également un calvaire.

Bon, tous ses paragraphes donnent un peu l’impression que ce roman est déprimant!
Or, il n’en est rien. Bien au contraire, durant tout le roman, l’auteur met en avant la vie, l’amour, la joie… Quand on ferme ce roman, on est triste, certes, mais pas désespéré. Il nous montre que la joie de vivre est partout, même chez ces enfants-là.

Il y a énormément de passages plein d’humour, où ils tournent en dérision leurs maladies, où ils ne s’empêchent pas de vivre comme des enfants sains. C’est une histoire d’amour qu’on lit, donc on a tous les éléments d’une romance chez des adolescents : c’est frais et mignon, on a le sourire aux lèvres.

Une petite pensée pour le personnage Isaac, un des enfants en rémission qui a un cancer au niveau des yeux. C’est un personnage très charismatique et intéressant, j’aurais voulu en savoir bien plus sur lui!

[Attention, je dévoile la fin]

J’avais fini par deviner qu’Augustus allait rechuter et finir par mourir avant elle. Cela se sentait. Je trouve que l’auteur a traité ces passages avec beaucoup de délicatesse et de justesse. Encore une fois, on ne tombe pas dans le glauque, tragique…et pourtant, c’est tragique.

On sait aussi qu’Hazel va mourir, tôt ou tard (et plutôt tôt que tard). L’auteur n’en parle pas à la fin du roman. C’est évident, ce n’est pas la peine de finir là-dessus.  Malgré un personnage mort, une histoire d’amour brisée et une jeune adolescente mourante, John Green a réussi à terminé son roman sur de la beauté et de l’espoir. Et c’est beau.

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Un très beau roman, sur la vie, sur la mort, sur la maladie et l’amour.
Il m’a fait penser à un autre roman absolument formidable « Quelques minutes après minuit » de Patrick Ness (qui est, à mes yeux un chef d’œuvre!)
C’est donc un beau roman adolescent que je ne peux que conseiller vivement à tout le monde.

  • Extrait

– On est jamais sauvés que provisoirement, a répliqué Augustus. Je leur ai fait gagné une minute. Mais c’est peut-être la minute qui leur fera gagner une heure, qui se trouve être l’heure qui leur fera gagné une année. Personne ne leur fera gagner l’éternité, Hazel Grace, mais ma vie leur a fait gagner une minute. Et ce n’est pas rien.

Moi et la littérature jeunesse

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