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Titre : Wild
Auteure : Cheryl Strayed
Date : 2012
Nombre de pages : 504

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  • L’intrigue

En 1995, alors qu’elle ne sait plus où elle en est dans sa vie, Cheryl Strayed décide de partir en randonnée. Et il ne s’agit pas de n’importe quelle randonnée :  il s’agit du Pacific Crest Trail (Chemin des crêtes du Pacifique en français) qui est un immense sentier, longeant le Pacifique du Mexique au Canada, soit 4240 kilomètres.

Il s’agit d’un défi, mais aussi d’une manière de remettre les choses en ordre, de faire enfin le deuil de sa mère partie trop tôt, de son mariage raté. Elle s’engage alors dans une aventure incroyable.

  • Ce que j’en ai pensé

J’ai entendu parler de ce roman peu de temps avant sa sortie au cinéma en aidant un collègue à mettre les récits de voyage en avant à la bibliothèque.

Mais je dois avouer que je ne m’en suis absolument pas approchée : je n’étais -je ne suis toujours pas plus que cela d’ailleurs – pas attirée par les récits de voyage. Je ne pensais pas aimer ce genre, j’avais surtout en tête des documentaires plus que des récits et cela ne me donnait pas plus envie que cela.

Avec son adaptation cinématographique, ce roman a eu beaucoup de succès et je le voyais régulièrement sur les blogs. J’ai décidé de me lancer en août sur mon lieu de vacances avec ma liseuse.

Si ce ne fut pas un coup de cœur , j’ai passé un bon moment de lecture, c’est bien simple, j’avais du mal à m’arrêter dans ma lecture et j’aurais voulu qu’il soit un peu plus long!J’ai vraiment trouvé cela intéressant, voir même passionnant!

Ce livre est composé de deux parties si on veut : le présent, où elle randonne et le passé, avec plusieurs retour-en-arrière, pour expliquer comment elle en est arrivée à se lancer dans cette aventure. J’étais bien plus intéressée par la randonnée que par son passé, mais rien n’était désagréable à lire.

Cette randonnée est quelque chose que je serais incapable de faire. Et que je n’ai pas envie de faire non plus d’ailleurs. J’ai besoin d’un certain confort. Ou plutôt, puisque je peux choisir, je ne veux pas me priver d’un certain confort. J’aime bien les balades, mais pas plus que ça. Un lit, du thé, des vraies toilettes, sinon c’est sans moi. Dans les voyages, je préfère nettement les traces que les humains ont laissé au fil des siècles que la nature. Je ne risque donc jamais de voir d’aussi beaux paysages qu’elle, à part en film (j’ai d’ailleurs hâte de voir ce film!).

Ce roman autobiographique m’a donc permis de voyager par procuration on va dire. Sans bouger de mon canapé, j’ai pu m’identifier à 100% avec cette jeune femme et vivre avec elle cette magnifique expérience.

Car on peut assez facilement s’identifier : L’héroïne est assez attachante, malgré toutes les bêtises qu’elle commet. Même si cela n’excuse pas tout, elle a pas mal de casseroles qu’elle a laissé traîner et elle en a payé le prix fort. C’est difficile de faire le deuil de tellement de choses à la fois et d’accepter une bonne fois pour toute que sa mère est morte, que sa famille n’est pas forcément unie et que son mariage est un échec. Cela fait quand même beaucoup de choses à avaler.

J’ai donc préféré la randonnée en elle-même : Elle a quand même traversé trois états, est passée aussi bien par le désert que par des montagnes enneigées…ce sont ces différences climatiques que j’ai beaucoup aimé suivre aussi : passer à une chaleur insupportable à un froid glacial, traverser des montagnes, des prairies, des forêts…

Ce récit de voyage est plutôt réaliste : elle souffre énormément (son sac, ses pieds, les montées, les descentes…), de tout et ce du début jusqu’à la fin. Il y a du danger, elle fait de belles rencontres, des rencontres bien moins sympathiques. Tout ne change pas d’un coup. Elle qui pensait atteindre un stade de zénitude (ne faire qu’un avec la nature et compagnie) dès les premiers jours a été cruellement déçue. Il a fallu du temps pour commencer à démêler enfin ses pensées et à admettre la vérité.

J’ai bien aimé aussi cette petite communauté de randonneurs qui se suivent, essayent de se dépasser, passent quelques jours ensemble avant de se séparer. Cela donne vraiment une impression de « petite famille ». Ils s’attendent, se donnent rendez-vous, se protègent…

Elle a aussi beaucoup de courage, parce qu’en tant que femme, toute seule, voyager ainsi est loin d’être évident (un passage le montre bien d’ailleurs). J’aurais vraiment été terrifiée tout le temps.

J’ai aussi aimé savoir ce qui lui était arrivé après grâce à l’épilogue.

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J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman et j’en suis la première étonnée. C’est un bon récit de voyage, cela donnerait presque – je dis bien presque!^^- envie de s’y mettre! Je le conseille aux lecteurs qui cherchent à voyager et qui sont intéressés par les randonnées et les Etats-Unis. Et même les autres, qui aiment voyager dans les livres, on passe vraiment un bon moment de lecture!

  • Extrait

J’étais épatée que tout ce dont j’avais besoin pour survivre puisse tenir à l’intérieur. Et encore plus d’être capable de le hisser sur mon dos. De supporter l’insupportable. Évidemment, ces constatations liées au domaine matériel finissaient par déteindre sur le spirituel. Que ma vie si compliquée puisse soudain devenir si simple avait quelque chose de fascinant. A force, je commençais à me dire que ce n’était peut-être pas si grave de ne pas réfléchir à mes malheurs toute la journée. Peut-être qu’en me concentrant sur ma souffrance physique, je finirais par oublier la souffrance psychique. Alors que j’approchais de la fin de ma deuxième semaine, je me suis aperçue que je n’avais pas versé une seule larme depuis le début.

lu sur ma liseuse

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