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Titre : Avoir un corps
Auteure : Brigitte Giraud
Date : 2013
Nombre de pages : 235

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  • L’intrigue

Une enfant grandit et devient une jeune fille. Qui elle-même devient une jeune femme, puis une femme d’âge mûre. Toute la vie d’une femme, mais dont le personnage principal est son corps. C’est son ressenti qui est décrit dans ce roman, à travers les mois et les années.

  • Ce que j’en ai pensé

C’est un roman de la rentrée littéraire. C’est à la suite d’une critique sur un blog (je ne sais plus lequel) que j’ai mis ce livre en réservation à la bibliothèque. Pourtant, je dois avouer que quand je l’ai reçu, je ne savais plus vraiment pourquoi je l’avais réservé et il ne me faisait pas très envie…

J’ai pourtant décidé de commencer à le lire et je ne le regrette pas du tout! Ce fut une lecture très agréable!
Ce roman est du même genre que « Journal d’un corps » de Daniel Pennac, que j’avais beaucoup apprécié.
Le principe étant de suivre la vie d’une personne, avec le corps comme personnage principal : ses émotions, ses découvertes, ses habitudes, ses changements…C’est le corps qui parle et qui ressent en priorité.

Ici, c’est à peu près la même chose, sauf que c’est avec le corps féminin (ce qui me parle quand même un peu plus!). J’ai réussi plus facilement à m’identifier et à reconnaître certains passages de la vie d’une femme, comme l’enfance, le début de l’adolescence, l’arrivée dans le monde des adultes…

L’écriture est très agréable, elle arrive à retenir l’esprit du lecteur et à décrire à la perfection les expériences que le corps peut avoir. C’est vraiment impressionnant, je me suis arrêtée plusieurs fois dans ma lecture pour relire certains passages, tellement je les trouvais réalistes.

On s’interroge sur le rapport entre le corps et l’esprit, à quel point ils sont liés.
A quel moment on remarque que l’esprit peut exercer un contrôle sur le corps, qu’elle peut le forcer à accomplir des gestes qui n’est pas dans une certaine logique (s’affamer, faire du sport extrême…).
Tout comme le corps peut reprendre le contrôle sur l’esprit et qu’il est impossible de tout contrôler (les maladies par exemple et tout particulièrement pour les femmes l’accouchement)…

On ne se rend pas compte de ce que le corps fait tous les jours, toutes les heures et toutes les secondes même. A quel point on utilise son corps, sans même le remarquer, dans tous nos actes, toutes nos pensées. On le met à l’épreuve, on explore nos possibilités, on teste nos limites et on apprend à vivre avec lui. Cela peut prendre du temps.

C’était vraiment très intéressant, amenant le lecteur à s’interroger sur son propre corps, de la manière dont il le voit, comment il le ressent. Ce roman se lit d’une traite, on veut en savoir plus.

[Attention, je dévoile la fin]

Ce roman ne va pas jusqu’à la fin de sa vie. On ne voit pas comment le corps vit la vieillesse. Il prend fin au moment où la femme réussi à commencer à surmonter son deuil et son veuvage. Ou le corps commence à revivre, où elle reprend conscience qu’il y a encore une vie qui l’attend, qu’elle ne peut pas rester indifférente au monde, à la vie.
Ce sont encore de très beaux passages, qui valent la peine d’être lu.

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Vraiment, je ne m’attendais pas à lire un aussi bon roman. Je le conseille sans aucun souci (plutôt aux femmes qui pourront plus s’identifier).

  • Extrait

Être vivant, c’est être mortel, je l’apprends d’un coup et ne l’oublierai pas. 

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