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Titre : Les livres, c’est bon pour les bébés
Auteure : Marie Bonnafé
Date : 1994
Nombre de pages : environ 200 

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  • Le Résumé

Marie Bonnafé est une psychiatre qui a fondé avec René Diatkine l’association A.C.C.E.S.

Ce documentaire porte sur l’importance de la lecture pour les bébés : Marie Bonnafé démontre à quel point la « lecture plaisir » est la meilleure condition pour accéder à la langue écrite.

 

  • Ce que j’en ai pensé

Ce sont mes collègues qui m’ont conseillé ce livre. Apparemment, si on ne l’avait pas lu, on avait « rien lu » concernant la lecture à la petite enfance. Devant cette affirmation, je me suis immédiatement mise à la recherche de ce livre. Heureusement, ma bibliothèque l’avait et j’ai donc pu le lire rapidement!

J’ai hésité à faire la critique de cet essai. Je ne fais que très rarement des critiques de documentaire et là, c’était très clairement une lecture pour le travail. Mais je me suis dit que certaines personnes ayant des enfants pourraient être intéressées par cet article!

Mais avant de commencer, je vais vous présenter A.C.C.E.S en quelques phrases :

Lors de sa création en 1982, A.C.C.E.S. (Actions Culturelles Contre les Exclusions et les Ségrégations!) s’est fixée un but :  aider l’enfant à se développer de manière à ce qu’il puisse profiter d’une égalité de chance de réussite et d’insertion sociale dans le futur et pour cela améliorer les conditions d’acquisition de la lecture et de l’écriture chez les enfants. Chose absolument primordiale!

Pour parvenir à ça, l’association met à disposition des récits, des albums, des chansons à la disposition des bébés, grâce à des partenariats entre bibliothèques, crèches, PMI…et en aidant plus particulièrement les milieux les plus pauvres. Elle propose aussi des journées de stages et des formations pour adire les professionnels de la petite enfance à mieux gérer les bébés, ou des publications.

Voilà pour l’association…

 

Voici donc ce que j’ai retenu de cet essai (en vrac!) :

 

  • Il faut autant que possible faire « baigner l’enfant » dans le langage. Lui parler est donc primordial. Discuter avec lui, lui répondre, lui lire des histoires, chanter des comptines…Pendant ce temps-là, l’enfant est sensible au son, aux rimes, aux phrases et il emmagasine un maximum!
  • Il faut faire la différence entre le langage factuel (l’oral des faits) et le langage du récit (qui est plus mélodieux, qui raconte…)
  • Pour que la lecture fonctionne, il faut bien évidemment que l’adulte prenne plaisir à lire à l’enfant. S’il s’ennuie à mourir, cela ne fonctionnera pas aussi bien!
  • Une des choses les plus importantes est ceci : lire aux bébés n’est certainement pas une forme d’apprentissage de la lecture. Le but n’est pas de lui apprendre à lire avant tout le monde, de faire dans « l’utile ». Il faut revenir à la lecture plaisir, au côté ludique. Il ne faut pas absolument apprendre toujours quelque chose.

Car le bénéfice ne sera pas immédiat. Il faut bien saisir cela et certain parents peuvent être déçus.

  •  L’acquisition de la langue écrite se fait en trois ans, à cheval sur la maternelle et le primaire. Mais il faut que l’enfant soit « socialisé » avant. Pour cela, il ne faut pas cantonner la transmission culturelle à l’école. Le livre est le médiateur de culture le plus souple, mais aussi le plus sacralisé. Il faut réussir à le sortir des lieux fermés où il se trouve habituellement pour l’amener aux personnes qui pensent ne pas y avoir le droit.
  • Il n’est pas absolument nécessaire au début que l’enfant comprenne tout dans l’histoire. Il ne vaut mieux pas interrompre le fil du récit et de sa rêverie pour lui expliquer la situation ou la signification d’un mot.
  • Ce qu’il vaut mieux pour les plus jeunes :
    – des récits courts et répétitifs
    – des éléments simples
    – des comptines et jeux de doigts
    – un récit vivant!
  • Il ne faut pas hésiter à relire, encore et encore et encore, même si cela devient profondément agaçant pour l’adulte. Tant que l’enfant demande, c’est qu’il est entrain de construire quelque chose dans sa tête. De plus, la lecture change pour lui en fonction de ce qui s’est passé dernièrement dans sa vie.
  • Les comptines :
    – doivent être orales
    – précurseurs des contes
    – les enfants se passionnent pour les jeux de nombres avec les comptines
    – elles sont en remaniement constant
  • Les contes :
    – les premiers contes : 3 petits cochons, roule galette, Boucle d’or et les trois ours…ils sont répétitifs et proche de la comptine
    – contes intermédiaires : Chaperon Rouge ou Petit Poucet…ils sont assez courts et on retrouve quelques aspects de la répétition et du jeu des chiffres
    – contes classiques…l’enfant vers 5/6 ans pourra appréhender des contes plus longs
  • L’objet du livre est très important, il faut le laisser se l’approprier. Cela peut passer par marcher dessus, s’asseoir dessus, le mordiller, tourner les pages…
  • L’enfant est capable de faire les deux choses en même temps : manipuler un livre et se l’approprier en tant qu’objet, tout en écoutant une histoire. C’est pour ça que les règles pour les petits doivent être très légères : ne pas l’obliger à s’asseoir et ne plus bouger ; ne pas l’obliger à écouter et à se tenir immobile. Cela ne risque pas de marcher sinon.

 

Voici donc ce que j’ai retenu en gros…Bien évidemment, j’oublie des tas de choses…Désolée pour le manque de clarté de cet article, mais j’ai préféré juste mettre des idées comme ça, plutôt que d’argumenter moins bien que Marie Bonnafé. Je pourrais faire tout un résumé du livre, mais je vais m’arrêter là!

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J’ai donc trouvé cet essai très intéressant et même s’il date un peu, je pense qu’il est encore très actuel. Je le conseille donc vivement, d’abord aux professionnels de la petite enfance, je pense que ce livre peut leur apporter beaucoup, ainsi qu’aux curieux qui voudraient comprendre pourquoi la lecture peut être bénéfique pour les tout-petits.

 

  • Extrait

Le bébé est tout à fait capable de se livrer à des investigations et de manipuler les albums tout en enregistrant fort bien l’histoire racontée au loin. Souvent, nous l’avons vu, il tripote un autre livre, s’exerce à le feuilleter délicatement, paraissant ne pas écouter et, en fait, après coup, il montre par ses attitudes et ses commentaires qu’il a été vraiment captivé, sans en avoir rien montré.

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