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Titre : Tête-bêche
Auteur : Liu Yichang
Date :1972 ( 2003 en France)
Nombre de pages : 182

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  • L’intrigue

A Xing une jeune adolescente et Chunyu Bai un homme d’une cinquantaine d’année sont deux habitants d’Hong Kong. Ils ne se connaissent pas et se contenteront de se frôler en évoluant dans leur ville, sans réellement s’apercevoir de l’existence de l’autre, tant ils sont plongés dans leurs rêveries.

  • Ce que j’en ai pensé

Ce roman a été choisi par le Club des Lectrices comme lecture du mois de novembre. Le thème était un roman sur l’Asie.

Alors ce que j’en ai pensé…pas grand chose si on est honnête…je pense que c’est vraiment le pire ça. Terminer un livre et se dire « oui bon…et ensuite? ».

A sa décharge, je ne l’ai pas lu à un moment où j’étais très sereine et disponible, mais je ne pense pas qu’il y aurait eu de miracle même si j’avais été dans une ambiance plus propice à la lecture. Je ne pense pas en retenir grand chose disons…

Il n’y a pas d’histoire, ou plutôt de trame à proprement parler dans ce roman (j’ai eu du mal à en faire le résumé!). J’ai d’ailleurs un peu de mal à lui donner le nom de roman, mais je ne trouve pas mieux.
Ce que l’auteur a voulu faire passer avant tout est une atmosphère. L’atmosphère si particulière de cette ville surpeuplée, qui a grandit trop vite et mal. Mais cette atmosphère ne m’a pas touché.

On alterne de points de vue à chaque chapitre. Nos deux héros sont deux êtres humains un peu perdus, tous les deux vivant presque exclusivement dans leurs rêveries, lui dans ses souvenirs et le passé, elle dans ses fantasmes et l’avenir.

J’ai appris que le terme français “tête bêche”, est utilisé en philatélie. Alors qu’est-ce que la philatélie? C’est le fait de collectionner et d’étudier les timbres.
Donc le terme « tête bêche » désigne aussi des timbres rares imprimés par deux en miroir.

Ce terme aurait donc inspiré l’auteur pour nos deux personnages qui évoluent en miroir dans cette ville?
Il y a deux choses qui rassemblent A Xing et Chunyu Bai : c’est une forte tendance à la rêverie et le fait qu’ils habitent dans la même ville. Sinon tous les oppose : l’âge, le sexe, l’expérience…

Je n’ai pas réussi à rentrer dans l’atmosphère de ce roman, de m’intéresser aux deux personnages. Je suis donc passée à côté de cette lecture.

J’ajouterais que c’est ce roman qui a inspiré le cinéaste Wong Kar-Wai pour son film In the Mood for Love, que je n’ai pas vu (la photo de la couverture représente une scène du film).

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Je suis donc complètement passée à côté de ce roman et de son auteur. J’ai hâte de savoir ce que les autres membres du club en ont pensé.

  • Extrait

Pendant que le bus 102 s’engouffrait dans le tunnel qui relie l’île à la péninsule, Chunyu Bai se souvenait de ces mots que d’autres avaient prononcés. Chunyu Bai habitait dans cette grande métropole depuis plus de vingt ans. A l’époque, Hong-Kong ne comptait que huit cent mille habitants ; aujourd’hui, la ville approchait les quatre millions. 

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