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Titre : Victoria rêve
Auteur : Timothée de Fombelle
Date : 2012
Nombre de pages : 105
Age : à partir de 10 ans

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  • L’intrigue

Victoria s’ennuie dans sa petite ville de province, où il ne se passe jamais rien.

Alors elle se réfugie dans les livres, où elle vit des aventures exceptionnelles.

Pourtant depuis quelque temps, son monde imaginaire débarque sans prévenir dans la vie réelle : son père, si sérieux se promène avec des bottes de cow-boy, un camarade de classe lui demande où sont les trois cheyennes et des livres disparaissent comme par magie de sa bibliothèque. Déboussolée, entre la joie et l’effroi, Victoria essaye de comprendre ce qu’il lui arrive.

  • Ce que j’en ai pensé

C’est Miss Bouquinaix qui m’a conseillé ce petit livre et je la remercie vivement!

J’ai tout d’abord beaucoup apprécié l’objet en lui-même : Petit roman tout fin, on pouvait déplier la couverture et la quatrième page de couverture. Et sur ces dépliants se trouvent les couvertures des livres préférés de Victoria! Jugez plutôt :

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Qui n’a jamais rêvé vivre des aventures lus dans les livres? C’est en partie d’ailleurs pour cela qu’on les lit. Quand un livre est suffisamment bien écrit, on a l’impression de vivre les aventures du roman.

Je me souviens d’un roman que je lisais (c’était le tome 3 des Mondes d’Ewilan de Pierre Bottero ) et j’étais tellement absorbée dans un combat dans une arène que, lorsque j’ai relevé la tête un instant, j’ai été stupéfaite du silence qui régnait dans cette salle de bibliothèque universitaire. Cela fait partie d’un de mes meilleurs souvenirs de lecture en fait.

Dans ce roman, Victoria a l’impression que les personnages de ses livres s’échappent pour errer dans la réalité. Elle qui a tendance à embellir les choses de la vie pour vivre de véritables aventures, là se sent dépassée par la situation, n’y comprenant plus rien. Comme si ses rêves s’échappaient.

Ce roman nous parle de la magie de l’imagination des enfants, du besoin de rêver, d’imaginer, mais tout en devant veiller de garder les pieds sur terre. C’est bien écrit, avec simplicité et une certaine poésie : Ce roman a vraiment quelque chose!

[Attention, je dévoile la fin]

J’ai beaucoup aimé comment de quiproquo en quiproquo, à cause de son imagination incroyable, Victoria arrive à se convaincre que tout ce qu’elle voit et croit est réel.
Elle arrive même à être véritablement inquiète, à penser que des indiens cheyennes se promènent dans la nature, que son père travaille pour des cow-boys dans un far west proche et que l’horloge de la maison a quitté toute seule le domicile. Elle qui d’habitude contrôle ses réveries, ici ne peut que se laisser aller et essayer de comprendre ce qui se passe.

La réalité est bien moins fantastique et drôle, elle est affreusement banale : Un livre sur des indiens, le père au chômage qui cherche désespèrement un autre travail, quitte à faire le clown dans un restaurant de cow-boys et une horloge vendue pour récupérer un peu d’argent.
Mais cela a le mérite d’être la vie réelle.

Ici, Victoria comprend que la vie réelle recèle elle aussi de belles aventures et qu’il faut y prêter attention pour ne pas passer à côté de trop de choses, comme le désespoir de son père, où l’amitié d’un garçon qui aime les même choses qu’elle.

Même si Victoria tombe de haut, c’est un livre plein d’espoir, d’amour et d’amitié.

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Un joli petit livre, très agréable à lire, que je ne peux que conseiller. Tout petit, il convient dès l’âge de 10 ans.

  • Extrait

Il y avait seulement, à la hauteur de ses yeux, une longue étagère unique, remplie de livres, qui faisait le tour de la chambre. Cette ligne de livres, Victoria l’appelait l’horizon. 

Moi et la littérature jeunesse

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