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Titre : La maison de terre 
Auteur : Woody Guthrie
Date : 2013
Nombre de pages : 317

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  • L’intrigue

Tike et Ella May sont un jeune couple d’agriculteur. Mais dans le Texas des années 30, la crise fait rage et endettés, ils ont bien du mal à faire pousser quoi que ce soit sur cette terre aride. Ils ne veulent plus vivre dans cette cabane en bois délavrée, mais ils leur manque énormément d’argent pour en sortir.

  • Ce que j’en ai pensé

Je remercie avant tout de chose Babelio et les éditions Flammarion pour l’envoi de ce livre.

On ne va pas perdre son temps à tourner autour du pot, pour moi, ce livre est une déception. Je l’ai fini uniquement parce qu’on me l’avait envoyé et que je devais faire une critique sur le site, mais j’ai eu du mal. Et pourtant, c’est un roman assez court, qui ne fait que 255 pages!

Il ne se passe rien dans ce roman. Mais vraiment rien du tout…et c’est affreusement agaçant.

Et pourtant, j’adore les livres où il ne passe rien. Mais vraiment. J’adore les livres plein de descriptions, d’interrogations, de questionnement de la part des personnages. Pour n’en citer que deux, Arlington park de rachel Cusk, ou le plus récent Esprit d’hiver de Laura Kasishke sont des livres où il ne se passe vraiment pas grand chose. Mais je les ai beaucoup aimé. Vraiment beaucoup.

Avec « La maison de terre »…rien. c’était même affolant. J’ai eu l’impression de lire des pages et des pages de description de paysages et de sentiments vides…je n’arrivais pas à m’y intéresser. Quand à la scène de sexe et aux scènes à caractères sexuelles…franchement, je n’y ai vu aucun intérêt!

Les deux personnages principaux sont donc un jeune couple marié qui est obligé de devenir métayers sur une terre aride et quasi-stérile. Endettés jusqu’au cou, ils aimeraient quitter la minuscule maison qui tombe en ruine, mais ils n’en ont pas les moyens. Ils rêvent de partir ailleurs, construire leur propre maison en terre.

Alors pendant les trois quarts du livre, les deux époux se parlent. Ils ne font que ça : ils se plaignent de vivre dans ce taudis, qu’on les exploite, qu’ils voudraient vivre ailleurs…et voilà. Très rapidement, j’ai trouvé que cela tournait en rond. Ils parlent de faire beaucoup de choses et en fait, ne font jamais rien.

Il y a une chose que j’ai bien aimé : j’ai trouvé assez attendrissant l’amour que Ella May et Tike se portait. Un amour assez taquin, bourru, mais très beau tout de même.

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Une déception donc et j’en suis désolée. J’aurais vraiment voulu aimer. Dommage. L’avantage est que j’ai lu un livre de plus pour le Plan Orsec, ce qui est toujours une bonne idée.

Merci tout de même pour cet envoi Babelio et Flammarion.

  • Extrait

– J’aimerais que tu nous trouves un moyen d’avoir un chouette lopin de terre à cultiver, avec une maison en pisé dessus, une grande barrière en pisé tout autour.
– Y a guère qu’une façon. C’est de continuer à trimer et se battre, à se battre et trimer pour économiser , économiser encore et se battre encore plus, dit-elle.

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