Étiquettes

, , , , , , , , ,

Titre : Le Règne du vivant  
Auteure : Alice Ferney
Date : 2014
Nombre de pages : 208

IMG_3744

 

  • L’intrigue

Un journaliste norvégien décide de s’embarquer à bord de l’Arrowhead en compagnie de militants écologistes pour essayer d’empêcher les braconnages en zones protégées. Assez septique d’abord, il découvre horrifié les combats qui ont lieu pour les droits des animaux au côté de Magnus Wallace, le militant qui a créé l’ONG guerrière qui protège les animaux.

  • Ce que j’en ai pensé

 

Ce livre faisait partie de la rentrée littéraire 2014. J’en avais entendu parler sur le blog d’Estelle Calim et le thème m’avait parlé. En le trouvant à la médiathèque en août, je me suis décidée à l’emprunter.

C’est très difficile de faire la critique d’un livre pareil. Je ne sais pas très bien par ou commencer. Je ne sais pas trop quoi en penser, quoi en dire. J’ai laissé traîner cette critique très trop longtemps et plus le temps passe, moins je sais comment en parler.

Je sais juste cela : il est important de lire ce livre et d’en parler (justement, même si je le fais mal). Au moins d’inciter les gens à le lire.

C’est un thème très fort, très violent, qui laisse peu de gens indifférents. Moi, ce roman m’a donné honte de l’humanité. Certains passages sont très difficiles à lire. C’est absolument affreux.

Il est considéré comme étant un roman, mais j’ai du mal à lui donner cette appellation: les personnages ne sont absolument pas développés, il n’y a pas vraiment d’histoires à proprement parlé…
Donc on ne peut pas réellement s’attacher aux personnages. On lit cela d’une traite (cela a été mon cas) et on en ressort assez dégoûté de l’humanité.

Cela fait plus penser à un documentaire. Cet ouvrage est une sorte de manuel pour expliquer ce que c’est que « Sea Shepherd » : comment cela a été créé, leur but, comment ils arrivent ou pas à sauver des animaux, à mettre des bâtons dans les roues (ou hélices des bateaux ici) des bateaux de pêche…

Si on est un peu au courant, on comprend rapidement que le personnage de  Magnus Wallace est tiré de Paul Watson, qui a été le co-fondateur de Greenpeace et le fondateur de Sea Shepherd. Cet homme, dont les actions sont parfois / souvent considéré comme trop violentes, trop extrémistes est un homme qui place les animaux au même niveau que les êtres humains.

Je ne peux m’empêcher de trouver qu’il a raison souvent et je suis bien contente qu’il existe un homme qui soulève de telles polémiques et qui nous force à nous rendre compte de ce qui se passe sur la planète et à nous mettre devant nos responsabilités.

Ce livre ne parle que de ça : il nous décrit, en détails comment se passe,  lors d’une excursion avec un navire appartenant à l’ONG Sea Shepherd. Et je pense qu’on a besoin de savoir. On doit connaitre tous les détails, comment ces pauvres animaux sont massacrés sans qu’on en entende vraiment parler.

Voilà ce que j’ai réussi à en dire après plusieurs semaines de réflexions! C’est à dire pas grand chose finalement…
Je pense souvent à ce livre, à ce qu’il raconte d’abominable et à sa conclusion…Je pense qu’une fois lu, on peut difficilement l’oublier. Mais que cela reste tout de même important. J’aurais voulu qu’il soit encore plus mis en avant l’année dernière. C’est dommage.

———————————————–

Ce livre m’a mise mal à l’aise, m’a fait réfléchir, m’a donné honte. C’est un livre à lire, je pense, afin qu’on ne puisse plus dire « ah mais je ne savais pas ça moi« . Afin de forcer les gens à se bouger pour la mer et ses habitants qu’on assassine, quitte au moins à ce qu’ils assument leur indifférence face à tout ce massacre.

Extrait

Je revoyais l’œil dilaté de l’animal pendant qu’un braconnier découpait son aileron. J’avais détourné mon attention, anesthésiant mon regard, filmant presque en aveugle, et c’était le silence de la bête qui m’avait ébranlé. Donner de la voix, piailler, hurler comme le font les singes, c’était le royaume de la terre. Ceux de la mer mourraient sans un bruit. Nous étions là pour crier à leur place.

Publicités