Mots-clefs

, , , , , , , ,

Titre : No steak 
Auteur : Aymeric Caron
Date : 2013
Nombre de pages : 360 

IMG_2591

  • Le Résumé

« Bientôt, nous ne mangerons plus de viande. Nous cesserons définitivement de tuer des êtres vivants – 60 milliards d’animaux chaque année – pour nous nourrir.
D’abord parce que notre planète nous l’ordonne : en 2050 nous serons près de 10 milliards, et nos ressources en terres et en eau seront insuffisantes pour que le régime carné continue à progresser. »

Aymeric Caron, végétarien depuis plus de 20 ans explique pourquoi, d’après lui, d’ici quelques années, les hommes seront amenés à changer volontairement de régime alimentaire et de devenir végétarien, voir même végétalien.

 

  • Ce que j’en ai pensé

J’avais vu ce livre au moment de sa sortie et j’avais eu envie de le lire. Mais je n’étais pas tombée dessus au bon moment. Début mars, j’ai pu le récupérer sur ma liseuse et je me suis donc lancée.

Je n’ai pas la télévision, donc je ne connaissais l’auteur que de nom. Je savais vaguement qu’il était journaliste et chroniqueur dans l’émission « On est pas couché », mais comme je ne la regarde pas, j’ai pu aborder cet essai assez librement, sans avoir sa manière d’être, sa réputation en tête.

J’ai hésité à faire tout un article sur ce livre. Je ne suis pas végétarienne, ni végétalienne, ni vegan. Je mange régulièrement de la viande même, mais pas à tous les repas, loin de là.

Mais c’est un thème qui m’intéresse de plus en plus, non pas absolument pour le devenir, mais pour comprendre un peu mieux comment fonctionne l’industrie de la viande et quelles sont les différentes options qui s’ouvrent à nous. Ce livre, je l’ai dévoré, même s’il m’a mise très mal à l’aise.

Seulement, il est clair que c’est un sujet assez délicat, on passe rapidement à juger/ être jugé, quelque soit notre « bord » et je n’avais pas du tout envie de faire un article pro-quoi-que-ce-soit.
Ce sera donc un article assez court, parce que cela m’a manqué de ne pas en trouver sur le net, quand je me suis renseignée sur ce livre.

Ce que j’ai aimé, c’est le côté « vulgarisation » de cet essai et de toutes ces notions. Tout le monde peut le lire et comprendre ce livre et se faire une idée. C’est une bonne manière de commencer si on veut en savoir plus, avant de passer à d’autres essais, peut-être plus fournis.

Il m’a permis de mieux comprendre en tout cas comment fonctionnait l’élevage industriel, la vision que l’être humain a des animaux en fonction de l’endroit où il se trouve et de quel animal il s’agit. On aborde énormément de thèmes dans cet essai, dont les droits des animaux, que je connaissais très mal.

Cet essai est découpé en plusieurs chapitres (8) qui à chaque fois reprennent les idées reçues et donnent des explications, puisque pour l’auteur, il est clair que l’homme finira par devenir végétarien.

Voici en gros les raisons (titres des 8 chapitres)  :

  • Raison 1 : Parce que la viande détruit la planète
  • Raison 2 : Parce que nous sommes incohérents avec les animaux
  • Raison 3 : Parce que l’on n’assume pas la mort de l’animal que l’on mange
  • Raison 4 : Parce que l’amour de la viande est culturel, par naturel
  • Raison 5 : Parce que nous n’avons pas besoin de viande pour vivre
  • Raison 6 : Parce que les animaux que nous mangeons nous ressemblent
  • Raison 7 : Parce que la morale nous commande d’arrêter la viande
  • Raison 8 : Parce que le végétarisme est moderne depuis des millénaires

Il serait difficile de résumer cet essai avec juste ces quelques raisons, sans faire une dizaine d’article.
J’ai apprécié que l’auteur soit très « neutre » dans sa manière de parler. Disons que bien évidemment, il est tout sauf neutre, puisqu’il est végétarien, qu’il a donc certains principes, mais j’ai trouvé qu’il avait réussi à éviter au maximum le prosélytisme, en se contentant d’énoncer des faits, sans tomber dans le « n’importe-quoi-larmoyant » et l’agressivité. J’ai été souvent obligée de reconnaître la justesse de ses arguments, même si cela me rendait très mal à l’aise.

Parfois, il se laisse emporter un peu loin, on se demande où est-ce qu’il veut en venir, parfois, il s’agit de pages et de pages de faits. Après, à quel point dit-il la vérité? Il est tellement simple de manipuler les chiffres, les faits comme on le souhaite. Donc à quel point est-ce qu’on peut le croire? Mais j’ai apprécié qu’il cite les sources de chacun des faits énoncés, disons que cela fait sérieux, on peut aller vérifier la véracité de certains chiffres.

Bien évidemment, avant de lire cet essai, je savais déjà que l’élevage intensif des animaux est une horreur absolue, sur laquelle on ferme lâchement les yeux. Après avoir lu ce livre, il est clair que je n’avais pas du tout envie de manger de viande. Disons que je ne pourrais plus me cacher derrière le « je ne savais pas, je me rendais pas compte ». Je poursuis donc ma réflexion sur le végétarisme et sur l’élevage industriel.

 ————————————–

Un essai que j’ai donc trouvé intéressant, que je suis contente d’avoir lu, car s’il n’a pas changé ma vie, il m’a permis de réfléchir et d’apprendre beaucoup de choses. Je le conseille aux personnes qui se posent des questions sur le végétarisme et sur l’élevage industriel.

  • Extrait

L’être humain est justement celui des animaux qui se définit par sa capacité particulière à s’interroger sur les normes éthiques qui doivent le guider. C’est précisément pour cette raison qu’il va, un jour prochain, cesser de manger des représentants des autres espèces. Car la conscience et la raison dont il est doté lui font porter une responsabilité. La responsabilité liée à tout choix moral. Contrairement aux animaux non humains, nous avons le choix de ce que nous mangeons.

lu sur ma liseuse

Publicités