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Titre : Les Années douces 
Auteure : Kawakami Hiromi
Date : 2001 (2003 en France)
Nombre de pages :283

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  • L’intrigue

Tsukiko, une trentenaire solitaire rencontre par hasard son ancien professeur de japonais septuagénaire dans un café où elle va boire un verre tous les soirs après son travail.
Sans chercher à se donner rendez-vous, ils se retrouvent régulièrement le soir pour partager un verre et lentement, une amitié se créée au fil des rencontres.

  • Ce que j’en ai pensé

C’est grâce au Club des Lectrices que j’ai pour la première fois entendu parler de ce roman. Cela m’avait donné envie d’en savoir plus, mais je n’étais tombée que sur le manga en deux tomes repris par Jiro Taniguchi à la bibliothèque.

Je l’avais tout de même emprunté (je pense que cela va faire presque deux ans) et lu. J’avais beaucoup aimé et les dessins et l’histoire. Et je m’étais toujours dit qu’il me faudrait lire le roman un jour.

Je les acheté en tout début d’année, un peu sur un coup de tête et comme vous le voyez, je n’ai pas mis longtemps à le sortir de ma PAL.

J’ai retrouvé l’émotion du manga, l’écriture est très douce et paisible, très poétique aussi. J’ai beaucoup aimé cette atmosphère calme et lente que l’histoire dégage. Ce fut donc un plaisir de lire ce roman!

Le titre japonais est , ce qui veut littéralement dire « La sacoche du professeur ». Même si je trouve le titre français très doux et décrivant parfaitement le roman, le titre original est encore mieux, tout en nuance.

C’est une histoire très simple en fait, il n’y a pas vraiment d’action, où alors tellement lente qu’on la voit venir à des kilomètres. Vous le savez, j’aime beaucoup ce genre de romans, très calme, axé sur les pensées des personnages. Et là, j’y ai trouvé sans souci mon compte.

C’est tout de même une très jolie histoire d’amour toute délicate, dont la fin est tout de même un peu abrupte, comme la fin d’un rêve. Tsukiko est un personnage assez étrange…elle ne sait pas ce qu’elle veut exactement, on a l’impression qu’elle se contente de de « vivoter » depuis plusieurs années, n’a pas d’amis, d’amants, à peine de la famille.

Il y a une différence d’âge assez importante entre Tsukiko et le « maître », ce qui donne parfois un petit côté « fille/père » à leurs discussions et cela peut être un peu perturbant. Mais cela renforce l’intérêt à l’histoire (il n’y en aurait pas vraiment sinon…).

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Un livre fort agréable, sans surprise, que j’ai lu tranquillement, calmement avec plaisir. Je ne peux que le conseiller.

  • Extrait

Tant qu’à faire, je trouve plus agréables les journées d’hiver, si brèves qu’elles semblent vous chasser. Quand on se dit que de toute façon le jour va bientôt décliner, le cœur est prêt à accueillir l’obscurité, légère et élégante qui fait naître le regret. Maintenant que les jours ont rallongé suffisamment pour faire dire, tiens, il ne fait pas encore nuit, un peu plus et il fera nuit, on perd pied. Voilà, la nuit est tombée, et l’instant d’après, un sentiment de désolation s’empare de vous et vous enveloppe d’une solitude pesante et lancinante.

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