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Titre : Quand vous lirez ce livre… (vo : Ways to live forever)
Auteure : Sally Nicholls
Date : 2008
Nombre de pages : 275
Age :  14 ans

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  • L’intrigue

Sam a 11 ans. Il a une leucémie et la chimiothérapie ne fonctionne pas. Il sait qu’il a moins d’un an à vivre. Son professeur particulier lui propose lors d’un cours d’écrire un texte sur lui. Renâclant d’abord, il se prend au jeu et décide d’écrire un livre.

  • Ce que j’en ai pensé

Je ne sais pas si c’est une « mode », mais j’ai l’impression d’en voir partout des romans avec des enfants gravement malade ou bien handicapé. Ce roman m’a bien évidemment fait penser au roman »Nos étoiles contraires » de John Green, qui parle également de ce thème.

Ce qui fait la réussite de ces romans, c’est qu’il n’y a rien de pathétique dedans. L’auteure arrive à nous parler d’une situation absolument abominable, sans en faire trop. Ce n’est pas simple de ne pas tomber dans le pathétique, l’enfant héroïque et le tragique, qui donne l’impression que l’auteur en fait trop.

Et ici, mission accomplie! Ce que l’auteure nous montre dans ce roman, c’est la vie quotidienne d’un enfant très malade. Ses pensées, les réactions de ses proches (entre le déni de son père et la résignation de sa mère, les visites de sa famille et ses allers et retours à l’hôpital).

Il collectionne les histoires, fait une liste de choses à faire qu’il essaye de réaliser avec un autre petit garçon malade…Il essaye de laisser une trace de lui-même en fait. S’il va mourir prochainement, le livre, lui, restera. Cela l’encourage à continuer, à l’étoffer. Il en profite surtout pour enfin dire tout ce qu’il ne peut pas dire, toutes ses pensées qui l’étouffent : Pourquoi meurt-on? Que se passe-t-il quand on meurt? Pourquoi lui? Comment ses parents prennent-ils sa future mort? Et va-t-il souffrir?
C’est pourquoi je préfère nettement le titre original « Ways to live forverer », qu’on peut traduire par « des manières de vivre à jamais ».

C’est un roman jeunesse. Les chapitres sont courts, le texte fluide, il se lit très vite. Il n’y a pas réellement de style (à moins que l’auteure ait fait exprès de prendre le ton d’un enfant de 11 ans), mais on ne peut pas s’arrêter de le lire, même si on redoute la fin.

[Attention, je dévoile la fin]

Inutile qu’arriver à la fin du roman, je pleurais comme une madeleine. Même si sa mort est douce, qu’il glisse du sommeil à la mort sans souffrance ni heurts, cela reste très très dur.

On s’attend à cette fin, avec un clin d’œil au début, quand il décide de faire un QCM pour terminer son livre, mais que c’est triste! La mort survenue trop tôt d’un de mes proches est quelque chose qui me fait très peur. Quand une personne très âgée meurt, on est très triste, mais c’est dans l’ordre des choses. Quand un jeune adulte, ou un enfant meurt, ce n’est pas logique, c’est vraiment abominable.

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C’est un très beau roman, que j’ai été contente de lire, bien que le thème soit dur…je vais faire une pause dans ce genre de thématique. Mais cela reste un très bon roman, que je ne peux que conseiller. Mais seulement à partir de 14 ans.

  • Extrait

Quand on est en train de mourir, les adultes sortent leurs plus gros bafouillages. Si on leur pose des questions là-dessus, ils ne répondent jamais. Ils préfèrent tousser avant de changer de sujets.

Moi et la littérature jeunesse

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