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Titre : Et je danse, aussi
Auteurs : Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat
Date : 2015
Nombre de pages  : 288

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  • L’intrigue

Pierre-Marie, écrivain à best-sellers reçoit un matin une enveloppe par la poste. Pensant qu’il s’agit d’un manuscrit d’une lectrice, il refuse de l’ouvrir et lui envoie un mail pour connaitre son adresse postale et lui renvoyer.

Mais la lectrice ne se démonte pas et lui répond. Ainsi commence une correspondance épistolaire moderne, où ces deux personnes apprennent à se connaitre, à se dévoiler. Pierre-Marie n’a plus envie d’ouvrir l’enveloppe, mais celle-ci reste entre eux et commence à peser.

  • Ce que j’en ai pensé

J’ai commencé ce roman par hasard. Vraiment. J’étais sur mon lieu de vacances avec ma liseuse et après avoir terminé Wild, je ne savais pas trop quoi lire. J’ai choisi celui-ci sans beaucoup de conviction, en me disant qu’un roman jeunesse serait sympathique.

Alors tout d’abord, ce n’est pas un roman jeunesse. Plus j’avançais dans ma lecture, plus cela me paraissait étrange, voir du grand n’importe quoi que ce soit à la destination de la jeunesse. Ado, pourquoi pas, mais certainement pas jeunesse.
J’ai fini par me renseigner sur internet et en fait, ce n’est pas du tout de la jeunesse…C’est juste les auteurs qui m’ont induit en erreur, parce que j’ai l’habitude de les voir en jeunesse surtout.

C’est donc un roman écrit à 4 mains. A la fin de mon roman, on nous explique comment cette histoire est née : un jour, Jean-Claude Mourlevat a envoyé un mail à Anne-Laure Bondoux avec le premier mail de l’histoire. Ils ne s’étaient absolument pas concertés. Et l’auteure s’est prise au jeu et lui a répondu en continuant l’histoire. Et cela va continuer pendant 6 mois.
Je trouve cela absolument génial! J’imagine bien qu’ils ont du retravailler l’histoire après, mais l’idée de base est fantastique!

Je dois dire que j’ai passé un très très bon moment. Vraiment. J’ai adoré ma lecture, je n’avais pas envie que cela se termine, 200 pages en plus n’aurait pas été un problème du tout!

De plus, c’est un roman épistolaire. J’adore les romans épistolaires! Il s’agit d’un roman épistolaire moderne, puisque ce ne sont pas des lettres qui sont échangées, mais des emails. C’est donc du numérique.

Je trouve qu’il y a trop de romans « feel-good ». Ou plutôt pas assez de romans feel-good de talent. Et cela me manque. Je me méfie comme de la peste des romans comme La bibliothèques des cœurs cabossés de Katarina Bivald ou Le Liseur du 6H27 de Jean-Paul Didierlaurent…je trouve ça trop facile, trop convenu et je m’y ennuie.

Et là, c’est clairement un roman feel-good.

Franchement, je ne vois pas quoi reprocher à ce roman : c’est drôle, c’est frais, c’est émouvant et triste, hilarant. C’est certes plein de bons sentiments, mais c’est BIEN FAIT. Bien écrit, bien imaginé, bien réalisé, ce que vous voulez. Ce n’est pas niais, ridicule, cela n’est pas sirupeux, dégoulinant et tout collant.  Ce sont deux auteurs de talent, qui nous donne un dialogue d’une très jolie humanité et cela fait du bien!

Au début, je trouvais à la rigueur que l’auteur s’engageait un peu facilement dans une correspondance avec une personne qu’il ne connaissait pas, mais même ce détail a une explication très logique ensuite!

Les personnages sont attachants, aussi bien les principaux que secondaires. On a envie d’en savoir plus, de savoir ce qu’il y a dans l’enveloppe, d’apprendre à mieux connaitre Adeline et ses secrets.  L’histoire est assez simple, mais bien amenée. Il y a des passages très drôles, d’autre émouvants. Et le tout est réaliste.

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Franchement, j’ai passé un excellent moment avec ce roman, regrettant même qu’il ne soit pas plus long. C’est frais, léger, pas stupide du tout et même drôle. Et en plus sous une forme épistolaire.
Je le conseille sans hésiter aux lecteurs qui veulent un bon livre qui met de bonne humeur et qui n’est pas niais!

  • Extraits

… j’ai peur que nous cassions notre beau jouet. j’ai peur que nos voix,
nos corps soient trop …présents, trop réels, qu’ils ne correspondent pas
à ce que chacun de nous deux aimait dans l’autre.
Et qu’il nous soit impossible ensuite de revenir en arrière et de nous retrouver intacts.

 

et puis celui-ci aussi, parce que j’ai éclaté de rire en lisant :

Au fait, connaissez-vous la définition d’un ami ? C’est quelqu’un que vous pouvez appeler à trois heures du matin pour lui dire : je crois que j’ai fait une très grosse bêtise, peux-tu venir avec une bâche et une pelle ? Et il vient.

lu sur ma liseuse

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