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Moi et la littérature jeunesse

 

Et voici la sixième sélection des romans jeunesse. Je suis contente de ce type d’articles, qui me permets de moins culpabiliser à l’idée de ne pas parler de toutes mes lectures, mais parfois, il est difficile d’avoir de quoi écrire tout un article sur ce genre de petit livre. Surtout si j’en suis déçue, je n’ai pas vraiment envie de leur consacrer du temps! Et là, c’est le cas…

Et pourtant, je trouve cela très important de les critiquer et d’en parler, histoire qu’on sache qu’ils existent et pour donner des idées de lecture aux parents. Ce discours vaut également pour les albums.

  1. Je ne t’aime pas Paulus – Agnès Desarthe
  2. Le bus 666 – Colin Thibert
  3. Aristote in love – Anne-Gaëlle Balpe
  4. Kiffe kiffe demain – Faïza Guène
  5. Tes seins tombent – Susie Morgenstern

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Titre : Je ne t’aime pas Paulus 
Auteure : Agnès Desarthe
Date : 1991
Nombre de pages : 236

A partir de 13 ans

9782211067171Julia est une adolescente comme une autre, assez neutre et qui ne se fait pas trop remarquer. Surtout, elle se trouve moche. Alors quand on lui annonce que Paulus, le plus beau garçon de sa classe l’aime et qu’il souhaite sortir avec elle, elle croit évidemment à une très mauvaise blague. Elle refuse d’y croire et même d’y accorder la moindre pensée. Pourtant Paulus tente de s’accrocher son attention. Est-ce que cela pourrait réellement être vrai?

Ce roman est un roman sur la naissance de l’amour entre adolescents.

De Agnès Desarthe, j’ai lu Une partie de chasse et Quelques minutes de bonheur absolu…j’avais beaucoup aimé le premier, beaucoup moins le second. Là, j’ai tenté de lire sa littérature jeunesse…et je dois avouer que je n’ai pas beaucoup accroché…il y a un tome deux et j’ai décidé de ne pas le lire.

Ce qui est appréciable est que le personnage de Julia n’est pas désagréable à suivre. C’est ce qu’on appelle une « chouette gamine! ». Agréable, gentille, intelligente, elle pourra aller loin, une fois l’adolescence et le lycée passé…
Ce genre de fille, c’est après, aux moments des études qu’elles sortent de leur cocon et deviennent souvent des filles géniales…mais à l’école, elles ne sont pas populaires, mais pas vraiment des loosers non plus.

Je crois que le thème m’a assez agacé…une adolescente qui tombe amoureuse, c’est mignon au début, mais cela devient très vite agaçant : elle le vit, elle rougit, elle pâlit à sa vue (ah non ça c’est Phédre)…mais en gros, c’est ça et pendant 200 pages…

Tout cela pour dire que je n’ai pas vraiment aimé ce roman…Je pense faire une longue pause avant de retenter cette auteure.

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Titre : Le bus 666
Auteur : Colin Thibert
Date : 2013
Nombre de pages : 91

A partir de 10 ans

Lorsque Chloé se rend comptele bus 666 que le bus dans lequel est est montée ne l’emmène pas du tout à l’école comme d’habitude, il est trop tard…Elle se retrouve embarqué dans un monde vraiment très étrange…

Pourquoi le chauffeur est-il aussi étrange? Est-il vraiment un squelette?? Et d’où viennent ces sorcières, zombis, fantômes…Chloé, pleine de courage va tout faire pour retrouver son chemin et rentrer chez elle!

Ce tout petit roman est assez loufoque! Le résumé m’avait séduite et j’avais donc décidé de l’emprunter. J’ai été un peu déçue en le lisant, mais après réflexion, je ne pouvais pas m’attendre à quelque chose de très poussé pour cet âge-là.

C’est vrai qu’on ne fait que passer en surface et trop raidement sur les différents monstres. C’est dommage! De plus, ce roman est très « bon enfant« , il ne risque pas d’effrayer les petits lecteurs, qui y trouveront leur compte et rigoleront bien! Ils n’auront pas le temps de s’inquiéter pour l’héroïne qui se sort d’une situation catastrophique aussi vite qu’elle y entre!

Un court roman assez sympathique donc!

