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Titre : Avant d’aller dormir
Auteur : S.J. Watson
Date : 2011
Nombre de pages : 410

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  • L’intrigue

Chaque matin, c’est la même scène qui se joue : Christine, une femme d’une cinquantaine d’années se réveille auprès d’un homme qu’elle ne connait pas. Horrifiée, elle se rend compte qu’elle est vieille et qu’elle ne se souvient pas des dernières décennies.
Tous les matins, l’homme lui explique qu’il est Ben, son époux. Qu’elle a eu un accident qui lui a enlevé toute sa mémoire et que chaque nuit, elle oublie à nouveau tout.

Et tous les matins, un homme, son psychiatre l’appelle pour lui parler du journal qu’elle tient, où elle raconte cette drôle de vie jour après jour. Mais elle sent que quelque chose ne colle pas dans la version de sa vie qu’on lui propose…

  • Ce que j’en ai pensé

Je ne sais plus trop comment j’ai récupéré ce livre dans ma PAL, mais voilà, il y était. J’ai donc décidé de l’en sortir, assez curieuse après avoir lu le résumé qui est plutôt alléchant.
Je n’ai vraiment pas l’habitude des thrillers, je n’aime pas vraiment ça…je n’aime ni l’ambiance, ni les enquêtes ni le gore…donc c’est un genre que je ne connais pas du tout. Et qui ne m’attire pas vraiment d’ailleurs.

Mais comme le résumé m’intriguait vraiment beaucoup, j’ai eu envie de tenter le coup. Et en plus, la couverture est vraiment très belle je trouve.

Ce fut une lecture…sympathique, mais c’est tout. Je la mets donc dans ni agréable ni désagréable. Je l’ai lu assez rapidement parce que je voulais savoir la fin, mais bon…je ne compte pas le garder dans ma bibliothèque. Je vais par contre le faire tourner dans ma famille.

Tout d’abord, j’ai beaucoup aimé que le personnage principal soit une femme dans la force de l’âge…je trouve ça rare dans les romans, les femmes de presque 50 ans, surtout dans le rôle de la narratrice! C’était original et assez agréable je dois dire.

Le roman est construit en trois parties. La première nous présente Christine, au présent, le début de la journée, le fait qu’elle ne se souvienne de rien, sa panique, Ben, son psychiatre…
La deuxième partie est la lecture du journal intime de Christine. Dans la dernière partie, on retourne dans le présent avec la résolution de l’intrigue.

L’intrigue est prenante, sans le moindre doute. On ne peut que plaindre cette femme, s’identifier à elle et vouloir savoir ce qui s’est passée. Comme on avance en même temps qu’elle dans ses souvenirs, on est vraiment impliqué.
En plus, la mémoire est au centre de ce roman. La mémoire détermine qui nous sommes, comment nous sommes. Sans elle, nous pouvons changer du tout au tout je pense. Et dans ce roman, on est obligé, avec Christine de croire ce que les autres protagonistes racontent sans pouvoir savoir si c’est la vérité ou pas. C’était vraiment intéressant à suivre, son raisonnement, ses tâtonnements…

Par contre, ce roman est trop long je trouve. Il y a de sacrées longueurs dans son journal, j’en avais un peu marre à la fin et j’aurais voulu avancer un peu plus.

Le plus grand point négatif est certainement que j’ai deviné assez rapidement ce qui se passait en réalité…ce qui n’est pas génial quand même pour ce genre de romans…peut-être que je me pose trop de questions durant ma lecture et que je ne me laisse pas assez porté, mais rapidement, j’ai compris quel était le problème. J’ai tout de même été curieuse de voir comment l’auteur allait amener le lecteur à la conclusion.

[Attention je dévoile la fin! Donc vraiment ne pas lire si vous voulez garder du suspense!]

Là, où il y a un problème, c’est que je trouve un point essentiel pas crédible du tout : quand « il » se fait passer pour Ben à l’hôpital psychiatrique et qu’il l’emmène. Je trouve ça vraiment peu crédible. Où alors on ne demande même plus de pièce d’identité aux gens et on ne connait pas vraiment ses patients.

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J’ai passé un moment sympathique, mais sans plus…je pense que le thriller n’est tout simplement pas un genre pour moi, je n’y prends pas vraiment de plaisir. Cela reste un roman intéressant, mais je ne compte pas le garder dans ma bibliothèque.

  • Extrait

Christine, nous changeons toujours les faits, nous réécrivons toujours l’histoire pour nous rendre la vie facile, pour la faire coïncider avec la version des événements que nous préférons. Nous le faisons automatiquement. Nous inventons des souvenirs. Sans y penser. Si nous nous répétons suffisamment souvent que quelque chose a eu lieu, nous finissons par le croire , et ensuite nous pouvons nous en souvenir.

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