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Titre : Constellation
Auteure : Adrien Bosc
Date : 2014
Nombre de pages : 198

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  • L’intrigue

Le 27 octobre 1949, le Constellation, un avion d’Air France accueille 37 passagers et s’envole pour les Etats-Unis. Le 28 octobre, alors qu’il devait faire une escale sur l’île Santa Maria, dans les Açores, il ne répond plus à la tour du contrôle. Il a disparu.

On le retrouve quelques heures plus tard, écrasé contre une montagne d’une des îles de l’Archipel des Açores. Il n’y a aucun survivant.

  • Ce que j’en ai pensé

Un autre livre de la rentré littéraire 2014! Ce fut le dernier roman terminé de l’année 2014…et comme cette année 2014, cela ne me laisse pas un goût inoubliable en matière de lecture! J’ai lu ce livre sur ma liseuse.

Ce roman a fait beaucoup de bruit dans les médias et également sur la blogosphère littéraire. Cela m’avait donc rendue assez curieuse, surtout qu’il a gagné Le Grand prix du roman de l’Académie Française.

J’ai pourtant tendance à me méfier de ce prix-là, j’ai du mal à le comprendre ses dernières années et encore une fois, cela vient renforcer mon impression : L’Académie Française veut se rajeunir, se faire une belle peau neuve et donc récompense des auteurs et des romans « jeuns », qui peuvent être sympathiques mais qui -je trouve – ne sont pas exceptionnels. Comme Plonger de Christophe Ono-Dit-Biot, ou encore La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert de Joël Dicker.

On pourrait croire que je n’ai pas apprécié cette lecture…pourtant, ce n’est pas une déception. Ce fut une lecture… »sympa, sans plus ». Je crois que je m’attendais à quelque chose de peut-être plus romancé?
J’ai eu l’impression de lire un documentaire, avec des faits, des biographies, l’une après l’autre. C’était assez intéressant, j’ai appris pas mal de choses, mais voilà, j’ai eu du mal à voir cela comme de la littérature.
Il n’y a pas vraiment d’émotion, il décrit avec beaucoup de sérieux et de distance tous les faits qui ont menés à cet accident. Accident, dont on ne sait toujours pas comment il a pu arriver. On ne peut que imaginer. Adrien Bosc s’interroge également sur la notion du hasard, énorme dans ce genre d’affaire.

Si on connait à peu près Marcel Cerdan, je ne connaissais pas l’identité des autres victimes et certaines avaient pourtant eu une vie assez passionnante, comme Ginette Neveu.
C’est un bel hommage qu’Adrien Bosc fait à ces personnes anonymes dont la mort fut assez stupide et tragique.

Et une fois ceci dit…je ne vois pas très bien quoi rajouter dans ma critique. Je n’ai rien d’autres à dire, ce qui n’est vraiment pas un bon signe pour moi. Dommage.

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Une lecture donc plutôt courte et sympathique, mais loin d’être inoubliable…j’ai de plus en plus de mal à comprendre le choix de l’Académie française pour son Grand prix du roman.

  • Extrait

Homme d’un autre siècle, représentant d’un monde sur le déclin qui laisserait bientôt place au règne des hommes pressés, Boutet de Monvel aurait volontiers souscrit au Bilan de l’intelligence qu’établissait Paul Valéry : « Nous ne supportons plus la durée. Nous ne savons plus féconder l’ennui. ».

lu sur ma liseuse

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