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Titre : Le train
Auteur : Georges Simenon
Date : 1961
Nombre de pages : 100

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  • L’intrigue

Marcel Féron est un homme marié, sans histoire. Quand les allemands envahissent la Belgique, il décide de fuir avec sa femme enceinte et sa fille de 4 ans. Mais arrivé à la gare, il se fait séparer de sa famille et est obligé d’aller dans un autre wagon.
Il y rencontre une jeune femme, Anna.

  • Ce que j’en ai pensé

Le thème de ce mois-ci pour le club des Lectrices était « les transports » et les membres du club ont donc choisis ce petit roman (cette nouvelle?) de Georges Simenon.

Je dois avouer que j’ai un assez gros a-priori à propos de cet auteur. Bercée par la série Les Maigrets durant mon enfance, j’ai été obligée d’en voir tellement que j’ai fait une overdose! Et quand je pense à cet auteur, je pense automatiquement à Maigret.

Partir avec un a-priori sur un livre est une mauvaise idée. Surtout quand on a pas particulièrement envie de lire en ce moment. J’ai eu du mal à me motiver…
En deux mots, je n’ai pas ressenti grand chose lors de ma lecture…ni agréable ni désagréable, cela s’est lu vite, mais je ne pense pas en garder un souvenir imperissable.

Et pourtant, qu’est-ce que je peux réellement lui reprocher? Ce n’est pas une lecture désagréable, le thème est pourtant assez intéressant : la fuite des allemands dans un train. Souvent, on a des récits de cette exode sur la route, en voiture…j’ai aimé ce changement!

Par contre, je n’ai pas du tout été sensible au style. Je ne lui ai rien trouvé d’exceptionnel, comparé à d’autres lectrices du Club. Et finalement, l’histoire n’a pas réussi à m’intéresser non plus.

Ne soyons pas injuste, j’ai tout de même aimé certains passages :

J’ai bien aimé l’exode dans le train : voir les « clans » qui se formaient au long du voyage, comment l’être humain arrive, très rapidement à se recréer une sorte de territoire et de famille… Dans le train, au bout de quelques jours, chacun avait sa place à lui, son coin. Les membres d’un wagon étaient comme unis et solidaires. C’est assez étrange et impressionnant à lire!

[Attention, je dévoile une partie de la fin]

Par contre, dès leurs sorties du train et leur arrivée dans le camps de réfugiés, j’ai décroché. cela n’a pas réussi à m’intéresser plus que ça. L’histoire d’amour (amour? Je n’en suis pas réellement sûre, de passion en tout cas pour Marcel, qui finalement la quitte bien plus facilement qu’elle, alors même qu’il était effrayé de la voir disparaitre au début) entre Marcel et Anna n’a pas réussi à ramener mon intérêt.

Marcel est quelqu’un d’extrêmement banal et même son témoignage d’une époque assez particulière ne m’a pas permis de changer d’avis. Je ne lui ai pas trouvé beaucoup d’intérêt. C’est juste un pauvre type qui trompe sa femme finalement. J’aurais préféré en savoir plus sur la vie de Marcel avant son mariage en fait.

La fin était assez prévisible et je n’ai pas été très étonnée.

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Si ce roman a réussi à me faire changer ma vision de cet auteur, je ne peux pourtant pas dire avoir réellement aimé ma lecture. J’aurais donc du mal à vous le conseiller et je pense que je vais arrêter là ma découverte de cet auteur.

  • Extrait :

Il n’en est pas moins vrai que, le jour de la déclaration de guerre, j’ai éprouvé un soulagement. Je me suis surpris à dire à voix haute : 
– Cela devait arriver.
Ma femme m’a regardé avec étonnement.
– Pourquoi?
– Pour rien. J’en étais sûr.

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