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Titre : Les locataires de l’été (vo : Salt water)
Auteur : Charles Simmons
Date : 1998
Nombre de pages : 188

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  • L’intrigue

Michael a 15 ans. Il passe comme toujours ses étés à Cap Bone, où sa famille possède une maison.
Mais cette année, ses parents ont loués une petite maison sur l’île. Les locataires sont madame Mertz, une magnifique femme et sa fille, Zina, qui a 20 ans. Michael tombe immédiatement amoureux d’elle.

  • Ce que j’en ai pensé

Ce roman fait partie de la sélection du Prix des Lectrices 2014. C’est le choix de Violette. C’est un petit livre qui se lit très rapidement et qui donne incroyablement envie d’être en été!
J’ai apprécié cette lecture. J’ai été tout particulièrement impressionnée par le style de l’écrivain (qui d’ailleurs ne publie vraiment pas souvent!) et j’aimerais lire ces autres livres.

Il y a une ambiance très particulière dans ce roman. La première phrase du roman le montre : »C’est pendant l’été de 1968 que je tombai amoureux et que mon père se noya ». Cela montre tout de suite le ton!
C’est un roman sur le premier amour, l’amour d’adolescent, violent, total et parfait. Michael a 15 ans. Il découvre Zina et tombe éperdument amoureux d’elle. Il est près à tout pour rester près d’elle, pour qu’elle partage son amour.

Hélas, cela ne va pas se passer comme ça. Zina a 20 ans et si elle se montre affectueuse avec Michael -sans doute flattée et attendrie par son amour- elle le voit comme un enfant. Cet été là sera donc l’été, où Michael va tomber amoureux et où il va apprendre à connaitre la jalousie, la déception…

Je l’ai dit, j’ai beaucoup aimé l’ambiance. L’été, le climat chaud, la mer, le sable, le côté dolent, où on ne fait pas grand chose…j’aime beaucoup l’été pour ces raisons-là! On a l’impression de vivre à un autre rythme. Charles Simmons a très bien réussi à faire passer cette atmosphère, tout en y instillant petit à petit une pression qui finit par prendre toute la place sans qu’on s’en rende compte. Et la fin est explosive!

J’ai également aimé le titre du livre : Les locataires de l’été. C’est exactement ça. Le temps d’un été, ils arrivent, ils bousculent tout et font le bonheur ou le malheur des autres et après la fin de l’été, ils repartent vers leurs vies, en laissant tout en plan. Pour eux, ce n’est qu’une parenthèse, par rapport à ceux qui y vivent et qui devront surmonter les conséquences.
Le véritable titre est « Salt Water », de l’eau salée, que je trouve également bien choisi, puisque c’est une leçon salée que Michael va avoir durant cet été.

Mais -car il y a un « gros mais »- j’ai été très surprise et ce dès le début de ma lecture. Immédiatement, je me suis dit que cette intrigue me disait quelque chose…et plus j’avançais, plus je trouvais des points communs avec un autre roman.
Le titre de cet autre roman? « Premier amour », un roman d’Ivan Tourgueniev que j’ai lu en novembre 2011 (merci petit carnet!).

Si j’en parle dans ma critique, c’est que c’est vraiment très semblable…la trame principale est pour ainsi dire la même dans les deux romans.  Il y a l’environnement et certains rebondissements détails qui changent. Je me demande si je suis la seule à avoir remarqué cela. Le roman de Tourgueniev a été écrit 1860. Celui-ci de 1998.

Je dois avouer que cela m’a un peu gâché ma lecture, puisque je me souvenais parfaitement de l’intrigue et que j’ai donc deviné presque tout à l’avance dans ce petit roman.

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Malgré l’inconvénient dont je vous ai parlé, j’ai passé un bon moment à lire ce petit livre et j’ai découvert un auteur qui vaut la peine d’être lu! Je le conseille donc.
Merci encore à Violette pour cette découverte!

  • Extrait

Tandis que nous foulions le sable fin, elle me prit à nouveau par la main et dit :
– Fais attention à toi. Tu prends les choses trop à cœur.
Et je fais comment pour faire attention? me dis-je en moi-même.

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