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Titre : Ainsi puis-je mourir 
Auteure : Viviane Moore
Date : 2012
Nombre de pages : 425

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  • L’intrigue

Gabrielle Dancel vient d’épouser Philip Sedley un mois après leur premier rendez-vous. Ils s’étaient rencontrés lors d’une séance de dédicace pour son premier roman.

Très enthousiaste à l’idée de devenir la châtelaine de ce château qu’elle a admiré durant son enfance, elle se heurte néanmoins à ce nouveau monde plein de codes et de mystères. De plus, elle a du mal à cerner son époux, distant et secret.

Elle décide d’entamer son deuxième roman, en puisant son inspiration directement dans le lieu où elle se trouve, puisqu’elle désire raconter l’histoire de Marguerite de Ravalet qui a vécu dans ce château 400 ans auparavant…Marguerite au destin tragique…

Gabrielle commence alors à vivre entre ces deux époques, le présent et le passé, avec une impression étrange de déjà-vu. L’Histoire est-elle entrain de se répéter?

  • Ce que j’en ai pensé

Et on reprend les bonnes habitudes avec une Lecture Commune en ce début d’année avec ma chère Saleanndre! Voici d’ailleurs le lien vers son article.

Je me souviens avoir été très enthousiaste (voir trop?) après avoir lu la critique de Bénédicte (blog que je ne peux que vous engagez à découvrir) et je ne sais plus trop comment, mais on a donc décidé avec Saleanndre – qui avait aimé l’article aussi- de le lire ensemble.
J’avais très envie d’aimer cette lecture…

Mais parfois, cela ne fonctionne pas…et ce livre, n’a pas fonctionné avec moi, pas vraiment…et c’est vraiment dommage, mais ce n’est pas grave, le faire en LC a été d’autant plus sympathique.

Je l’ai lu très rapidement, mais franchement, il ne restera pas dans ma bibliothèque. Il appartient à la catégorie « ni agréable, ni désagréable ».

On alterne les chapitres entre le présent avec l’adaptation de Gabrielle à sa nouvelle vie et le roman de celle-ci sur Marguerite de Ravalet dans le Moyen-Age.

Avant de lui faire son « procès », je vais parler de tout ce qui m’a plu :

– La couverture est vraiment splendide. C’est mystérieux et très beau, cela donne vraiment envie de s’y plonger!

– Sans aucun doute, on a envie de savoir la suite. On vit à fond l’histoire et on ne veut que tourner et tourner les pages pour savoir ce qui va se passer. J’ai même eu l’impression d’aller trop vite, de ne pas réussir à savourer la lecture, tellement j’avais envie de connaitre la fin.

– Gabrielle est une auteure et suivre tout son processus d’écriture, sa manière de se plonger dans l’époque, son rapport avec les livres, la lecture, l’écriture, ses questionnements…Franchement, ça, c’était top! J’aimais beaucoup ces passages.

– Toute l’histoire de Marguerite m’a enchanté. J’ai adoré me plonger dans ce passé Moyen-ageux, que j’ai trouvé réaliste et plein de détails! J’aime beaucoup en apprendre plus sur le Moyen-Age, donc c’était parfait.
Je connaissais déjà le destin de Marguerite de Ravalet avant de lire ce roman, grâce au superbe recueil de nouvelles de  Blandine Le Callet « Dix rêves de pierre« , qui m’avait donné envie d’en savoir plus. Donc pas de surprise de ce côté là…

J’ai trouvé que Marguerite était un beau personnage, forte et courageuse et j’ai pris plaisir à suivre sa très courte vie. L’amour qu’éprouve ce personnage est « discutable » on va dire, mais ne m’a pas choqué plus que cela, puisque je connaissais déjà l’histoire …On va dire que le consentement des deux joue beaucoup dans mon avis.

Voilà les raisons pourquoi ce roman n’est pas une déception. Mais voici maintenant les raisons qui font que cela ne peut pas être une lecture agréable (et attention, je ne vais pas être gentille!) :

J’ai plusieurs choses à lui reprocher et il s’agit en fait uniquement de l’histoire qui se passe au présent :

– Tout d’abord le début. On m’avait parlé de sa ressemblance avec le roman Rebecca de Daphné du Maurier, roman que j’avais adoré durant mon adolescence.

Je trouve que non seulement, cela fait penser à Rebecca, mais même que cela flirte même sur de la copie et plus seulement de la ressemblance… Une jeune fille très timide et un peu niaise qui doit se faire à un nouvel ordre social, un mariage trèèès rapide, une maison familiale mystérieuse et sombre, une gouvernante étrange, un mari lointain et beau…
Et franchement, cela m’a dérangé. C’était trop. Heureusement que cela a fini par dévier et qu’on a enchaîné avec le récit de Marguerite.

[Attention, je dévoile la fin]

– Ensuite, j’ai eu du mal à trouver l’histoire crédible…Entre les deux époux qui ne se parlent absolument pas, ce mariage tellement rapide, Philip qui finit par délaisser complètement sa femme sans la moindre explication, tout le mystère autour de Terry, Gabrielle qui ne fait RIEN et reste hébétée tout le temps…bref, à un moment donné, j’en avais assez, je n’y croyais absolument plus.
Un exemple : Elle pense que son mari a essayé de la tuer, peut avoir un témoignage valable et a l’arme du crime dans la main? Que faire? Bah…allons prendre le thé et ruminer un peu…

– Et puis cette fin!! Cette fin quoi!

Je crois que finalement, c’est cela qui m’a le plus agacé!!

Tout d’abord, une fois de plus, on retrouve un peu l’intrigue de Rebecca avec Philip qui finalement n’était pas méchant mais juste…étrange-et-peu-communicatif-mais-fou-amoureux, on va dire.

Ensuite, j’ai trouvé que c’était bâclé. En trois pages, hop-hop, retournement de situation, révélations et happy-end. Voilà.
Et je ne parle même pas de la toute dernière scène qui est particulièrement…niaiseuse à souhait…

Je ne voulais pas être aussi dure dans ma critique, mais en me relisant pour adoucir, force est de constater que je pense chaque mot, je me suis contentée d’enlever un peu d’ironie.
De toute manière, il faut de tout pour faire un monde et les coups de cœur des uns sont et seront toujours les déceptions des autres (si-c’est-pas-beau-ce-que-je-dis-franchement…).

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Bref, une lecture pas vraiment extraordinaire, avec de bons cotés mais avec une fin que j’ai trouvé très mauvaise. Ce ne fut donc pas une réussite pour moi. Dommage. Peut-être est-ce que j’en attendais trop?

  • Extrait

Ce que ma grand-mère appelait ma « timidité » n’était peut-être finalement qu’une mauvaise lâcheté. Une faiblesse commune à tant de femmes qui préfèrent leur quiétude aux dangers d’un affrontement.

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