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Titre : La Liseuse
Auteur : Paul Fournel
Date : 2012
Nombre de pages : 224

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  • L’intrigue

Robert Dubois est un vieil éditeur, un peu lassé par son métier, mais qui reste passionné. Un soir, avant de partir en week-end, une petite stagiaire lui apporte sa première liseuse électronique. Qui contient tous les manuscrits qu’il a à lire durant ces deux jours de repos.

D’abord méfiant face à ce nouvel objet, il comprend qu’il passe dans un autre monde et apprivoise la liseuse qui lui révèle ses avantages et ses inconvénients.

Il comprend qu’avec un tel objet, son métier va finir par changer et pressent une sorte de révolution. Mais cela l’amuse et il décide d’y participer à sa façon. Et en attendant, il continue son métier d’éditeur classique…

  • Ce que j’en ai pensé

C’est grâce à un message de Musy que j’ai appris l’existence de ce roman. Elle m’a donné envie de le lire et je dois la remercier, parce que j’ai vraiment passé un bon moment.

J’ai donc lu La liseuse sur…ma liseuse! (oui, il fallait que je l’écrive ainsi, forcément!^^). C’est donc un livre de ma PAL, mais il y est entré seulement très récemment…
Ma déception a été de me rendre compte à mi-parcours de ma lecture que c’était un roman très court, vu que j’avançais à pas de géant dans les pourcentages (ma liseuse ne compte pas en pages, mais en %…un de ses grands défauts!).

Je dois pourtant signaler une chose : le titre ne correspond pas tout à fait au contenu du roman. Je m’attendais quand même plus à un livre sur les liseuses électroniques et finalement, c’est bien plus un roman sur le monde de l’édition. Cela ne m’a pas dérangé plus que cela, mais je préfère prévenir pour ceux et celles qui seraient intéressés par le titre avant tout.

Je ferais aussi remarquer que je ne suis pas sûre qu’il s’agisse réellement d’une liseuse, mais plutôt d’une tablette. Il parle d’avoir internet, de regarder des séries dessus, elle me parait bien lourde pour lui donner un coup en tombant sur lui et je ne suis pas sûre que le rétro-éclairage existait déjà sur les liseuses en 2012 (et s’il est sorti en 2012, cela veut dire qu’il l’a écrit avant^^). Je pense qu’il s’agit plutôt d’une tablette.

J’ai lu que plusieurs lecteurs avaient trouvé le ton trop triste et désespéré, comme si c’était une sorte de testament. Ce n’est pas mon avis. J’ai trouvé qu’il n’allait pas trop dans la mélancolie, dans la tristesse des livres papiers qui perdent du terrain et du temps de gloire des éditeurs qui n’est plus. Il va plutôt de l’avant, continue son métier, est drôle, malicieux, il laisse sa chance aux jeunes, même si c’est pour faire des bêtises. Il fait des expériences enfin, (j’ai mieux compris quand j’ai fait des recherches sur l’auteur.) cherche des nouveautés.

J’ai aimé entrer dans le monde de l’édition, voir les différents aspects, les différents métiers. Cela m’a fait rire quand il décrit le roman de notre époque toujours par la même phrase « c’est l’histoire d’un garçon qui rencontre une fille ». On pourrait penser que c’est une dépréciation, mais je ne l’ai pas vu ainsi.

Pour moi, de toute manière la fiction classique, c’est pareil. Il est dit que la fiction, c’est à peu près toujours les mêmes histoires raconté de différentes manières. Je ne me souviens plus qui en parle dans un des essais que j’ai lu, j’ai Kundera en tête, mais je ne suis pas sûre.

C’est en faisant des recherches sur l’auteur que j’ai appris qu’il était président de l’Oulipo et que ce roman correspond à une sextine de 180 000 signes! Il s’est donc donné une belle contrainte en écrivant ce livre, c’est impressionnant.

Une sextine est une forme poétique du XIIe siècle. Elle est composée de six sizains, dont les mots en fin de vers sont les mêmes, dans un ordre différent. Je ne sais pas si je suis clair, mais c’est ce que j’en ai compris en surfant sur le net!

[Attention, je dévoile une partie de la fin]

J’ai été surprise par les derniers chapitres. Je ne m’attendais pas à la mort d’Adèle, à cette tristesse et cette mélancolie et cela m’a un peu désarçonnée.

J’aurais également aimé avoir un dernier chapitre plus long. Je vois tout à fait ou l’auteur voulait en venir, mais si cela ne tenait qu’à moi, j’aurais voulu connaitre cette liste de 50 livres de manière plus précise et connaitre aussi l’avis du personnage sur chacun d’entre eux. Mais ce n’était pas le but de l’auteur.

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Vraiment une surprise agréable, que j’ai dévoré en une après-midi,je remercie encore Musy d’en avoir parlé, je ne pense pas que je l’aurais lu sinon!

  • Extrait

– Nous avons vidé les livres de ce qu’il y avait dedans pour en vendre davantage et nous n’en vendons plu. Tout est de notre faute.

lu sur ma liseuse

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