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Titre : Les Diaboliques 
Auteur : Barbey d’Aurevilly
Date : 375
Nombre de pages : 1874

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  • L’intrigue

Ce recueil est composé de 6 nouvelles consacrées au Mal et qui met en scène des femmes dites « diaboliques », qui ne reculent devant rien pour arriver à leurs fins, bien loin de l’image de pureté des femmes de cette époque.

  • Ce que j’en ai pensé

Ce recueil de nouvelles est le premier ouvrage que j’ai tiré de ma BookJar.
Et il était temps! Je pense qu’il attendait dans ma PAL depuis plus de 6 ans!

Je m’étais acheté ce livre après avoir dévoré une nouvelle de l’auteur « Le bonheur dans le crime ». J’avais adoré cette nouvelle et j’avais envie de lire les autres textes de Barbey d’Aurevilly. Cela me permettait aussi de lire un auteur classique par la même occasion.

Le recueil est composé de 6 nouvelles, soit dans l’ordre :  « Le Rideau Cramoisi », « Le Plus Bel Amour de Don Juan », »Le Bonheur Dans le Crime », »Le Dessous de Cartes d’Une Partie de Whist », »A Un Dîner d’Athées » et enfin « La Vengeance d’une Femme ».

Mais je l’ai laissé végéter dans ma PAL très longtemps sans même y penser…pour le reprendre maintenant.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce ne fut pas une lecture heureuse.
Tout d’abord, les circonstances n’étaient pas vraiment réunies…en vacances avec ma famille, je n’ose pas imaginer le nombre de fois où je lisais une phrase pour le reposer aussitôt, pour relire quelques mots et ainsi de suite.
Bien évidemment, ma lecture en a pâti.

Après, je me dis que si j’avais apprécié ma lecture, j’aurais trouvé un moyen de lire le recueil d’une traite. Je n’ai pas retrouvé ce qui m’avait tellement plu dans la nouvelle « Le bonheur dans le crime », je me suis même plusieurs fois ennuyée.

Pour chaque nouvelle, j’ai fini par me dire  » tout ça pour ça… » ce qui n’est pas vraiment un très bon signe…
J’ai trouvé que l’intrigue (si parfois on peut vraiment appeler cela une intrigue) mettait 30 pages sur 40 à s’installer (que de bavardages!!!) et que finalement, l’histoire en elle-même pouvait tenir en moins d’une dizaine de pages.
Alors que d’habitude, j’adore lire les descriptions, les explications, ici, au bout d’une nouvelle, je n’en pouvais plus et je devais me retenir de ne pas sauter des pages.

Et j’ai trouvé les histoires en question pas vraiment intéressantes. Ne valant peut-être pas absolument la peine d’être racontées (je pense surtout au « Rideau cramoisi » et « Le Plus Bel Amour de Don Juan »).

Il faut évidemment remettre cette lecture dans le contexte et je veux bien croire qu’en 1857, ces intrigues et ce recueil aient pu choquer…mais cela n’a pas suffit. Et puis, je n’aime pas trop quand les histoires sont laissées sans réponse, ce qui n’a pas amélioré mon avis!

Ce qui sauve ce livre de la déception c’est tout d’abord l’écriture, qui est magnifique à certains passages. Et toujours cette nouvelle, Le bonheur dans le crime, que j’aime toujours autant.

Mais autrement, je vais m’arrêter là dans la découverte de cet auteur et passer sans regret au suivant!

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Une lecture donc pas particulièrement agréable, je l’ai trouvé longue et pas vraiment passionnante : je n’ai pas retrouvé ce qui m’avait plu dans la nouvelle que j’avais dévoré il y a plusieurs années.
Je suis donc passée à côté de cet ouvrage. Dommage.

  • Extrait

Jamais, à aucune heure de la journée, les églises de province ne sont plus hantées par ceux qui les fréquentent qu’à cette heure vespérale où les travaux cessent, où la lumière agonise, et où l’âme chrétienne se prépare à la nuit, – à la nuit qui ressemble à la mort et pendant laquelle la mort peut venir. A cette heure-là, on sent vraiment très bien que la religion chrétienne est la fille des catacombes et qu’elle a toujours quelque chose en elle des mélancolies de son berceau.

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