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Titre : Le rire du grand blessé
Auteur : Cécile Coulon
Date : 2013
Nombre de pages : 132

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  • L’intrigue

Dans un futur proche, une dictature totalitaire contrôle toute la population : seuls des livre officiels circulent librement maintenant, livres qui n’ont rien à voir avec la littérature.Il y a à présent des genres prédéfinis : Chagrin, Fous Rires, Haine, Frisson et Tendresses.

Le pouvoir a mis au point des « Manifestations À Haut Risque » : ce sont des lectures à voix haute qui ont lieu dans d’immenses stades, où les spectateurs se laissent aller à des réactions passionnées et furieuses.
1075 est un agent de sécurité. Obligatoirement analphabète, il a été formé et engagé pour veiller au bon déroulement des lectures et d’empêcher les spectateurs de se faire du mal.

  • Ce que j’en ai pensé

Dès le début de la rentrée littéraire, j’ai eu envie de lire ce roman. Le résumé était très prometteur! Ce fut une lecture agréable.
C’est vraiment un petit livre, il se lit très vite. J’aime bien cette maison d’édition, je trouve ce rouge et cette manière de mettre en avant les couvertures très élégantes!

J’aime beaucoup les romans dont la thématique est la lecture. Comme j’adore lire et savoir comment les autres lisent et vivent leurs lectures, cela ne pouvait que me plaire.

J’ai du mal à déterminer ce que c’est comme roman : d’anticipation? Science-fiction? C’est entre les deux je trouve, avec un monde digne de 1984 et une intrigue à la Fahrenheit 451!
L’idée de base est géniale : On utilise les livres pour contrôler les foules, en les rendant dépendantes aux lectures à voix haute et aux sentiments qu’ils en tirent : ils en sont frustrés, en veulent toujours plus et ne pensent pas à se révolter ou à réfléchir. La culture à proprement parler n’existe plus.

Les sentiments qu’un lecteur peut éprouver sont les suivants  : Chagrin, Fous Rires, Haine, Frisson et Tendresses. Ces sentiments sont provoqués (et de façon assez brutale) par des lectures de textes ultra-stéréotypés et sans goûts. La véritable littérature n’existe plus, pas plus que les auteurs indépendants… il n’y a même plus de titres aux livres (juste la mention du sentiment que la lecture va déclencher)…

Hélas, il y a un bémol (qui empêche tout coup de cœur)  : j’ai eu du mal à y croire. En fait, je n’y crois pas du tout. C’est trop…violent, trop fort trop…tout.
Je ne vois pas du tout ce genre de réactions en folie arriver dans un stade lors d’une lecture, ce genre de dépendance spectaculaire. Surtout de la manière dont ces changement radicaux se sont produits. je trouve que l’auteure est allée trop vite.

Donc je l’ai lu tranquillement, intéressée même, mais sans y croire. Ce qui est dommage quand même. L’histoire en elle-même est agréable à lire, on a envie de savoir la suite (même si c’est quand même très prévisible…j’ai deviné très rapidement comment cela allait se développer). Par contre, j’ai été surprise par la fin, que je trouve très réussie.

Le héros est gentil, on voit tout de suite où l’auteure va aller avec lui : ses convictions et son monde fermée, sa découverte de la lecture, l’incompréhension, la révolte…Je n’ai pas réellement réussie à m’attacher à lui, mais cela a été sympathique de le suivre.

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Un roman intéressant avec une grande intrigue et une belle fin. Il est dommage que je n’ai pas réussi à adhérer à l’idée!
Je le conseille tout de même, pour les personnes qui aiment bien les livres qui traitent de lecture. Ils seront servis! Et pour ceux que cela ne tente pas plus que cela, relisez Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, cela ne peut que faire du bien!

  • Extrait

Le désir d’un homme est difficile à saisir, encore plus à contrôler. Alors, imaginez celui de milliers de personnes, réunies au même endroit, au même moment. 

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