Mots-clefs

, , , , , , ,

Titre : L’Embellie
Auteure : Audur Ava Ólafsdóttir
Date : 2004 (2012 en France)
Nombre de pages : 396

IMG_2553 (1)

 

  • L’intrigue

La narratrice vient de se faire quitter par son époux pour une autre femme. Elle ne s’y attendait absolument pas, malgré une relation assez tendue.
Alors qu’elle essaye de faire le tri dans ses pensées, sa meilleure amie se voit obligée de lui confier son fils de quatre ans, Tumi, qui se trouve être à moitié sourd et très myope.
Peu habituée aux enfants, elle décide tout de même de partir sur les routes avec lui pour se changer les idées et comprendre ce qu’elle souhaite dans la vie.

  • Ce que j’en ai pensé

J’ai du roman Rosa Candida un souvenir de douceur, de tranquillité. Cela avait été une lecture plutôt agréable et cela m’avait donné envie de suivre un peu les futures parutions de cette auteure.

J’ai acheté L’Embellie il y a un moment déjà, je ne me souviens même plus! Mais j’ai eu envie de le lire en ce début d’année. Ce fut encore une fois une lecture agréable, sans être un coup de cœur, loin de là. Je garde tout de même cette même impression de douceur, qui semble être le style de l’auteure.

J’ai pourtant eu du mal avec le début du roman, certainement parce que je n’arrivais pas à comprendre la narratrice, ou son époux.
Il m’insupportait je dois avouer : Il la quitte, il revient, il continue à coucher avec elle, à prendre sa douche, à emprunter des affaires, tout en rentrant après chez sa maitresse! Il veut le beurre, l’argent du beurre et les la crémière!
Et la narratrice n’arrive pas à s’en détacher réellement, retombe dans ses bras. On la dirait assez indifférente à tout cela.
Au début, je les trouvais tous les deux très antipathiques et j’avais du mal à avancer dans ma lecture.

Cela allait mieux une fois qu’elle et Tumi se sont retrouvés sur les routes, délivrés de la présence néfaste de son ex-mari. J’ai beaucoup aimé les descriptions des paysages, l’atmosphère de l’Islande (je ne sais pas si j’aurais envie d’y habiter, mais j’aimerais bien visiter!), les rencontres qu’elle faisait…ce roman prenait l’allure d’un road trip plutôt agréable!

Il n’y a pas énormément d’actions, autant le dire, c’est un roman vraiment calme, qui est axé sur les pensées de la narratrice, sur son parcours, son mariage…accompagnée de ce petit garçon tout calme et étrange.
Elle tente tant bien que mal de s’en occuper correctement : au début c’est compliqué, mais elle y prend goût et commence à imaginer sa vie avec un enfant.

Il faut quand même dire que le personnage principal est…particulier. Cette femme prend les choses avec beaucoup de philosophie (ou d’indifférence) on pourrait dire. Comme si elle se protégeait. On comprend peu à peu d’où lui vient cette « nonchalance » face aux événements de sa vie, mais cela reste assez étrange et j’ai eu du mal à m’y faire.

J’ai aussi beaucoup aimé avoir à la fin du roman les recettes de tous les plats dont on parle dans ce roman, même si elles me semblent assez approximatives. Je ne crois pas que j’oserais me lancer dans l’une d’elle.

[Attention, je dévoile la fin]

Ce qui me fait un peu peur, c’est de voir comment elle s’attache à Tumi, au point de faire beaucoup de plans dans l’avenir je trouve…elle semble parfois oublier que ce petit garçon a une mère et qu’un jour, il faudra bien qu’elle le rende à celle-ci, une fois qu’elle sera sortie de l’hôpital. Elle ne semble pas réellement s’en rendre compte, c’est assez effrayant quand on y pense.

————————————–

Une lecture assez agréable, que j’ai bien aimé. Si vous avez aimé le style de Rosa Candida, vous allez aimer ce roman aussi. Je le conseille.

  • Extrait

C’est une grand liberté que de ne pas savoir exactement où l’on va en s’abandonnant à la sécurité de la route circulaire où tout s’enchaîne, pour revenir ensuite simplement à la case départ, presque sans s’en être aperçu. 

Publicités