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Titre : Le jour avant le lendemain
Auteur : Jørn Riel
Date : 1975 (1998 en France)
Nombre de pages : 142

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  • L’intrigue

Au XIXième siècle dans le nord-est du Groenland, une petite tribu d’inuits a terminé la période de chasse et part pour le camps d’été.

Ninioq est la doyenne de cette tribu. Bien qu’âgée, elle reste très active et aide sa communauté. Comme chaque été, il faut aller faire sécher la viande et le poisson sur une petite île. Ninioq se propose d’y aller cette année et emmène son petit-fils Manik avec elle, pour lui apprendre ce savoir-faire.

  • Ce que j’en ai pensé

Cela faisait plusieurs mois que ce livre était dans ma PAL…je l’avais pris sans savoir du tout de quoi il parlait, sans avoir jamais rien lu de l’auteur, dont je connaissais seulement vaguement le nom (c’est pour cela que je l’avais pris d’ailleurs, parce qu’il me disait quelque chose et que je n’avais jamais rien lu de lui).

Je l’ai pris sur un coup de tête, parce que j’avais besoin d’un livre pour attendre chez le médecin et que je ne voulais pas prendre un livre trop volumineux. 142 pages, c’était parfait et la couverture m’indiquait que l’hiver me semblait être la bonne saison pour le lire! Bref, beaucoup de hasard!

Et je suis ravie de l’avoir lu, parce que j’ai passé un excellent moment de lecture. Je n’ai pas pu lâcher ce petit roman et je l’ai terminé très rapidement. Je ne m’attendais pas à une telle histoire!
J’ai beaucoup aimé l’écriture de cet auteur (en tout cas, c’est très bien traduit!). C’est un style très doux, très agréable.

J’ai appris énormément de choses sur la manière de vivre des inuits au XIXième siècle et avant. Il faut dire que je n’y connaissais absolument rien, donc j’avais tout à apprendre!
On y apprend leurs coutumes, comment ils vivaient, comment, nomades ils changeaient de camps l’été et l’hiver, comment ils conservaient la viande, les mariages, les naissances…C’était une véritable tribu, tout se faisait en communauté.

On y voit aussi les conditions très dures de vie, surtout l’hiver, les famines, le froid glacial, la mort omniprésente tout le temps…C’était passionnant, mais je n’aurais pas voulu naître à ce moment là-bas! Ce genre de tribu vivait au jour le jour, sans être sûr de ne pas tout perdre le lendemain.

Ninioq est un très beau personnage : une vieille dame, qui sent que son temps va bientôt se terminer, qui a eu une longue vie bien remplie, sans remord et qui trouve encore du bonheur à se rendre utile à la communauté et à transmettre les savoirs ancestraux de sa tribu aux plus jeunes. C’est un personnage sage et bon, dont on prend plaisir à suivre les pensées.

Par contre, je conseille aux gens qui veulent se lancer dans ce roman d’être dans de bonnes dispositions et d’avoir le moral. Ce n’est pas un livre joyeux, loin de là.

 

[Attention, je dévoile la fin]

Je ne m’attendais pas à une telle fin je dois avouer…une fin aussi triste, aussi amère et douce…
Après le massacre de la tribu, on sentait bien venir que cela n’allait pas finir très bien, mais cette grand-mère qui refuse de laisser son petit-fils seul, qui essaye de se battre du mieux qu’elle peut, mais qui n’en peut plus…et qui décide finalement de tout arrêter. C’était à la fois violent et doux je trouve. C’est une très belle fin, sans aucun doute.

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Un très joli roman avec une très belle histoire qui m’a énormément touché. J’ai envie de découvrir d’autres romans de cet auteur. Je ne peux que vous le conseiller vivement!

  • Extrait

Tout était éternel. L’immense nature ne pouvait être anéantie, et l’homme ne faisait-il pas partie de cette nature? Tout ce qui était vivant poussait, se reproduisait et mourait au même rythme éternel que les changements de saison. 

 

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