 

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Titre : Aristote in love
Auteur : Anne-Gaëlle Balpe
Date : 2012
Nombre de pages

A partir de 12 ans

689990572Aristote n’est pas un prénom très commun…et ce n’est pas très pratique pour craner dans la cour de récréation non plus. Alors qu’il entre en sixième, Aristote se retrouve à côté de la magnifique Jasmine qui lui demande d’où vient son prénom. Il ne s’était jamais posé la question et décide donc de se renseigner. Alors qu’il espérait tenir d’un grand guerrier, il apprend qu’Aristote était un philosophe. Mais qu’est ce que c’est qu’un philosophe? Et comment faire pour que Jasmine continue à s’intéresser à lui?

Quand on entend un prénom peu commun, souvent, on se dit qu’il n’a pas dû avoir la vie facile au collège.
Et c’est vrai qu’un prénom extraordinaire peut être parfois difficile (même si je suis persuadée que cela peut également être une force).

Mais Aristote va tenter de retourner la situation en utilisant son prénom et le métier de celui qui l’a porté avant lui : il décide d’ouvrir un cabinet de philosophie pour répondre aux questions que les gens se posent et gagner un peu d’argent. Par chance, Jasmine est partante et décide de l’aider!

La découverte de la philosophie chez des élèves de sixième. Ce roman a au moins ce mérite-là!

J’ai trouvé ce tout petit roman sympathique mais sans plus. Disons qu’il n’a rien d’extraordinaire alors qu’on m’en avait dit beaucoup de bien. Je suis donc un peu déçue.

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Titre : Kiffe kiffe demain 
Auteure : Faïza Guène
Date : 2004
Nombre de pages : 189

A partir de 15 ans

 

photo3 (1)Doria a 15 ans. Elle vit avec sa mère dans un HLM d’une banlieue parisienne. Son père est reparti au moment de la retraite au Maroc pour se trouver une femme plus jeune qui lui donnera un fils.

Elle raconte donc sa vie de tous les jours, avec beaucoup d’humour (assez noir c’est vrai), l’école, les amis, la difficulté de vivre sans argent…La vie n’est donc pas toute rose, surtout qu’elle n’arrive pas à trouver sa place.

Elle essaye différentes choses, se plante à l’école, découvre le baby-sitting, l’entraide, l’amour…
Et elle le dit : Savoir que des personnes ont besoin de toi et que tu peux leur être utile, c’est mortel quand même.

 

Une fois qu’on dépasse le stade de la couverture (qui ne donne pas vraiment envie de lire le livre soyons honnête!), on se plonge dans ce roman et on ne peut pas s’arrêter.

Des Doria, je pense qu’on en a plein dans les banlieues de Paris. Des gamines de 15 ans, qui n’ont pas vraiment de débouchés à l’école parce qu’elles ne bossent pas, qui voient la vie vraiment en noir parce qu’il n’y a pas réellement de futur heureux pour elles. Qui ne voient pas ce qu’il pourrait y avoir, parce que le bonheur semble inaccessible.

J’ai bien aimé ce roman, que j’ai trouvé assez frais et crédible. Je peux donc vous le conseiller, mais pas avant 15 ans.

 

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Titre : Tes seins tombent
Auteure : Susie Morgenstern
Date : 2010
Nombre de pages : 84

 

A partir de 15 ans

9782742789467Une grand-mère et sa petite fille passent l’été ensemble chez des amies de la première. C’était la grand-mère qui voulait passer du temps avec elle, la jeune fille, elle n’était pas très motivée et avait peur de s’ennuyer…

Elles partagent la même chambre et le même lit, mais n’arrivent pas à se parler.
La grand-mère a peur en permanence de ce qui pourrait lui arriver et de voir à quel point sa petite-fille ne connait rien à la vie et ne saurait certainement pas se défendre. La petite-fille, elle en a marre d’être considérée comme une enfant et trouve sa grand-mère has-been et ennuyeuse au possible.

Et encore une déception pour cette sélection! Décidément, je n’aurais pas fait d’excellents choix cette fois-ci en matière de romans jeunesses!

J’avais déjà tenté un autre roman de Susie Morgenstern, que j’avais abandonné à la moitié. J’avais décidé de retenter le coup avec ce tout petit roman dont la quatrième de couverture me plaisait bien! Il est connu que j’aime beaucoup les histoires de famille!

Ce roman est très court, donc je l’ai lu sans peine, mais il ne m’a pas particulièrement parlé. Alors que d’habitude les dialogues entre générations, les histoires de famille me plaisent, je n’ai pas réussi à adhérer à celle-ci.
Je m’attendais à autre chose : ici, c’est plus le monologue intérieur de la grand mère qui s’interroge sur la génération de sa petite-fille, sur  le temps qui passe, le monde, les ados, l’éducation…

Je crois que cette auteure n’est décidément pas pour moi. Je vais cesser d’essayer de la lire.