Mots-clefs

, , , , , ,

Titre : La Bibliothèque des cœurs cabossés
Auteur : Katarina Bivald
Date : 2015
Nombre de pages : 496

IMG_2728

 

  • L’intrigue

Sara, une libraire suédoise de 28 ans échange depuis plusieurs mois des lettres et des livres avec une vieille dame solitaire d’une petite ville de l’Iowa. Celle-ci lui propose de lui rendre visite et elle décide d’accepter cette invitation, malgré son côté solitaire.

Mais à son arrivée, elle apprend qu’Amy est morte quelques jours auparavant. Désemparée, elle accepte la proposition des habitants de la ville de rester quelques jours dans la maison de sa défunte correspondante, sans trop savoir ce qu’elle va y faire.

  • Ce que j’en ai pensé

J’ai eu l’occasion de récupérer ce roman sur ma liseuse au début du mois de mai. J’en étais ravie, parce que ce roman me faisait de l’œil depuis sa sortie : j’adore les romans qui parlent des livres et de la lecture!

Je tournais donc autour, sans oser l’acheter : j’avais très peur que ce roman « feel good » soit trop mal écrit, versant trop dans la caricature des personnages. J’ai lu beaucoup trop de romans faciles de ce genre et je ne veux plus vraiment en lire, cela me lasse trop vite.

Tout d’abord, la couverture est juste magnifique! Pour les amoureux des livres et des bibliothèques, c’est un véritable plaisir pour les yeux et on a envie de se le mettre en fond d’écran sur son ordinateur.

Autant le dire tout de suite, ce fut une lecture bof, mais avec pas mal de défauts (exactement ceux dont j’avais peur).

[Petit coup de g***** à propos du titre]

Une fois de plus, Les maisons d’édition françaises aiment changer les titres…
Le titre suédois s’intitule « Läsarna i Broken Wheel rekommenderar« , soit Les lecteurs de Broken Wheel recommandent » d’après google traducteur.
Et on se retrouve avec « La bibliothèque des cœurs cabossés« . Mouais.

J’ai du mal à comprendre l’intérêt quand même de changer le titre d’un roman. Surtout pour en trouver un qui ne fait pas vraiment l’affaire. A la rigueur, si cela s’était appelé « La librairie des cœurs cabossés » pourquoi pas, même si on perd quand même pas mal par rapport au titre original qui décrit parfaitement l’intrigue.

Mais la bibliothèque? Je ne peux pas croire qu’une maison d’édition ne sache pas faire la différence entre une bibliothèque et une librairie (enfin j’espère, sinon, cela fait peur!), c’est donc un choix éditorial que je ne comprends pas. Surtout que le titre original est très sympa et bien plus proche du roman.
[Fin]

Soyons honnête, j’ai dû lire ce roman en même pas deux jours, cela montre quand même que j’ai apprécié ma lecture. Disons que c’est un roman sympathique, qui fait du bien et qui se lit vite. J’ai passé un bon moment lors de ma lecture, mais une fois refermé, je n’ai plus pensé qu’à ce qui ne m’avait pas trop plu.

Tout d’abord le début et l’effet trop caricatural des personnages. C’est un peu facile et agaçant je dois dire : Sara, moche et insignifiante qui passe son temps à lire (elle n’a que des amis « imaginaires » et se trouve inintéressante!) et qui pages par pages embellie et s’ouvre au monde et qui tombe pile poil sur…un américain-célibataire-vachement-sympa-un-peu-mystérieux-mais-pas-trop-et-méga-canon et tout le monde veut les caser ensemble! Si la vie n’est belle, franchement!

De plus, il y a tellement de bons sentiments et la ville en elle-même est tellement une caricature que c’est dommage.
On a tout : le couple gay trop mignon, la femme super-sévère-et-prude, l’alcoolique super sympa, la mère célibataire débordée…je peux continuer comme ça longtemps!
On peut aussi dire qu’au bout de 50 pages, on peut dire exactement ce qui va se passer à la fin (dans les grandes lignes en tout cas).

Après, si on continue à être honnête, ce roman n’est pas là pour créer du suspense. Il est là pour « faire du bien », être un roman tranquille, sans frayeur, avec plein de bons sentiments et de belles choses, pour se reposer l’esprit, puis passer tranquillement à autre chose. Et il remplit à merveille cette tâche.

J’ai apprécié les passages où Sara organise sa librairie et où elle la gère, j’ai apprécié la correspondance entre Amy et Sara, j’ai apprécié certains personnages secondaires, tout particulièrement Caroline et Georges. J’aurais d’ailleurs aimé les voir un peu plus développés plutôt que de s’attarder à ce point sur Sara et Tom.

J’ai également été déçue par la fin que j’ai trouvé bâclée. Tout est réglé en trois pages. J’aurais voulu en savoir un peu plus sur ce qui allait se passer, sur les autres personnages…là, j’ai eu un peu l’impression que l’auteure ne savait pas exactement comment terminer. Dommage.

—————————————

Un roman que j’ai lu très vite, avec un peu de plaisir, mais qui est très loin du coup de cœur à cause de plusieurs points que je lui reproche.

Par contre, il remplit à merveille sa fonction de « roman feelgood« , donc si c’est ce que vous cherchez, il ne faut pas hésiter à le lire!

  • Extrait

– Des fois, j’en viendrais presque à souhaiter d’être malade et de devoir garder le lit toute la journée. Ne rien avoir à faire. Aucune décision à prendre pendant plusieurs jours.
– C’est à ça que servent les livres, répondit Sara en lui souriant. Ils sont l’excuse parfaite pour ne rien faire. 

lu sur ma liseuse

Publicités