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Titre : Dracula
Auteur : Bram Stoker
Date : 1897
Nombre de pages : 567

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  • L’intrigue

Jonathan Harker est un jeune notaire. Il est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client et l’aider à acquérir un nouveau domaine à Londres. Il découvre un pays étrange et assez angoissant, avec des habitants terrifiés et très superstitieux.
Alors que le comte Dracula, son client est aimable, le jeune homme ne peut s’empêcher de remarquer des événements et des faits étranges autour de lui. Très vite, il comprend que le comte le retient prisonnier et aussi étrange que cela puisse paraître…il ne semble pas tout a fait humain…

  • Ce que j’en ai pensé

Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de classique! En regardant dans ma bibliothèque, je suis tombée sur ce roman « Dracula » et je me suis dit pourquoi pas!

Dans l’histoire de la littérature sur les vampires, il y a très clairement un avant et un après « Dracula de Stoker ». C’est Bram Stoker qui a un peu remis au goût du jour le vampire.
Il y avait avant des ouvrages sur les vampires, mais avec « Dracula », l’auteur a marqué la littérature fantastique et les vampires. D’ailleurs, quand on pense vampire, on pense souvent d’abord à Dracula (sauf celles (ceux?) qui pensent à Twilight!). C’est lui qui a fait du personnage Dracula un véritable mythe littéraire.

Je n’ai pas vraiment apprécié cette lecture (sans la détester). Soyons honnête, j’ai commencé Dracula en janvier 2014 je pense…j’ai fait une très longue pause (c’est le cas de le dire) pour le reprendre début juin et enfin le finir. Autant dire que je n’étais pas passionnée et que ne pas connaitre la suite ne m’a pas empêché de dormir! C’est en faisant le vide dans mes lectures que je l’ai retrouvé et que j’ai décidé de le continuer.

Par contre, j’ai bien aimé le style de narration : il s’agit d’un roman épistolaire. C’est assez rare maintenant, même si cela implique une certaine longueur (forcément l’action est différée). Ici, on a donc grâce à ce style plusieurs points de vue différents, grâce aux petits billets, aux lettres, aux journaux intimes, articles de journaux, télégraphes…Il a vraiment bien exploité tous les types d’écrits de cette époque.

J’ai bien aimé la première partie du récit, quand Jonathan est en Transylvanie, dans le château de Dracula. J’ai beaucoup aimé l’ambiance très gothique, comment Jonathan comprend petit à petit qu’il se passe quelque chose, comment il enquête…Mais j’ai décroché quand le récit est arrivé à Londres.

Ce roman a quand même bien vieilli…c’est assez drôle! Je dois avouer que j’ai bien rigolé (même si j’étais agacée!) de la vision des femmes à cette époque.

Je vous donne une situation : Mina, belle et vertueuse et pure et belle (zut déjà dit ça…) a été mordue par Dracula. Elle a suivie depuis le début l »histoire et ils ont grandement avancé dans l’enquête grâce à elle. Mais bon, notre troupe d’hommes forts, intelligents, riches (zut, on ne nous dit pas s’ils sont beaux eux!!) vont arrêté de lui en parler, ne plus rien dire, même si elle est quand même la première impliquée dans cette affaire maintenant! Non non non, ils vont tout lui cacher et l’envoyer au lit (oui, vraiment!) pour discuter entre hommes car « un chagrin, voir une angoisse est préférable à un dysfonctionnement neurologique ».

Donc, en gros, elle risque de ne pas supporter une vision et il vaut mieux qu’elle angoisse à mort (mais parlons ici plutôt de « chagrin » c’est plus chic et féminin!), qu’elle s’imagine tout et n’importe quoi (qu’elle devienne à moitié folle à force de tout imaginer), plutôt de la tenir au courant, par peur que ses pauvres nerfs ne supportent pas. Merci les hommes. Mouhahaha.

Bon, j’ai été assez ironique dans ce dernier paragraphe, mais c’est comme ça durant tout le roman. Il faut voir l’extrait que j’ai choisi pour comprendre à quel point ce roman est misogyne quand même!
Après, il a été écrit en 1897, donc il n’y a pas beaucoup de surprises et je l’ai pris plus en rigolant qu’autre chose (et en remerciant le ciel de ne pas être née à cette époque!).

Autre chose assez intéressante à voir, c’était la différence entre l’Occident (ici l’Angleterre) civilisée, éclairée, scientifique et moderne et entre l’Orient (ici fièrement représenté par la Transylvanie) superstitieux, mystérieux, assez effrayant et reculé.

J’ai un regret, j’aurais préféré en savoir plus sur Dracula et qu’il soit plus présent. Franchement, c’est le plus intéressant de tous les personnages, j’aurais cru qu’il aurait été plus présent. Et en effet, on le voir beaucoup dans la première partie du roman, quand Jonathan séjourne au château que la deuxième.

Par contre, je n’ai pas du tout réussi à prendre au sérieux le professeur Van Helsing. Ce n’est pas ma faute, mais moi, dès que j’entends ce prénom, j’ai dans la tête Hugh Jackman habillé en Indiana Jones des années 1890! Je n’ai pas vu le film, mais il a l’air plus ridicule qu’autre chose. Donc je n’ai absolument pas réussi à prendre ce personnage au sérieux.

Je suis assez dure dans cette critique et pourtant j’ai terminé ce roman, c’est que ce n’était pas si insupportable que cela.

J’ai également trouvé la fin extrêmement rapide. Le roman fait 500 pages quand même et tout est finalement réglé, après une course contre la montre en 2 pages. J’ai été assez étonnée.

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Cette lecture ne fut donc pas un succès…mais je dois avouer que je suis contente de l’avoir lu, c’est quand même un classique. Je n’ai pas détesté ma lecture, mais j’ai mis tellement de temps qu’il est clair que ce ne fut pas une lecture agréable.

  • Extrait

 Cette merveilleuse madame Mina ! Elle a le cerveau d’un homme, d’un homme supérieurement intelligent, […] mais le cœur d’une femme.

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