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Moi et la littérature jeunesse

Et voici donc encore une sélection de romans jeunesse!
J’en ai lu beaucoup durant le mois de janvier 2014, voici donc ce que j’en ai pensé :

  1. Les zinzins de l’assiette – Audren
  2. Le paradis d’en bas – Audren
  3. L’école est finie! – Yves Grevet
  4. L’amour? C’est mathématique! – Davide Cali
  5. La décision – Isabelle Pandazopoulos

Titre : Les zinzins de l’assiette
Auteur : Audren
Date : 2011
Nombre de pages : 92

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Je ne connaissais pas l’auteur Audren. Il était temps que je découvre au moins un de ces romans! J’ai donc choisi à la bibliothèque ce petit livre, en grande partie parce qu’il avait reçu un coup de cœur des bibliothécaires.

Trois frères sont catastrophés. Leur mère ne sait absolument pas cuisiner. En plus, elle rentre tard du travail et n’a pas le courage de s’y mettre. Le menu est donc toujours des boites de conserve et des yaourts premier prix. Pas de quoi sauter au plafond! Quand ils s’aperçoivent que le cadeau qu’ils lui ont offert pour son anniversaire ne la motive pas (un livre de recette!), ils décident de prendre les choses en main et de se mettre eux-même à la cuisine.

Ils s’aperçoivent alors que devenir un parfait cuisinier n’est pas aussi facile qu’on le pense…

Ce petit livre se lit d’une traite, l’écriture est agréable et fluide. C’est vraiment sympa! L’histoire en elle-même n’est pas extraordinaire, mais reste agréable à lire et même parfois assez drôle.

Famille monoparentale, la mère est une féministe dans un sens assez extrême : elle n’a jamais supporté de rester avec un homme, refuse d’apprendre à cuisiner, à coudre…par contre, il est toujours sympathique de voir trois garçons se mettre à la cuisine le soir, c’est encore trop rare! Mais c’est fait avec humour, cela se lit bien et on peut sans problème le conseiller dès 10/11 ans!

Par contre, je suis juste un peu déçue par la fin, qui n’en est pas réellement une je trouve. C’est dommage, j’ai eu l’impression qu’elle ne savait pas comment terminer son récit.

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Titre : Le paradis d’en bas
Auteur : Audren
Da
te : 2006
Nombre de pages : 110

IMG_0449A partir de 9 ans
Je me suis laissée tenter peu de temps après par un autre roman d’Audren.

Il s’agit du premier tome d’une trilogie :
Léopold vit dans un tout petit appartement avec ses parents et sa petite sœur. Quand arrive par la poste une lettre que sa mère a hérité d’une maison d’un cousin lointain dans un petit village, ils sont aux anges! Et à Barbizon, tout est radieux et joyeux. Léopold a vraiment l’impression que le paradis est arrivé sur terre.

Mais il se rend compte à l’école que trois autres enfants ont eu un héritage d’un cousin! C’est trop pour être une coïncidence! Devenus amis, ils décident d’enquêter pour percer le secret!

Un petit livre bien sympathique encore une fois, Audren arrive à faire des histoires et des personnages qu’on a envie de suivre. C’est peut-être un peu trop bon enfant, mais bon, on parle d’un livre qu’on peut lire dès 9 ans, c’est donc peut-être un peu logique!

Encore une fois, la solution parait arriver de nulle part et à toute vitesse…c’est un peu dommage.

Si cette histoire était sympathique, je ne pense pas qu’il soit nécessaire pour moi de lire les deux autres tomes. Je pense donc m’arrêter là.

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Titre : L’école est finie
Auteur : Yves Grevet
Date : 2012
Nombre de pages : 45

A partir de 9 ansCVT_On-sest-jure-de-tout-changer-un-jour_3062
J’ai vu ce tout petit livre dans les rayonnages de la bibliothèque. J’avais beaucoup aimé Nox, les deux tomes du même auteur et j’ai été curieuse de savoir comment il se débrouillait pour la littérature dès 9 ans.

Encore une fois, c’est une dystopie : dans un avenir proche, la scolarité est devenue payante (et très chère). Pour les riches, il n’y a pas de problème. Pour les plus pauvres, ils sont obligés, dès le CP de faire signer un contrat à leur enfant avec une grande entreprise, qui va prendre en « charge » leur éducation, en échange de beaucoup d’année de travail gratuit.

C’est le cas d’Albert, qui se retrouve dans une école gérée par une chaîne de magasin, où il apprend le futur métier de vendeur. Mais il a de la chance : sa meilleure amie, elle, doit aller travailler dans un fast-food toute la journée. Jusqu’au jour où elle s’enfuit pour intégrer une école clandestine.

