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Titre : Addiction (vo : recovery road)
Auteure : Blake Nelson
Date : 2011
Nombre de pages : 348
Age : 15

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  • L’intrigue

Maddie a 17 ans. Alcoolique et droguée, elle a un comportement très violent et finit par avoir un accident de voiture. Elle est alors emmenée de force en cure de désintoxication. Elle hait cet endroit, mais se plie aux règles pour s’en sortir.

Au bout de quelques semaines, elle y rencontre Stewart, un magnifique garçon aux même problèmes qu’elle. Ils commencent à sortir ensemble, malgré l’interdiction du règlement.
Mais une fois sortis de cure, la reprise de la vraie vie est très compliquée, entre les rechutes et les séparations. Maddie, toujours amoureuse, mais bien décidé à reprendre sa vie en main, doit faire des choix.

  • Ce que j’en ai pensé

J’avais repéré ce roman à la bibliothèque et je l’avais pris pour l’été. Ce n’est que lors de mes derniers jours que je me suis remise à lire et que j’ai lu d’une traite ce roman : en une après-midi!

Ce fut donc une lecture plutôt agréable, avec un personnage intéressant à suivre.

J’ai beaucoup aimé la manière de Maddie de se reprendre en main et d’essayer de réparer les dégâts qu’elle a causé à sa vie.
Qu’elle se rende compte qu’à 17 ans, elle s’est déjà fermée énormément de portes à cause de son comportement : Elle a un casier judiciaire, l’étiquette de droguée collée sur son front, un problème à vie avec l’alcool…
C’est un vrai gâchis et elle a beau travailler énormément pour rattraper ses erreurs, elle sait que toutes les grandes universités lui sont fermées et qu’elle pourra peut être essayer d’entrer par la porte de derrière dans les moyennes. A 17 ans, c’est dur de se rendre compte de cela et de tout de même garder espoir.

Je dois avouer que « l’histoire d’amour » ne m’a pas énormément passionné. J’aimais bien plus son amitié avec le jeune geek que sa relation assez toxique avec Stewart, que je trouvais incroyablement mou et irresponsable.

Mais j’ai été un peu déçue à cause de la quatrième de couverture. Il est dit que ce livre est sans concession. Or franchement, à lire cette quatrième page, je m’attendais à quelque chose de plus « hard », de plus violent…un roman…sans concession en fait!

Le thème ici, c’est tout de même la drogue, l’alcool, la désintoxication. Cela se fait dans la douleur tout de même, c’est quelque chose de très violent, le manque est terrible, il y a des crises, des rechutes…ce n’est vraiment pas joli à voir. Et ici, on en parle à peine, on effleure de loin le sujet, parfois Maddie s’énerve, une fois elle est en manque, une fois elle rechute, mais se reprend tellement vite qu’on a à peine le temps de réaliser.

Disons que j’ai trouvé que cela manquait un peu de réalisme. Tout n’est certainement pas aussi simple que cela! Après il ne faut pas oublier que l’auteure s’adresse à des adolescents.

Comparer cette auteure à John Green est plus logique que de la comparer à Joyce Carol Oates (elle est comparée aux deux dans la quatrième page de couverture). Je trouve que cela n’a rien à voir. : Joyce Carol Oates écrit des romans bien plus sombres, plus tordus et réalistes (par exemple en jeunesse Un endroit où se cacher), alors que John Green (dont j’ai beaucoup aimé Nos étoiles contraires d’ailleurs!) a une écriture plus « gentille » plus pour adolescent.

Je n’ai pas trop aimé la fin, j’aurais voulu quelque chose de plus définitif qu’une fin ouverte, mais bon, cela ne m’a pas gâché le roman non plus.

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Un roman agréable, qui traite d’un thème assez rare et difficile, mais qui reste soft et donc plus facilement lisible pour les adolescents. Je pense qu’on peut le lire dès 15/16 ans. Ce fut une lecture agréable, mais rien d’extraordinaire non plus.

  • Extrait

C’est si étrange d’être sobre. On est sans défense face aux événements pénibles. On est obligé de tout ressentir. Pas le choix. 

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