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Titre : Le Maître des illusions 
Auteure :  Donna Tartt
Date : 1992
Nombre de pages : 706

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  • L’intrigue

Richard Papen est un étudiant californien qui cherche à tout prix à quitter son passé : il n’aime pas son enfance, ses parents avec qui il ne s’entend pas, la Californie qui lui déplaît, l’ennui dans lequel il est…
Alors, quand il décroche une bourse à l’université de Hampden dans le Vermont, il saute sur l’occasion.
Il a envie de continuer à étudier le grec, matière qu’il aimait bien au lycée. Mais le professeur qui l’enseigne refuse de l’intégrer dans sa classe. Ce homme Julian Morrow est un professeur extrêmement charismatique, qui n’enseigne qu’à 5 élèves à la fois.

Contre l’avis de tous et attiré par ces personnes, il décide de tout faire pour s’introduire dans ce petit groupe d’élèves de se faire accepter dans ce groupe sur qui courent d’étranges rumeurs.

  • Ce que j’en ai pensé

J’ai tiré ce roman de ma Book Jar pour le mois d’août. J’ai ce roman depuis très longtemps dans ma PAL et j’ai donc été ravie de devoir le sortir de mes étagères.

Je dois dire que j’attendais beaucoup de ce roman. Peut-être trop même. J’en avais entendu toujours que du bien.

Mon avis est…en demie-teinte. J’ai d’ailleurs eu du mal à faire cette critique, parce que je suis vraiment partagée.

Donc je le dis : « c’est-un-bon-roman-mais ». Plusieurs choses m’ont dérangé et plusieurs choses m’ont beaucoup plu!

Je ne regrette pas ma lecture, loin de là et je suis même contente de l’avoir lu : j’ai passée de très bons moments de lecture, incapable de lâcher mon roman.
Je l’ai d’ailleurs terminé tard dans la nuit, parce que je ne pouvais pas attendre le lendemain pour avoir le fin mot de l’histoire. Ceci me montre tout de même que j’ai aimé ma lecture. Et j’insiste là-dessus, je ne veux pas donner l’impression que ce n’est pas un bon roman. Je l’ai aimé et je le recommande, mais…

Mais…plusieurs choses m’ont déplu !

J’ai eu énormément de mal à rentrer dans ce roman…il m’a fallu bien 100 pages en fait. Et 100 pages, cela fait beaucoup, surtout qu’elles ne se lisent pas facilement.

J’ai d’ailleurs profité de nos vacances pour poser ce roman et n’emmener que ma liseuse. Je n’avais pas vraiment envie de continuer. Mais je me suis forcée parce que 100 pages sur 700, c’est difficile de juger. Au retour des vacances, je l’ai repris et je ne le regrette pas. J’étais vraiment happée après par l’histoire.

L’autre gène est l’univers où l’histoire prend place. Je ne l’ai pas du tout aimé. Le monde des étudiants riches et au dessus de tout le monde, qui n’ont aucun sens des réalités de la vie, qui se saoulent dès 10h du matin et qui passent leur temps à boire, cela ne m’intéresse pas.
Je n’arrive pas à adhérer à ce monde, j’ai d’ailleurs du mal à le comprendre. Cela peut être sexy dans « Gatsby Le Magnifique » (et encore, uniquement quand on s’appelle Robert Redford!), mais là, c’est juste pathétique. Ce défilé de boissons, de drogue constant…bof.  Ils n’ont pas atteint la trentaine qu’ils sont déjà tous tellement désabusés que cela en devient méprisant. Cela perd de son intérêt rapidement et empêche (pour moi en tout cas) toute empathie pour les personnages. Je n’ai pas réussi à m’attacher à eux.

Une fois les 100 premières pages passées, une fois le décor installé, j’ai vraiment pu me plonger dans ce roman.
J’ai adoré la manière dont l’ambiance lourde et assez malsaine monte petit à petit. Comment on en vient à expliquer ce qui se passe dans le premier chapitre, la méfiance, la paranoïa entre les différents élèves. Voilà ce que j’ai aimé, cette ambiance lourde et non les personnages. C’est pour moi l’intérêt de ce roman : comment l’auteure a construit son intrigue, comment les élèves en sont arrivés à un certain acte.

On se pose aussi la question : comment est-ce qu’on aurait réagi nous à leur place? Qu’est-ce qu’on aurait fait?
J’ai trouvé ce roman de ce côté-là très réaliste. S’ils regrettent ce qu’ils ont fait, ils ne sont pas assez fous pour se jeter dans la gueule du loup et ne pas tout faire pour ne pas être attrapé.

Une autre chose de taille m’a gêné: la fin. Je dois avouer que je l’ai trouvé un peu rapide, voir même bâclé. Je trouve qu’il s’agit presque de facilité et toute cette tension accumulée durant ma lecture s’est finalement dégonflée comme un ballon. C’est vraiment dommage je trouve.

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Un bon roman donc, sans le moindre doute, mais trop de choses m’ont déçu ou dérangé, cela l’empêche donc d’être une très bonne lecture. Dommage. J’en attendais peut être trop.

Cela reste tout de même un roman très intéressant et vu comment j’ai dévoré les 600 pages de la fin, je ne peux pas m’empêcher de vous le recommander comme une sorte de thriller psychologique.

  • Extrait

Certaines choses sont trop pénibles pour être appréhendées sur le coup. D’autres encore – nues, grésillantes, d’une horreur indélébile – sont trop terribles pour être admises. Ce n’est que plus tard, dans la solitude, le souvenir, que pointe la compréhension ; quand les cendres sont froides, que les affligés se sont retirés, qu’on regarde autour de soi pour se retrouver – à sa grande surprise – dans un monde entièrement différent.

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