C’est donc vraiment un tout petit livre (moins de 50 pages!), qui montre l’importance de l’égalité des chances à l’école.
C’est d’ailleurs assez violent quand on y pense. Mais je me demande si un enfant de 9 ans pourrait y comprendre quoi que ce soit, si ce n’est pas assez extrême : c’est tellement incroyable qu’il ne peu que comprendre qu’il y a un gros problème. Ici, l’enfant le voit : il y en a qui ont de la chance et il y en a qui sont obligés de trimer pendant des années pour apprendre des choses pratiques pour un futur travail imposé. Partie la culture, la connaissance pour la connaissance!
Dès 9 ans, en fonction du revenu des parents, on est dirigé vers un certain type de métier et on ne peut plus en sortir.

Mon seul problème est que cela se passe en 2022…donc quoi, dans moins de 10 ans? Une telle révolution en moins de 10 ans, c’est impossible. Mais un enfant ne se rendra pas compte de l’impossibilité de cette situation et verra l’importance d’une école laïque et égale pour tous.

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Titre : L’amour? C’est mathématique!
Auteur : Davide Cali
Date : 2013
Nombre de pages : 59

amourmathcouvA partir de 11 ans
Ce livre a un certain succès! C’est bien simple, j’ai déjà vu des garçons de CM1 se disputer pour l’emprunter à la bibliothèque, ce qui est assez étonnant! C’est donc avec curiosité que je l’ai réservé, pour voir ce qui plaisait tant dans ce petit livre.

Ce roman donne en fait des indices pour draguer et demander à une fille de sortir avec soi. Voilà voilà!

Un jeune garçon, Paul est très timide. Il aime bien trois filles dans sa classe : Pauline, Mélissa et Julie. Mais il n’ose pas le leur dire, de peur de se ridiculiser et d’avoir un refus. Il se rend alors compte que grâce aux mathématiques, il va pouvoir calculer le pourcentage de réussite d’une demande.

Il y a trois filles donc 8 possibilités différentes, c’est à dire 87.5 % de réussite! Fier de sa découverte, il en parle à ses meilleurs amis, qui à leurs tours, lui donnent des conseils de drague.

J’ai lu ce livre en rigolant bien et d’un regard bienveillant. Je comprends mieux l’engouement pour ce livre, qui doit peut-être aider les garçons en amour. Cela se lit vite et bien, on s’amuse, je ne peux que le conseiller et pour une fois, je le conseille vivement aux garçons, dès 11 ans!

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Titre : La décision
Auteur : Isabelle Isabelle Pandazopoulos
Date : 2013
Nombre de pages : 256

A partir de 15 ans9782070647965FS
Voici un roman assez particulier, un roman pour adolescent, j’insiste bien là-dessus. Il a pour sujet un thème encore tabou et assez incompréhensible : à savoir le déni de grossesse.

C’est donc l’histoire de Louise. Louise est une fille sans histoire. En terminale S, elle est une bonne élève, toujours aimable et serviable.

Un jour, prise d’un malaise, elle demande à sortir de cours. Samuel, délégué, doit l’accompagner aux toilettes, mais après un long moment, il ne la voit pas ressortir.

Quand il voit du sang, il appelle en urgence le directeur. Mais il ne s’agit pas d’un suicide : Louise vient d’accoucher dans les toilettes. Elle affirme n’avoir pas eu connaissance de sa grossesse (qui ne se voyait absolument pas) et être vierge (ce qui est déjà plus problématique!).

Cette jeune fille (que -bien évidemment- personne ne croit) doit donc gérer ce traumatisme qu’est un déni de grossesse et se décider sur le sort de l’enfant : elle le garde? Elle le met en adoption? Ou en famille d’accueil?

Cela doit être très dur à gérer pour une fille à peine majeure. Ce roman est assez violent, les thèmes choisis le sont de toute façon! J’ai été assez mal à l’aise durant ma lecture, au point que sur la fin, je lisais plutôt en diagonale.
Louise fait ce qu’elle peut, essaye de faire ce qu’on attend d’elle, mais ce n’est pas possible. C’est assez délicat et tabou tout de même : il est clair que Louise ne veut pas être mère, elle ne se reconnait pas maman de cet enfant, qui est un étranger pour elle. Et elle a beau essayer, cela ne passe pas. L’amour maternel n’est pas inné quoi qu’on en dise.

Un roman donc assez dur, pas avant 15 ans donc et encore…il vaut mieux prévenir le lecteur du thème, afin qu’il ne soit pas surpris. Je ne suis pas sûre de le conseiller un jour à un adolescent.

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