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Titre : Plonger
Auteur : Christophe Ono-Dit-Biot
Date : 2013
Nombre de pages : 443 

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  • L’intrigue

Un homme part pour enquêter sur la mort de la femme de sa vie. Cela faisait plusieurs mois qu’elle avait déserté le foyer conjugal, pour une durée et une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon.

Il reçoit un appel qui lui apprend qu’elle a été retrouvée morte sur une plage, nue, certainement noyée. Il doit aller identifier le corps.

Alors qu’il se met en route, il se remémore toute cette relation.

  • Ce que j’en ai pensé

Cet ouvrage m’a été prêté par une amie qui l’avait beaucoup aimé. Sorti à la rentrée littéraire 2013, il a reçu le prix de l’Académie Française « Grand prix du roman 2013 ». Je n’ai pas aimé cette lecture.

J’ai l’impression que l’Académie Française cherche à se dépoussiérer un peu et à adopter un look plus « jeuns » en récompensant notamment des ouvrages comme La vérité sur l’affaire Harry Quebert (j’avais expliqué ce que j’en avais pensé) et…ce livre-là. Ce prix doit récompenser une « œuvre originale »…je ne trouve pas que cela en soit vraiment une.

Il est clairement écrit « roman » sur la couverture du livre. On peut donc partir du principe que c’est une fiction, même si l’auteur partage le même métier que son personnage. D’ailleurs, il l’a dit lui-même qu’il ne voulait pas qu’on accole le mot « autofiction » à son roman.  Il dit qu’il s’est inspiré d’événements de sa vie, mais qu’il faut différencier son roman et lui-même. Cela a le mérite d’être clair.

Ce roman est une histoire d’amour avec comme fond le siècle de l’Europe vieillissante qui se transforme en musée et d’un Orient sanglant et en pleine révolution. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce qui ressort de l’Europe dans ce texte, même si on peut comprendre son point de vue. Mais c’est beaucoup trop pessimiste et amer pour moi. Les plaintes sur l’écologie, sur le monde, la crise, l’amour, ça va 10 pages, 20 pages, voir même 50 pages, mais durant tout le livre c’est lourd.

Un autre souci est que je trouve – bien évidemment, cela est et reste seulement mon avis – que ce roman regorge de clichés. Et je n’aime pas trop ça les clichés. Je ne vais en citer qu’un qui m’a fait beaucoup rigoler, c’est quand Paz cuisine pour lui et qu’il nous fait tout son discours sur les filles du XXIè siècle qui prennent la peine de réellement faire la cuisine parce qu’elles sont des « femmes qui aiment », sinon ce serait micro-onde et basta…c’est tout de même très cliché.

 

Ensuite je dois faire mon mea culpa : Je me me passionne pas pour les requins. S’il ne me viendrait jamais à l’esprit de vouloir les exterminer et qu’il me semble logique qu’ils vivent libres et en paix, je n’y pense vraiment pas souvent. Donc toutes les parties sur les requins, même si elles m’ont appris beaucoup de choses, ne m’ont pas beaucoup intéressé.

[Attention, je dévoile des éléments de la suite]

Il y a eu surtout un grand problème :  J’ai trouvé le narrateur minable.
Mais vraiment un type assez méprisable dans l’ensemble. L’amour c’est bien beau, la passion excuse beaucoup de chose, mais s’accrocher comme ça pour son propre bonheur, alors que la femme – qu’il dit aimer plus que tout au monde – est clairement malheureuse, c’est nul.
Lui faire un enfant dans le dos (parce que c’est ça qui se passe quand même, mine de rien…on parle toujours des ses femmes qui osent faire un enfant dans le dos de leur mari, là, c’est exactement pareil…créer une famille sur un mensonge, c’est tellement petit)c’est minable, surtout vu comment il s’apitoie sur soi-même en permanence.
non franchement, j’ai trouvé cet homme tellement antipathique que je n’ai pas réussi à m’intéresser à lui et à le prendre en pitié.

Si j’avais du mal avec Paz, que je trouvais égoïste et assez stupide dans son esprit de « artiste torturé qu’on ne peut pas comprendre« , je trouve qu’elle ne méritait vraiment pas cet homme.

J’ai préféré la fin, quand il se retrouve en Arabie pour essayer de comprendre. Quand il se rend compte que sa femme l’avait réellement quitté à la fin. Et qu’elle était heureuse. Mais même cela n’a pas réussi à rendre mon avis plus positif.

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Je n’ai pas aimé ce roman et je ne crois pas essayer d’autres de ses œuvres. Une mauvaise expérience pour moi!

  • Extrait
Les plaisirs qu’on a eus sont tout ce qui reste d’une vie qui s’achève.
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