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Titre : Bartelby le scribe 
Auteur : Herman Melville
Illustrateur : Stéphane Poulin
Date : 1853 ( 2013 pour cette traduction)
Nombre de pages : 60
Age : à partir de 11 ans

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  • L’intrigue

Dans les années 1850, à Wall Street, un juriste respectable décide d’embaucher un troisième copiste. Bartelby est un jeune homme très étrange, mais il copie très bien les documents. Seulement, un jour, il décide d’arrêter de travailler, tout en refusant de quitter les lieux.
Son unique réponse aux questions est « J’aimerais mieux ne pas« .

  • Ce que j’en ai pensé

Je m’attaque donc à un grand classique de la littérature anglo-saxonne!

Parlons tout d’abord de l’objet : Bartelby le scribe a été donc réédité sous la forme d’un texte illustré grand format.
Les illustrations sont de Stéphane Poulin, un dessinateur que je ne connaissais pas (en tout cas, je n’avais pas retenu son nom auparavant). Avec ce livre, je pense que je vais le retenir.

Autant le dire, c’est vraiment un bel objet. Au point que cela doit être agréable de l’avoir chez soi. Il est très agréable, le format surprend mais ne choque pas et les illustrations couleur pastelles sont vraiment très belles et adaptées au récit.

Voyez plutôt l’exemple avec une illustration:

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Ensuite, je ne connaissais que le titre et l’auteur. L’histoire m’était à peu près inconnue, je savais vaguement qu’il s’agissait de quelqu’un qui refusait de travailler et qui disait toujours « J’aimerais mieux ne pas« , qui est une phrase particulièrement célèbre dans la littérature.

Ce texte est considéré comme une nouvelle. C’est vrai que ce texte n’est pas très long, mais je trouvais tout de même que c’était plus qu’une nouvelle, presque un petit roman.

Il parait que ce texte a marqué les écrivains de l’absurde du vingtième siècle. On peut comprendre pourquoi. Bartelby refuse d’accomplir le travail pour lequel il est payé. Il refuse tout travail, mais reste sur place, allant même jusqu’à refuser son renvoi.

Pourquoi? On ne le saura jamais. Avec sa phrase (en anglais : I would prefer not to) il est inatteignable. On ne peut pas le faire changer d’avis, on ne peut pas l’atteindre, le raisonner.
Apparemment, les philosophes ont considéré que c’était une manière de se battre: cette stratégie de fuite devrait remplacer la résistance par l’action. C’est une autre manière de montrer qu’on est pas d’accord et de combattre. C’est une forme de résistance, seulement passive.

Est-ce réellement pour montrer l’absurdité de la vie? Je ne pense pas. Je vois cette phrase-là vraiment comme une manière différente de résister, mais à quoi?

Ce qui est drôle, est aussi de voir la réaction de son employeur : entre l’agacement et la pitié, il vacille sans arrêt, incapable de gérer la situation.
Il est difficile de se mettre en colère contre quelqu’un de passif et qui ne fait rien. Il est tellement habitué à de la répartie qu’il ne sait pas quoi faire. Il lui cherche des excuses, des raisons, il veut se mettre à sa place pour comprendre…puis la colère le reprend…et cela tourne en rond. C’était vraiment assez drôle à lire, ce pauvre juriste qui ne sait pas comment se débarrasser de Bartelby sans lui faire du mal.

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Une très belle découverte, que je conseille vivement, aussi bien pour la forme que le fond. C’est un beau et grand classique, qu’il faut découvrir je pense.

  • Extrait

En premier lieu, donc, celui qui vous parle : depuis l’enfance, je suis persuadé que les chemins les plus doux sont les meilleurs.

Moi et la littérature jeunesse

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