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Titre : Ferrailleurs des mers
Auteur : Paolo Bacigalupi
Date : 2013
Nombre de pages : 393
Age : 14 ans

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  • L’intrigue

Dans un futur proche (fin du XXIe siècle), la mondialisation n’existe plus et les Etats-Unis sont devenus un pays du tiers-monde.
Nailer est un jeune ferrailleur, qui dépouille les vieux pétroliers de leurs cuivres.
Il a de la chance, il est particulièrement petit et maigre, ce qui lui permet de se glisser dans les entrailles des énormes bateaux, au risque de sa vie et cela pour avoir à peine de quoi se nourrir.
Mais il est difficile de se plaindre, alors qu’il a un travail et qu’il gagne sa vie, tandis que tant meurent de faim dans la rue.

Après une tempête terrible, Nailer et son amie Prima trouvent un bateau ultra-moderne échoué. A l’intérieur des richesses incroyables et surtout une jeune fille blessée. Une jeune fille riche.
Nailer doit décider…se garder le trésors pour soi ou sauver la jeune fille?

  • Ce que j’en ai pensé

Encore un livre pour le comité lecture! Quand je l’ai vu dans la liste du Masse Critique imaginaire de Babelio, je n’ai pas hésité et je l’ai demandé!

Je remercie vivement Babelio et la maison d’édition Au diable Vauvert pour ce cadeau!

Premier point positif : la couverture est  très jolie et très représentative du roman, ainsi que le titre. C’est vraiment bien choisi. Ensuite, le style de ce roman est très agréable, c’est plutôt bien écrit (ce qui n’est pas toujours évident pour les romans jeunesse!)

Autre point très positif dans ce roman : on ne peut pas s’arrêter de lire. C’est vraiment un roman d’aventure. Cela commence fort dès le début, alors que l’auteur plante son décor et cela ne s’arrête pas. On court de péripéties en péripéties!

Ce qui est passionnant dans ce roman, c’est la période post-pétrole que l’auteur nous décrit.
Le monde tel qu’on le connait n’existe plus :  La faille riche/ pauvre est plus grande que jamais, le pétrole a disparu, l’eldorado de l’Amérique aussi, puisqu’elle fait à présent partie du Tiers-monde…les grandes villes qu’on croit indestructibles sont englouties par l’océan…

J’aurais adoré en savoir plus sur ces cités englouties par la mer, comprendre comment cela s’est passé, pourquoi…Je crois d’ailleurs que l’auteur a écrit un autre roman qui traite de ces cités (ce n’est pas réellement une suite, juste un autre roman dans le même univers) et dont le titre est « Les cités englouties ».

J’ai vraiment beaucoup aimé l’univers que Paolo Bacigalupi a construit. Je pense qu’il est tout à fait possible qu’on se dirige vers quelque chose comme ça. On arrête pas de nous dire que le pétrole n’est pas éternel, qu’on gaspille et on dérègle la planète. Un jour, cela va nous tomber dessus : la pollution, l’extrême pauvreté, les catastrophes naturelles, l’anarchie…

Alors que les quelques très riches ont réussi à s’en sortir et à créer de nouvelles technologies, le reste du monde s’est transformé en une sorte de bidonville géante. Plus de voitures, d’avions ni de culture, ou même de médicaments. Revenir à l’époque des morts par infection c’est dur.

Au début du roman, Nailer est ferrailleur. Il désosse des vieux tankers échoués sur la plage pour une compagnie de recyclage. C’est-à-dire qu’au péril de sa vie et parce qu’il est assez petit et maigre, il se glisse dans les tuyaux d’énormes bateaux pour récupérer du métal en pièce détaché.

Nailer est bien évidemment un personnage très attachant. Il est bon, droit, intelligent mais avec une certaine conscience.
Il n’est pas réellement fait pour un tel monde. Je ne pense pas qu’il aurait survécu longtemps sans cette aventure. Trop grand pour faire partie de l’équipe des petits et bien trop maigre pour faire partie de l’équipe des grands, il aurait eu le choix entre mendier et faire des travaux peu recommandables…qu’il aurait été incapable de faire. Il serait mort rapidement et certainement sous les coups de son père.

L’autre personnage que j’ai beaucoup aimé c’est Tool. J’aurais vraiment aimé en savoir plus sur cette homme génétiquement modifié…comment il s’était libéré de ses maîtres, pourquoi, quelle était sa vie avant et qu’est-ce qu’il est devenu après. Il est vraiment le personnage le plus intéressant et il en devenait presque sympathique!

En ce qui concerne Nita…je m’en moquais un peu. Je ne l’ai pas trouvé très intéressante et j’ai nettement préféré Prima. La gosse de riche un peu hautaine qui apprend à connaitre la vie des pauvres, ce n’est pas un caractère nouveau dans la littérature.

J’ai rapidement compris vers où le roman allait et ce qui allait se passer ( à peu de choses près). Je commence à être rodée en roman jeunesse, c’est bien! Mais j’ai tout de même passé un très bon moment en compagnie de ces personnages!

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Un très bon roman jeunesse, avec un monde passionnant et des personnages attachants. On ne voit pas les pages filer…je ne peux que le conseiller vivement, dès 14 ans!
Je remercie encore Babelio et la maison d’édition Au diable Vauvert !

  • Extrait

Les liens de sang ne valaient rien. Seuls les gens étaient importants. S’ils protégeaient vos arrières, si vous protégiez les leurs, ils pouvaient être considérés comme une famille. Le reste n’était que mensonges et fumée.

Moi et la littérature jeunesse

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